LES FEUX DE LA RAMPE - Page 3

  • LA PROMESSE DE L'AUBE - ROMAIN GARY - MICHEL KACENELENBOGEN ( THEATRE LE PUBLIC) + JEAN-LOUIS TRINTIGNANT

     Amis de l'émission/blog " Les Feux de la Rampe", bienvenue à Vous pour un spectacle de belle qualité.

     

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     Quelle vie ! Ça commence avec une enfance en Russie, en Pologne puis à Nice, le luxe et la pauvreté connus tour à tour, puis un dur apprentissage d’aviateur, des aventures en France, en Angleterre, en Afrique. Et à chaque instant, il y a l’amour merveilleux et fou de Nina, actrice russe extravagante, à la fois généreuse et ambitieuse, passionnée et idéaliste, courageuse et étourdie, indomptable et légère. Cet amour que Nina porte à son fils, le futur héros de guerre, Consul de France, écrivain énigmatique aux identités multiples, double récipiendaire du Prix Goncourt... le fameux Romain Gary.

    Souvenez-vous de « La vie devant soi », de « Les racines du ciel », de « Clair de femme »... et retrouvez la plume romanesque de son auteur, truffée d’humour et de tendresse.

     

     

    LA PROMESSE DE L'AUBE

    Sous la direction d’Itsik Elbaz, Michel Kacenelenbogen reprend son costume de conteur pour faire vibrer jusqu’au cœur ce chef-d’œuvre, cette magnifique histoire d’amour et de promesses.

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    Mon théâtre est le fruit de mon histoire.

    Comédien, metteur en scène, fondateur et co-directeur avec sa femme du Théâtre Le Public, Michel Kacenelenbogen a choisi de miser sur le divertissement intelligent, avec une diversité dans sa programmation qui interpelle, ouvrant des fenêtres possibles de réflexion sur un monde meilleur.

    Il est à féliciter très largement pour son interprétation : prendre la place de Romain Gary.

    Il entre sur la scène très calmement, regarde tendrement le public. Puis il arpente le plateau et commence à conter la vie de Romain Gary.

    Il est tellement vrai dans sa façon d'exprimer "sa vie" que l'on pourrait imaginer qu'il raconte la sienne.

    Il reste très calme, fait de temps en temps une petite pause.

    Le tout simplement!

    Un tout grand comédien !

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     PROPOS SUR L'AUTEUR

    Romain Gary a puisé dans sa vie le sel de son œuvre. Romançant sa propre histoire et aussi celle de sa mère. une trajectoire errante et bouleversée, aussi insaisissable que lui.

    Changeant de pays, de nom, de métier et de nationalité au fil d’une existence échevelée, il a brouillé les cartes à l’envi. Successivement aviateur durant la guerre, Compagnon de la Libération, diplomate, Consul de France et écrivain. De Wilno à Moscou ou Koursk peut - être, Varsovie, Nice, l’Afrique et l’Orient, en passant par Londres, Sofia, Berne, New-York et Los Angeles, l’Espagne ou la Bolivie, jusqu’à Paris et Roquebrune certainement, chez lui partout et nulle part chez lui.

    Les femmes de la vie de Romain Gary furent quelques-unes depuis son enfance et il les aima absolument, avec passion et douleur comme le fou d’amour qu’il était... et le temps qu’il fallait pour s’en lasser.

     

     Personne comme Gary n’a eu une vie aussi étrange, fascinante et floue à la fois, et personne comme lui n’a su l’embrouiller avec autant de malice et d’intelligence, forgeant ainsi son propre mythe.

    LA PROMESSE DE L' AUBE

    Un roman difficile d'adapter pour la scène , voire le cinéma.

    ITZIK ELBAZ-METTEUR EN SCENE

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    Théâtre Le Public : Adapter «La promesse de l’aube » pour pouvoir le jouer au théâtre, comment l’idée est-elle née ?

    Itsik Elbaz : L’idée est venue de Michel. Nous avions travaillé ensemble sur « La Vie devant soi » auparavant. Michel m’a présenté son envie et m’a convaincu sur les raisons qui le poussaient à vouloir dire ce texte.

    TLP : Quand on est face à un texte pareil, comment s’y prend-t-on ?

    Itzik Elbaz : Simplement, pudiquement et sans vénération. Ce roman, comme Gary lui-même, a la politesse de ne jamais être prétentieux, c’est cette humilité qu’il me fallait honorer.

    TLP : Etre acteur soi-même, est-ce une aide dans pareille entreprise ?

    Itzik Elbaz : Cela m’a aidé lors de l’adaptation à rêver la parole prononcée sur le plateau par l’acteur. Mais dans le travail de mise en scène, il n’y a qu’un acteur et ce n’est pas moi.

    TLP : Se frotter à Gary, l’approcher de la sorte, est- ce impressionnant, stimulant...

    Itzik Elbaz : Cela me fait surtout sourire. Il y a chez lui cette traversée des événements historiques et intimes, tous racontés avec humour ou avec sérieux mais jamais avec gravité.

    TLP : Une fois le texte joué, le rideau retombé, que reste t-il de cette aventure ?

    Itzik Elbaz : Probablement de la joie. La joie d’avoir fréquenté un peu plus cet auteur que j’aime, d’avoir participé à ce projet avec des collaborateurs disponibles, engagés, doués. Une aventure humaine d’où la nostalgie est bannie, le plaisir de construire et de partager cette fable.

    LA PROMESSE DE L'AUBE

    Le travail d'Itzik Elbaz est sa deuxième approche de l'univers de Romain Gary après " La Vie devant soi"

    Il signe ici sa première mise en scène qui se révèle parfaite.

    Le personnage de Gary est interprété magistralement par Michel Kacenelenbogen d'une sobriété totale dans ses mouvements. Il nous raconte. Il nous parle. Il ne fait aucun effet dérisoire, inutile.

    Il ne joue pas le personnage, il le vit !

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     RETOUR DU METTEUR EN SCENE

    Itzik Elbaz : Faut-il s’interdire de désespérer ? À chacun et chacune sa réponse intime et son parcours de vie. Mais que faire quand on n’y arrive pas ? Que faire quand malgré la misère, la pauvreté, le rejet de l’étranger que vous êtes, la guerre et la mort, quand tout vous condamne à rester toute votre vie à la place où vous êtes né, vous ne parvenez pas à désespérer ?

    « La Promesse de l’Aube » est l’histoire de cette incapacité. L’histoire d’un amour si profond, si puissant, si démesuré, si ridiculement énorme d’une mère pour son fils qu’il renverse tout, qu’il change le chemin du destin tout tracé pour sublimer la vie de son enfant ; la sublimer jusqu’à risquer de l’écraser.

    Mais l’amour véritable donne des ailes. Il donne des ailes à l’autre. Il se rappelle à soi, avec intelligence et humour, intensité et finesse, dans une langue généreuse, vive et géniale.

    Cette pièce est d'une beauté tout à fait exceptionnelle!

    Sans réserve !

    Le texte de Romain Gary est  limpide.

    Excellente adaptation du texte de Romain Gary par Itsik Elbaz ainsi que sa mise en scène diaphane.

    Un magnifique travail !

    Le plateau du Public est pratiquement vide. En fond de scène: une immense porte de garage qui s'ouvrira en fin de spectacle et qui nous fera voir une pièce monumentale qui entrait dans la vie de Romain Gary! Devinez laquelle ?

     UN MYSTERE ECLAIRCI

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     Roger Grenier répond à cette question. Il est écrivain, journaliste , homme de radio, résistant, régent du Col!ège de Pataphysique et le plus ancien membre du comité de lecture des Editions Gallimard où Albert Camus l'avait fait entrer.

    Roger Grenier est né en 1919 .il a 97 ans !

    Roger Grenier : Qu’entendez-vous par mystère ? Gary ne donnait pas l’impression d’une personne mystérieuse mais il est vrai qu’il était très contradictoire. C’était quelqu’un qui avait beaucoup de secrets et énormément d’imagination. Il s’est construit une image et se réfugiait derrière elle.

    Gary aimait le mystère mais je crois surtout que son plaisir était de l’entretenir.

    -Pour vous qui l’avez connu, quelle était sa plus belle fragilité ?

    Roger Grenier : Il est difficile de répondre à cette question parce que Gary ne donnait pas l’impression d’être un homme fragile. On a tous en mémoire son apparence dans son blouson de cuir avec son air bravache. Mais il avait des failles, bien sûr, beaucoup.

    Sa plus grande fragilité, on la retrouvait peut-être dans ses réactions et sa souffrance immense dans sa relation à l’autre. Gary se prenait les blessures de ceux qu’il aimait de plein fouet sans pouvoir contrôler sa peine. C’était terriblement frappant dans sa relation à Jean Seberg. Je me souviens à quel point son suicide l’avait anéanti. Alors, sa façade se fissurait et l’homme apparaissait. Il recherchait l’épaule d’un ami pour pleurer. Il avait besoin de parler, de se confier.

    C’est dans ces instants de grandes tristesses, quand il était le plus malheureux, que je devinais sa personnalité profonde.

    - Quelle est d’après vous la particularité de son écriture, ce qui la rend unique ?

    Roger Grenier : Cet auteur à un style, on ne peut pas le nier ! Pourtant, il n’a jamais parfaitement parlé le français. Nous avions des discussions épiques et interminables quand nous travaillions sur ses manuscrits. Je soulignais certaines erreurs et ses tournures de phrases qui ne fonctionnaient pas et il ne voulait rien entendre. Il n’acceptait aucune modification sans explications. Il voulait toujours connaitre le pourquoi des changements que je voulais lui imposer. Pas question pour lui de se contenter d’un « ça ne se dit pas ». Heureusement, il aimait beaucoup ma femme qui était professeure de lettres et qui, elle, était capable de lui énoncer la règle précise. Grâce à elle, il acceptait finalement de corriger avec le sourire.

    Mais sous ses dehors décontractés, Gary était aussi un grand travailleur, un perfectionniste. Il reprenait ses textes jusqu’à en être satisfait.

    LA PROMESSE DE L'AUBE

    Je vous conseille vivement de découvrir ce spectacle, très intéressant dans la découverte d'un personnage tel que Romain Gary.

    GENERIQUE

    Mise en scène et adaptation: Itzik Elbaz

    Assistanat à la mise en scène : Anne Sylvain

    Scénographie et costume : Renata Gorka

    Construction et patines : Vincent Rutten et Christophe Beaugé

    Lumière : Laurent Kaye

    Video : Sébastien Fernandez

    Musique Pascal Charpentier

    Régie : Matthias Polart

    Stagiaire régie : Martin Celis

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     Avec Michel Kacenlenbogen dans le rôle de Romain Gary.

    LA PROMESSE DE L'AUBE

    Jusqu'au 24/06/17

    THEATRE LE PUBLIC

    Rue Braemt 64-70 - 1210 Bruxelles

    Infos Réservations : 0800 944 44

     

     

    Amis de l'émission/blog " Les Feux de la Rampe" , une formidable idée que celle de Michel Kacenelebogen de monter ce spectacle !

    Notre moment de séparation : Demain samedi à 21h sur TV5 : "UN JOUR UN DESTIN" : Un comédien discret , distant, quelque peu timide, avec qui j'ai eu la chance de travailler en lui faisant enregistrer pour la RTBF" Le Petit Prince " de St Exupéry : JEAN-LOUIS TRINTIGNANT.

    Un énorme plaisir que de le revoir en images.

    Ne le ratez pas.

    A tout bientôt !

    Roger Simons

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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  • TOUT FINIRA BIEN (CAFE THEATRE LA SAMARITAINE) +GAINSBOURG/BIRKIN

    Amis  de l'émission/blog " Les Feux de la Rampe,  bienvenue à Vous.

    Si vous lisez ce titre quelque part prenez-en connaissance.

    Il vous renseignera sur un groupe de cinq musiciens fabuleux

    que j'ai applaudi hier soir à la Samaritaine.

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    Dans la lignée de Vian, Norge et autre langue bien pendue, "Tout Finira Bien" décoche des textes caustiques, percutants, surprenants. Fin, puissant, raffiné." 


     Naissance en 2008

    Gilles Bourgain joue, chante, écrit et compose pour du théâtre, de la danse, du slam. En 2008, il décide avec Florent Hubert, compositeur érudit, de monter un répertoire de chansons. Gilles écrit, Florent arrange. Ils proposent alors à Simon Tailleu et Stéphan Caracci, étoiles montantes de la jeune scène de jazz, d’incarner et de tordre leur répertoire original.

    Né en novembre 2008, Tout Finira Bien est déjà programmé en juin 2009 au Festival international Métis de Saint-Denis (France) qui va le révéler

    Le groupe tourne et détourne son répertoire sur les scènes parisiennes et de Bruxelles où vit Gilles Bourgain depuis 2006. Le groupe est renforcé par le son d’un trombone (Sébastien Llado). En 2011, le groupe sort son premier disque, « Mouton Mouillé », qui connaît un certain succès sur les radios ou émissions jazz (France Culture, FIP, La Troisième Oreille...).

    La formation est légèrement retouchée en 2012. Le trombone devient clarinette basse pour mieux se fondre avec les autres bois. Yann Lecollaire (sax ténor) et Jordi Grognard (clarinette/sax), musiciens jazz de la scène bruxelloise, rejoignent l’aventure et le centre de gravité du groupe devient belge.

    Pour les Chineurs

    Dans la lignée de Boris Vian, ce poète-ingénieur décalé interroge son époque à travers les doutes et les sentiments d’un trentenaire en quête d’engagements.

    Les arrangements de Florent Hubert et de Simon Tailleu sont subtils. Les instruments mélodiques acoustiques se frottent et dessinent le relief harmonique. Les chineurs mélomanes aiment la singularité de l’univers musical et poétique de Tout Finira Bien. Certains ont pu y retrouver le Jazz dans le ravin de Serge Gainsbourg, les mélopées de Claude Nougaro, le flottement libre de Dick Annegarn, et même la puissance évocatrice du Pierre et le Loup de Prokofiev.

    VIENS VOIR LES MUSICIENS

     

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     Gilles Bourgain | Chant, Flûte Traversière

    Simon Tailleu | Contrebasse, basse électrique

    Stéphan Caracci | Percussions, Batterie

    Jordi Grognard | Saxophone, Clarinette

    Yann Lecollaire | Clarinette basse

     Quelle poésie merveilleuse à travers tout le spectacle.

    Gilles Bourgain n'est pas seulement un excellent musicien, mais c'est aussi un comédien.

    Il a l'art de chanter ses poèmes.

    On se délecte !

    Ses amis musiciens ont également une présence superbe en accord total avec Gilles, le poète!

    Ses chansons parlent de l'amour avec une volupté troublante même.

    TOUT FINIRA BIEN vient de sortir un nouvel album qui contient quatorze chansons, plus belles les unes que les autres, aux titres évocateurs : "Un cimetière de mots d'amour " ," lâche d'amour", "magnificience","you are my love" , " au-delà des aléas".....

    L'album est illustré de magnifiques dessins originaux signés Olivier Pé.

    Quel plaisir d'écouter les textes chantés par Gilles, sa belle voix, le son des instruments : flûte traversière, contrebasses, clarinettes, percussions.

    Une joie ! Un ravissement !

    Titre de l'album , tout simplement " AU COEUR"

    Bonne route à Vous Cinq !

    A bientôt j'espère !

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     Merci à Huguette Van Dyck , directrice de La Samaritaine , de les avoir engagés pour une soirée qui restera dans nos mémoires.

    TOUT FINIRA BIEN

    Régie et lumières : Lucas Hoyois

     

     

    CAFE THEATRE LA SAMARITAINE

    Rue de la Samaritaine 16 - 1000 Bruxelles

    Infos Réservations 02V / 511 33 95

    Prochain spectacle , ce jeudi : " JULES & JO EN TRIO"

    Présents à la Sama jusqu'au samedi 20/05

    Amis de l'émission/blog " Les Feux de la Rampe", merci de votre attention.

    Notre moment de séparation : Demain vendredi à 20h55 sur France 3 : " GAINSBOURG L'HOMME QUI AIMAIT LES FEMMES "

    A 22h35 , même chaîne " DROLE D'ENDROIT POUR UNE RENCONTRE " avec JANE BIRKIN.

    Vivement demain soir.

    A tout bientôt !

    Roger Simons


     

     

     

     

     

     

     

     

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