LES FEUX DE LA RAMPE - Page 4

  • HAMLET - WILLIAM SHAKESPEARE - THIERRY DEBROUX THEATRE ROYAL DU PARC

    Amis de l‘émission/ blog " Les Feux de la Rampe",

    bienvenue. Un beau moment avec...

    HAMLET - WILLIAM SHAKESPEARE -

    THIERRY DEBROUX

    THEATRE ROYAL DU PARC

     1.Itsik-Elbaz.jpg

    Certes, ce spectacle est l'un des plus puissants que je connaisse. Sur tous les plans : le texte de Shakespeare,

    la traduction , l'adaptation, l'interprétation , la mise en scène.

    Un superbe travail mené de main de maître par le directeur du Théâtre : Thierrry Debroux.

    A chaque saison il nous fait un cadeau merveilleux dans la présentation d'une oeuvre littéraire de grande puissance.

    Un " HAMLET " que nous aimons, que nous re-découvrons   à chaque fois avec ses multiples adaptations d'une richesse propre à Thierry Debroux.

     

    Thierry Debroux - (assis à son mac) : A l'heure où j'écris ces lignes, je suis plongé dans cette magnifique pièce créée à la fin du XVIème.

    HAMLET ! Quel bonheur de se dire, en se levant le matin : je vais passer toute la journée en compagnie de Shakespeare ! Ce personnage universel se coule avec une incroyable aisance dans chaque époque qui s'en empare.

    Il me semble aujourd'hui que le radicalisme d'Hamlet, formé à la célèbre université de Wittemberg (foyer du protestantisme) résonne particulièrement.

    Intègre jusqu'à l'excès, comme a pu l'être Antigone,

    il est sans pitié pour ses contemporains et particulièrement pour les femmes. Mais il serait vain de figer le personnage dans une couleur unique.

    Hamlet nous échappera toujours et c'est ce qui fait sa force.

    Et Thierry d'ajouter :

    Thierry : Restons curieux et vive le spectacle vivant !

    Pour être vivant, il est diablement vivant ! Et plus encore lorsque Hamlet fait son entrée : ITSIK ELBAZ, l'un de nos plus grands comédiens belges.

    3.Itsik-Elbaz-Fabian-Finkels-Valentin-Vanstechelman-Camille-Pistone.jpg

    Son interprétation est unique, phénoménale, gigantesque.

    Thierry Debroux : Il y a peu de metteurs en scène qui ne rêvent pas de se confronter un jour au chef d'oeuvre de Shakespeare.

    Personnellement , j'attendais avec impatience d'avoir trouvé l'acteur idéal à mes yeux pour prêter son corps , sa voix , ses émotions , sa part d'ombre au passage du Grand Will.

    Et puis soudain , Itsik Elbaz s'imposa comme une évidence. Il y quelque chose d'infiniment mystérieux chez lui et outre son talent immense et la fragilité qu'il dégage sur le plateau, il y cette inquiétude, ce tourment qui semblent l'habiter et qu'il n'est donc plus nécessaire de " jouer ".

    Le mot est exact. Itsik ne joue pas, il est le personnage. Il le vit intensément.

    4.Itsik-Elbaz-Jo-Deseure.jpg

    Personnellement, je l'ai découvert, il y a quelques années , dans la pièce de Romain Gary "La vie devant soi". Il jouait Momo aux côtés de Madame Rosa campée par l'excellente comédienne Janine Godinas.

    Itsik est un pince- sans-rire et faussement flegmatique.-

    On a même écrit que sa force comique était celle des tout grands. C'est bien vrai !

    Itsik est né en 1976, diplômé de l'IAD en 1999 ! Il peut tout jouer, c'est toujours une réussite. Mais cette fois, dans ce rôle d'Hamlet , il est au-dessus de tout et mériterait le prix de l'interprétation...

    Cela dit, les comédiens autour de lui   interprètent leurs rôles

    avec ardeur , vitalité, tonus. Chaque personnage est important et demande une présence scénique d'envergure.

     5.Itsik-Elbaz.jpg

    HAMLET XIEME VERSION

    Comment jouait-on HAMLET du temps de Shakespeare ?

    Le document du Théâtre du Parc, nous renseigne que c'est Richard Burbage , vedette du fameux Théâtre du Globe , fils du fondateur de ce théâtre , qui créa le rôle.

    Intéressant : Cet acteur était excellent, lyrique à souhait et plein de chaleur. Ses rôles l'habitaient tellement que rentré en coulisses, il continuait à incarner son personnage . Ce n'est que peu de temps après, reprenant ses esprits, qu'il redevenait Burbage .

    C'est ainsi qu'un jour , au moment de la scène du cimetière , il versa tant de larmes et fi montre d'un désespoir si sincère face au cercueil d'Ophélie , qu'affolé, un spectateur se mit à hurler " Arrêtez-le ! Il va se tuer."

    Cela n'arrivera pas à Itsik, que l'on se rassure !

    Autre info : Il parait que le premier Hamlet fut un homme gros...

    La pièce a été jouée partout dans le monde, entre autres à Paris par Sarah Bernhardt en 1886...

    A savoir : Que jouait Shakespeare lui-même : Conscient de sa belle stature et de sa superbe voix de basse, il s'était réservé le Spectre, et des témoins ont assuré qu'il y atteignait l'apogée de son art !

     7.Amandine-Jongen-Jonas-Jans-Itsik-Elbaz.jpg

    Itsik a une voix magnifique, puissante, qui est comprise dans toute la salle. On ne perd pas un mot. C'est rare ça !

    Remarquez, il en est de même avec tous les acteurs de ce spectacle. Cela aussi, ce n'est pas commun !

    L'articulation, c'est important !

    Le saviez-nous ? Shakespeare a interprété le rôle du spectre du père dans Hamlet ! Il a joué ce rôle d'Hamlet en 1602 dans une forme de tragédie et imposé une forme neuve et plus libre.

    C'est ce que fait aujourd'hui Itsik!

    2.Itsik Elbaz-Anouchka Vingtier.jpg

    SHAKESPEARE ET HAMLET

    Shakespeare a écrit plusieurs versions sur Hamlet dont la dernière jouée au Théâtre du Globe en 1603, version deux fois plus longues que les précédentes.

    Peut-être est celle que nous avons vue dans nos théâtres au fil du temps ?

    Chaque personnage est important : Gertrude Claudius, Horatio, Polonius , Laërtes...

    On peut évoquer ou imaginer que Hamlet est fou ou résout à feindre la folie, mais feint-il vraiment ? Où es-il réellement fou victime de son propre piège ?

    Jan Kott déclare : " Hamlet imite-t-il la folie ou est-il

    fou ? La mise en cène de Cracovie répond : Hamlet imite la folie , il se camoufle à froid derrière le masque de la folie afin d'accomplir un coup d'état ...

    8.Anouchka-VINGTIER.jpg

    C'est passionnant à suivre!

    On regarde ! On s'étonne ! On rit souvent, très souvent !

    A chacun sa conception, sa vision de la pièce et également   la façon de jouer le personnage.

    9.Itsik-Elbaz-Jo-Deseure-Adrien-Letartre-Serge-Demoulin.jpg

    A travers le temps, HAMLET a été monté et joué de manières différentes.

    Thierry Debroux a sa façon à lui de concevoir la présentation d'une pièce. Il a l'art de la faire vivre avec des moments dramatiques et d'autres franchement drôles. Certaines musiques proches du 20ème siècle...se font entendre.

    Thierry donne une grande valeur aux décors mobiles impressionnants.

    Génial !

    6.Serge-Demoulinj-Christian-Crahay-Jo-Deseure.jpg

    RESUME SUCCINCT DE LA PIECE

    Intéressant avant de vous rendre au Théâtre Royal du Parc :

    "Le roi du Danemark, père d'Hamlet, est mort récemment. Son frère Claudius l'a remplacé comme roi1 et, moins de deux mois après2, a épousé Gertrude, la veuve de son frère3. Le spectre du roi apparaît alors et révèle à son fils qu'il a été assassiné par Claudius. Hamlet doit venger son père et pour mener son projet à bien simule la folie. Mais il semble incapable d'agir, et, devant l'étrangeté de son comportement, l'on en vient à se demander dans quelle mesure il a conservé sa raison. On met cette folie passagère sur le compte de l'amour qu'il porterait à Ophélie, fille de Polonius, chambellan et conseiller du roi. L'étrangeté de son comportement plonge la cour dans la perplexité. Mis en cause à mots couverts par Hamlet, Claudius perçoit le danger et décide de se débarrasser de son fantasque neveu."

    C'est passionnant de suivre cette pièce !

    C'est passionnant de suivre tous les personnages!

    GENERIQUE

    Hamlet : Itzik Elbaz

    Ophélie : Anouchka Vingtier

    Gertrude : Jo Deseure

    Claudius : Serge Demoulin

    Horatio : Fabien Finkels

    Polonius : Christian Crahay

    Laërtes : Adrien Letartre

    Bernaro , fossoyeur, chef de troupe , gentilhomme : Camille Pistone

    Francisco , fossoyeur , prêtres comédien : Valentin Vanstechelman

    Baptiste Denuit, Jonas Jans , Amandine Jongen et Coralie Scauflaire : stagiaires du Conservatoire de Bruxelles

    Adaptation & Mise en scène : THIERRY DEBROUX

     

    Et tous ceux qui travaillent dans l'ombre :

    Assistanat : Catherine Couchard

    Scénographie : Vincent Bresmal

    Assistanat : Alissa Maestracci

    Création et réalisation des costumes : Anne Guilleray

    Réalisation des costumes : Sarah Duvert, Béa Pendesini et Sylvie Gérard

    Peinture du décor : Geneviève Périat et Marine Dubois

    Sculptures : Geneviève Périat

    Vieillissement du spectre : Sophie Carlier

    Réalisation tête du mannequin d'Ophélie : Véronique Lacroix

    Lumières : Laurent Kaye

    Vidéos : Allan Beurs

    Portrait d'Hamlet père : Gaël Maleux

    Chorégraphie des combats : Jacques Cappelle

    Chorégraphie : Grazielle Furtado

    Coach danse : Antoine Guillaume

    Musique des chansons : Pascal Charpentier

    ET ENCORE

    Décor sonore : David Lempereur

    Création des maquillages : Bouzouk

    Maquilleuse : Florence Jasselette

    Stagiaires maquillage : Romane Adam et Cindy Planckart

    Constellations familiales : Karla Rielau

    ET ENFIN

    Direction technique : Gérard Verhulpen

    Régie : David Lempereur

    Régie plateau : Cécile Vanneuwerburgh

    Régie lumières : Noé Francq

    Régie son : Loïc Magotteaux

    Accessoiriste : Zouheir Farroukh

    Habilleuse : Gwendoline Rose

    Menuisiers: Yahia Azzaydi, Patrick Cautaert et Lucas Vandermotten.

    SANS OUBLIER

    Sans oublier William Shakespeare

    A chacun son travail!

    A chacun son rôle!

    A tous : Bravos et Félicitations

    Un spectacle semblable, c'est une véritable industrie !

    Côté Coeur - Côté Jardin , quel bonheur que le Théâtre !

     

    HAMLET (version 2017)

    Jusqu'au 21 octobre 2017

    THEATRE ROYAL DU PARC

    Rue de la Loi , 3 1000 Bruxelles

    Infos Réservations : 02/ 505 30. 30

    MOTS DE LA FIN   'To be or not to be

     
     

    Amis de l'émission/blog " Les Feux de la Rampe" , merci de votre  attention. Ne ratez pas ce spectacle.

    A tout bientôt !

    Roger Simons

    Lien permanent
  • EBATS DE COUPLES - FEYDEAU-COURTELINE - ( LE JARDIN DE MA SOEUR )

    Amis de l'émission/blog " Les Feux de la Rampe " bienvenue au blog  avec deux grands auteurs, à cheval sur deux siècles : le 19ème et le 20ème.

    GEORGES FEYDEAU (1862-1921)

    GEORGES COURTELINE (1858-1929)

    Plus d’un siècle passé, ces deux vaudevillistes remplissent toujours les salles de nos théâtres.

    C’est à nouveau le cas au « Jardin de ma sœur »où se jouent deux pièces en un acte :

    « FEU LA MERE DE MADAME » & «  LES BOULINGRIN »

    Plongeons-nous dans cette époque d’un passé lointain avec

    Albert Préjean (1894-1979), célèbre comédien-chanteur dans la première moitié du 20ème siècle.

     

     EBATS DE COUPLES

    Quatre excellents comédiens jouent ces deux pièces avec brio :

    Delphine Charlier

    Anne Chantraine

    Boris Olivier

    Marc De Roy

    Mise en scène : Delphine Charlier

    Ah ! Le couple quel rêve de bonheur !

    Vivre ensemble côte à côte

    En regardant dans la même direction.

    Pas un nuage à l’horizon...

    Et nous, les femmes, que serions-nous,

    Sans vous, les hommes ?

    Si honnêtes, si respectueux !

    Et pourtant !...Si seulement !...1

    EBATS DE COUPLES(republication)

    Un étrange tableau des relations conjugales et extraconjugales.

    Deux courtes pièces drôles !

    Deux courtes pièces cruelles au possible !

    Baignées dans le vitriol !

     

     FEU LA MERE DE MADAME

    Feydeau renouvelle le genre du vaudeville par une étude plus approfondie des caractères dans une série d’œuvres qui n’ont cessé d’être reprises et des pièces qui font rire de la première réplique jusqu’à la dernière.

    Marcel Achard (auteur de pièces légères et de pièces de boulevard) : Feydeau était un grand comique, le plus grand après Molière.

    Quand on examine ses pièces vaudevillesques, on remarque la progression, la force et la violence des tragédies.

    Elles ont l’inéluctable fatalité.

    Devant les tragédies, on étouffe d’horreur.

    Devant Feydeau, on étouffe de rire !

    Michel Mourre (historien français) : On a pu le comparer sans exagération à certaines pièces de Molière.

    Personne, dans l’époque contemporaine,   n’a eu aussi naturellement et spontanément que Feydeau la vertu comique, mais son originalité est d’avoir réussi à donner, par la truculence bouffonne de la charge , une vérité psychologique , une image suggestive de la vie

    LES BOULINGRIN

    Aucune méchanceté ne se décèle chez Courteline.

    Dans la plupart de ses pièces brèves, l’argument fait la bascule.

    Fort de sa connaissance d’un article du Code, un quidam tyrannise son prochain, mais à la fin, doit rendre les armes parce que le fameux article est susceptible de plusieurs interprétations.

    C’est bien ce qui se passe dans « Les Boulingrin »

    André Gide (écrivain français) : Courteline se laisse trop facilement aller à une truculence facile qu’il prête indifféremment à tous ses personnages.

    Mais sans doute, plus l’humanité qu’il peint est vulgaire, moins il sied que ses représentants soient différenciés.

    Roland Dorgeles (écrivain français) : Alors qu’on est souvent déçu en approchant un écrivain dont l’œuvre vous a conquis, il était impossible de fréquenter Courteline sans l’aimer...

    COURTS RESUMES

    Feu de la mère de Madame : Lucien, rentré tard du bal des Quat’z’Arts, réveille sa femme Yvonne , qui commence à lui faire une scène.

    La tempête passée, un valet de chambre sonne à la porte , au moment où les deux époux se couchent . Le messager est porteur d’une bien terrible nouvelle : la mère de Madame est morte...

    (Suite et fin au Jardin de ma sœur)

    Les Boulingrin : Monsieur Des Rillettes , un pique-assiette, est invité par les Boulingrin prendre le thé. Il pense pouvoir passer d’agréables moments chez eux bien au chaud pendant une bonne partie de l’hiver.

    Mais les Boulingrin sont un couple qui ne peut plus se supporter et ils prennent à témoin leur invité...Et alors..

    (Suite et fin au Jardin de ma soeur)

    Je ne veux pas déflorer complètement ces histoires de couples.

    C’est vivant ! C’est « horrible » ! C’est « affreux » ! C’est à rendre cinglés nos zygomatiques. !

    Deux heures de fou rire continu !

    VOIR LES QUATRE COMEDIENS QUI S’AMUSENT BIEN...

     

    sp-560.jpg

    Anne Chantraine

    Boris Olivier

    Delphine Charlier

    Marc De Roy

    Ils sont tout simplement formidables dans l’interprétation de leurs personnages :

    Delphine Charlier (Madame) et (Madame Boulingrin) ...

    Anne Chantraine (Annette, la bonne du couple ) et Félicie des Boulingrin)...

    Marc De Roy (le mari de Madame) et (Monsieur Destrillettes)

    Boris Olivier (Joseph, le valet de chambre maladroit) et (Mr Boulingrin)

    Ils jouent chacun leurs rôles d’une façon excessive et volontaire, montrant de la sorte comment les comédiens jouaient le vaudeville à l’époque Feydeau/Courteline.

    Ce n’est pas facile de « croquer »  de tels personnages.

    Ils ont réussi !

     ébatquefaireaffiche.jpg

     Delphine Charlier (metteuse en scène) : Nous avons cherché des pièces du répertoire comique, courtes et à la modeste distribution afin de pouvoir proposer le spectacle dans un endroit comme celui d’Arthème Glickman.

    Nous avons voulu porter à la scène ces textes brillants du répertoire comique, des classiques en la matière.

    Epatante, du tonnerre, habile, en lien total avec le théâtre comique du début du XXème siècle !

    EBATS DE COUPLES

     

    Ebatsdecoupleagenda2017a.jpg

    Diable, de fameux ébats ! Des couples qui se déchirent tant et plus dans un spectacle où le rire est omni présent .

    EBATS DE COUPLES /FEYDEAU/COURTELINE

    Jusqu’au 30 /09/17

    LE JARDIN DE MA SŒUR (CAFE-THEATRE)

    A l’angle de la Rue du Quai au Bois à Brûler et de la rue du Grand Hospice- 1000 Bruxelles

    Infos Réservations : 02 217 65 82

    Bon plaisir à Vous.

    Amis de l'émission/blog " Les Feux de la Rampe" mille fois  merci pour votre présence des plus agréable.

    INFO

    Indépendamment des " Feux de la Rampe"  que vous suivez régulièrement et je vous en remercie, premier épisode d'une nouvelle émission  qui va naître  sur le blog ce dimanche 17 septembre 2017:

    ITINERAIRE D'UN SALTIMBANQUE FOU DE THEATRE

    A tout bientôt!

    Roger Simons

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

          

     

     

     

     

     

     

     

     

    Lien permanent
  • NOS FEMMES - ERIC ASSOUS (THEATRE ROYAL DES GALERIES )


    Amis de l'émission/blog " Les Feux de la Rampe", bienvenue à Vous tous, à la découverte d'une pièce intelligente et amusante.

    NOS FEMMES - ERIC ASSOUS (THEATRE ROYAL DES GALERIES)

    L'amitié entre trois hommes...

    Max, Paul et Simon se retrouvent régulièrement pour jouer aux cartes, sans leurs femmes. Aussi différents soient-ils, leur amitié de trente-cinq ans semble inébranlable. Jusqu’à ce qu’un événement bouleversant vienne mettre à l’épreuve cette camaraderie en apparence sans tache et révéler les rancœurs enfouies.

    Nos femmes (6).jpg

    Ces trois hommes mûrs se retrouvent quelques soirs par mois pour deviser ensemble autour d’une partie de cartes. Ils sont rhumatologue, radiologue et gérant de salons de coiffure. Sauf qu’un soir, c’est ce dernier qui, arrivé en retard dans un état second, leur révèle avoir étranglé son épouse…

    ERIC ASSOUS (L'AUTEUR)

    Observateur inlassable des scènes de la vie conjugale, Eric Assous signe avec cette nouvelle pièce " NOS FEMMES ",

    Une comédie sur le couple avec cette différence qu'ici, "il n'y a pas de femme" sur scène mais trois amis confrontés à un terrible dilemme que je ne vais pas vous révéler , je vous en laisse la surprise bien inattendue.

    Comment leur amitié autour des quarante ans va t-elle résister à cette terrible nouvelle ? Fidélité aveugle ou refus d'être complice ?

    C’est précisément à ce point-là que l’écriture d'Eric Assous, la mise en scène d'Alain Lempoel et l’interprétation des trois personnages : Max, Paul et Simon, vont faire basculer la pièce, qui pourrait, après un tel énoncé, prendre la forme d’une tragédie comme d’une comédie.

    Éric Assous s’amuse dans cette situation poussée à l’excès, à savoir l’irruption d’un crime dans le confort apparent de trois existences, à révéler la manière dont chacun est amené à conduire sa vie conjugale. Et, précisément parce que le sujet est grave, profond, que l'auteur conduit sa pièce dans le sens d’une comédie d’une grande intelligence, capable d’osciller entre le burlesque et l’émotion.

    Nos femmes (7).jpg

    INTERVIEW AVEC L'AUTEUR

    - Votre pièce met en scène trois hommes ou plus tôt trois moitiés de couple...

    E.A :   Paradoxalement en effet, la pièce parle des femmes sans qu'on n'en voie jamais aucune.

    Mais pour moi, en terme d'écriture, il y a trois rôles d'hommes et trois rôles de femmes qu'on imagine assez clairement.

    - Votre pièce n'évoque pas seulement les rapports hommes/femmes mais aussi l'amitié?

    E.A: Oui. C'est un thème que j'ai déjà abordé. Dans "Nos femmes" la question de l'amitié est brûlante : est ce qu'on pardonne le meurtre ou est-ce qu'on se désolidarise ?

    INTERVIEW AVEC LE METTEUR EN SCENE ,

    ALAIN LEEMPOEL, EGALEMENT L'UN DES TROIS HOMMES...

    -Quels sont les éléments qui ont éveillé ton intérêt à la lecture de ce texte ?

    A.L : Eric Assous est un auteur que j’ai beaucoup lu ou vu au théâtre, ses pièces m’intéressent, m’amusent ou parfois m’interpellent. Il a beaucoup disserté sur le couple mais cette fois il ne met en scène que des hommes parlant des femmes, j’ai donc été particulièrement intrigué.

    J’ai vu le spectacle à Paris joué par de grosses vedettes (Daniel Auteuil, Richard Berry), il y a eu aussi un film (les mêmes et Thierry Lhermitte), il devait donc avoir de la qualité derrière tout ça, comme ce fut le cas nous voilà donc sur la production belge.

    Ensuite, le prétexte de se retrouver avec des amis en scène a décuplé mon intérêt pour la pièce.

    - On te connaît bien Alain ainsi que tes amis: les deux Bernard. C'est vraiment une pièce de potes...D'où vient votre amitié ?

    A.L : Il est évident que le fait d’être trois potes est un apport énorme pour le spectacle, ne fusse que sur le plan de la complicité et de l’autodérision.

    C’est, au départ, d’une envie que j’avais de jouer avec Bernard Yerlès et de retrouver la complicité avec Bernard Cogniaux que le projet s’est échafaudé.

    Nous sommes effectivement trois potes de (presque toujours) de par notre métier d’abord et aussi par le sport (le football) que nous avons pratiqué tous les trois pendant plus de vingt-cinq ans dans le même club amateur.

    - Comment se fait-il que tu sois comédien et metteur en scène de ce projet ?

    A.L : Il fut décidé, dès le départ, que l’acteur qui interpréterait le rôle de Simon (moins important que les deux autres) serait le metteur en scène car nous n’avions pas envie d’un autre regard sur nous. Nous trouvons que nous avons suffisamment d’autodérision pour nous mettre en boite tout seul.

    C’est Adrian Brine,(grand metteur en scène anglais disparu l’an dernier) qui fit toute sa carrière en Belgique qui m’a appris ceci : « un comédien peut jouer tous les rôles mais pas avec n’importe qui, car tout est question de rapport entre les acteurs. ».

    Nous avons donc commencé par lire la pièce plusieurs fois entre nous, en changeant chaque fois de rôle pour constater quels étaient les meilleurs rapports entre les personnages et nous trois. Le résultat se trouve sur scène.

    - C’est une comédie mais qui aborde quelques réflexions profondes, est-ce ce type de pièce qui te motive ?

    A.L: Le vrai propos de la pièce est l’amitié, et sa remise en question. Jusqu’où peut-on aller pour protéger son pote ? Où s’arrête l’échelle des valeurs humaines sur le sujet ? Est-elle la même pour tous ? Est-on vraiment un ami ? On croit l’être?

    Parfois, on se trompe juste d’amitié. Ces thèmes sont soulevés très habilement par Eric Assous, sous forme d’une comédie franche. Tout en parlant des femmes, ces trois personnages se perdent en conjoncture car leur malaise est criant, leur lâcheté ou leur différend apparait au grand jour.


    NOS FEMMES

    Une comédie jouée par trois merveilleux comédiens que nous voyons souvent dans les théâtres de Bruxelles.

    Nos femmes (17).jpg

     - Alain, que peux-tu dire sur ces trois personnages ?

    A.L : Les trois caractères sont très marqués : l’action se déroule chez Max (Bernard Yerlès), le plus conformiste, il est maniaque, impatient, nostalgique et même un peu psychorigide. Tout doit être fait et pensé à sa façon, comme avant, dans l’ordre et la hiérarchie, leur amitié aussi.

    Paul (Bernard Cogniaux), le moins entreprenant, est pépère, conciliant - plus par paresse que par choix. Il déteste les conflits, il est d’ailleurs très content d’être là, avec ses amis sans se poser la moindre question sur l’état de leur amitié .Et Simon (moi-même) est l’ado attardé, nostalgique absolu de sa jeunesse, pas conformiste pour un sous et même bordélique, il obéit à peu de règles et il pense être, au moins, l’égal de ses amis, en tout cas, il a tout fait pour socialement pour y arriver.

    En fait, ces trois personnages manquent totalement de lucidité et de recul sur eux-mêmes, tout autant que sur leur amitié.

    Quant à leur rapport avec leur femme respective, il est… comment dire ?... Plutôt complexe… je m’arrête là, la pièce vous l’expliquera mieux que moi !

    NOS FEMMES

    Trois grands acteurs . Les réunir dans une pièce telle que "Nos femmes" est une excellente idée

    Ils jouent vrai ! Sans excès inutile !

    Ils sont d'ailleurs applaudis durant le droulement du spectacle, c'est tout dire . Et ils le méritent !

    C'est un régal ! Un divertissement de très bon aloi!

    C'est du vrai théâtre!

    A souligner également le décor vaste , dépouillé, moderne.

    On passe 1h30 de plaisir , de bonheur. Nous nous trouvons avec Max , Paul et Simon comme si nous les connaissions...

    (Eux trois s'adressant aux trois femmes invisibles) : Nous aussi, nous avons le plaisir de nous retrouver tous les trois sur scène dans cette comédie sans nous voir qui parle beaucoup de Vous , mesdames...et de vos maris...

    UN THEATRE D'ANTI-HEROS.

    Gilles Costaz : Eic Assous n'est jamais tout à fait l'auteur qu'on croit car ses pièces sont toujours plus comrplexes , inattendues , souterraines qu'on ne le pense.

    Il parle avant tout du couple mais il n'est en rien un continuateur du vaudeville.

    GENERIQUE

    Bernard Yerlès(Max)

    Bernard Cogniaux ( Paul)

    Alain Leempoel ( Simon)

     

    Mise en scène : Alain Leempoel

    Scénographie : Dimitri Shumelinsky

    Costumes : Jackye Fauconnier.k

    Assistante à la mise en scène : Isabelle Paternotte

    Décor sonore : Laurent Beumier

    Coiffeur : Thierry Pommerell

     Directeur technique : Félicien Van Kriekinge

    Création et régie lumières : Laurent Comiant

    Régie : Guy Mavungu

    Construction du décor : Stéphane Devolder - Philippe Van Nerom-Laurent Notte - Martin De Salle

    Habilleuse : Fabienne Miessen

    (Textes divers publiés dans la collection" Avant scène théâtre" et dans le programme du théâtre )

    Photos des trois personnages publiés dans le programme...

    Hélas , aucune photo des trois femmes...

    Mystère ! Que s'est-il réellement passé ?

    En quoi consiste le drame ?

    En fin de spectacle ...

    Nos femmes (9).jpg

    Et Max(Bernard Yerlès) se retrouve seul en pleine réflexion...

    NOS FEMMES / ERIC ASSOUS

    Jusqu'au 08/10/17

    THEATRE ROYAL DES GALERIES

    Galerie du Roi 32 - 1000 Bruxelles

    Infos Réservations : 02 / 512 04 07

    Ah ! Les amis , c'est quelque chose...

    Bienvenue Georges Brassens


     

    Lien permanent