Danse

  • LUCIOLA ( FANTASMAGORIES ORGANIQUES)

    LUCIOLA  AUX BRIGITTINES

     

    Luciola part à la recherche du monstre en l’homme en poussant les limites du corps dans ses zones les plus incertaines et fait surgir l’animal là où on l’attend le moins...

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    FANTASMAGORIES ORGANIQUES

    KARINE PONTIES

    Karine Ponties (conceptrice et chorégraphe) : La figure du monstre semble de plus en plus éradiquée de notre  monde civilisé.

    Pourtant l’homme moderne, sous ses apparences lisses, en dissimule de terribles...

     

    La chimère issue des profondeurs de l’imaginaire se nourrit plus d’ombres que de pleine lumière.

    La chorégraphie la traque ici de manière plus crue et radicale pour tenter de déterrer la joie enfouie dans les corps troublés, le rire dans le terrible.

     

    DEPUIS LA  NUIT DES TEMPS...

     

    Karine Ponties :...l’homme rêve de s’inventer un autre corps. Non pas un corps plus beau, plus robuste ou plus efficace mais un corps libéré des contraintes de l’anatomie.

    Ces « fantaisies »se présentent comme un écart à la nature, par déplacement ,  surdéveloppement , addition ou suppression d’organes. 

     

    Comme vous y allez ! Ce n’est pas rien.

    Karine Ponties (souriant): Je sais.  La création d’animaux fabuleux est le fruit d’un mélange inconscient de désirs et d’angoisses.

    Comment se présente alors votre projet ?

    Karine Ponties : Autour de  quatre danseurs, l’enjeu est de créer un « bestiaire fantastique «  et de  « l’organiser en code social d’apparence normale ».

    C’est faire un voyage au coeur du merveilleux parmi les rejetons de la création au centre du chaos originel. C‘est rechercher le rire au milieu du terrible !

     

    J’ai vu le spectacle hier soir. C’est génial ! Et il est vrai que nous nous trouvons dans le fantastique dès le départ : une petite lumière diffusée sur le plateau, nous sommes pratiquement dans le noir. On entend des sons terribles . On aperçoit se balancer  « quelque chose »   sans arriver à le préciser . Est-ce un gros objet ? Est-ce un être vivant ?

    Nous entrons immédiatement dans le mystère, le fantastique  , l’onirique , l’imaginaire !

     

    Karine Ponties : La recherche s’élabore non pas en travaillant sur la difformité du corps mais sur la capacité   de transfigurer celui-ci.

    Dans un premier temps , nous travaillons à l’élaboration d’objets ; plus que des accessoires scéniques ceux-ci sont de véritables partenaires de jeu permettant d’isoler des parties du corps. Le tout basé sur des principes de surexposition, réflexion, prisme , lentille,  loupe.

    Le mouvement isolé d’un membre sans la référence à l’entièreté du corps constitue le départ de notre mise en abîme.

    Explorer à travers le corps du danseur un univers chaotique et primitif, nous éloignant du centre du monde connu pour rencontrer des hybrides.

     

    Je vous communique ces propos de Karine Ponties figurant sur sa note d’intention pour nous permettre à tous d’entrer de plein pied dans  les mouvements et figures de sa chorégraphie des plus passionnantes.

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    FLASH  LUMIERE

    Une lumière surgit autour de boîtes lumineuses sur batteries manipulées par les danseurs.

    Karine Ponties : Chaque membre du corps est mis en exergue par  cette lumière qui dévoile muscles et courbes devenus abstraits par l’absence  de référence au tout de l’anatomie humaine.

    Le travail amorcé dans le solo BRUTALIS est à la base de notre construction.

    Ce type d’objet transfigurant seulement les membres, nous élargissons notre champ de recherche aux loupes , lentilles et prisme pour enrichir nos anormalités.

     

    Nous voguons dans le fantastique avec ces «  monstres aux yeux écarquillés et surdimentionnés qui scrutent et surveillent, gardiens du temps , de l’espace et de la mémoire...

     

    Il est dit quelque part que le visage des assassins reste fixé sur la rétine de leurs victimes...

    A bien observer lorsque je verrai un polar à la télévision !

     

    Karine Ponties nous dit également que cette quête fantasmagorique s’étend en plus aux oreilles, à la chair , au nez , aux poils ...

     

    Karine  Ponties nous plonge dans la réflexologie et les mystères du corps humain. 

     

    Karine Ponties : Le corps est une représentation fortement métissée d’imaginaire.

    Le corps est  « une image » à déconstruire  et à réinventer à partir de   la littérature, la peinture , les arts en général et l’espace social.

    Il est un réservoir d’images anthropologiques, un carrefour où entrent  rêves, fictions, mythes et fantasmes ! 

     

    ENIGME DU CORPS HUMAIN

     

    « Luciola » ou  les incertitudes du corps et le fantasme de s’en offrir un autre !

     

    L’énigme du corps-à-corps est prétexte à jouer, danser , à se réinventer.

     

    Quatre danseurs  formidables  pour nous faire vivre  pendant 65 minutes tout le travail qu’ils ont fait avec  Karine, leur «  maître » à danser :

     

    Ares D’Angelo, formé au kung fu , au théâtre et à la breakdance  avant de travaille rl avec des chorégraphes,

    Vilma Pritrinaite, formée comme danseuse permanente au sein de la  Compagnie Aura en Lituanie.

    Arrivée en France, elle a travaillé dans de nombreuses écoles  et  participé   à des spectacles de danse,

    Shantala Pèpe a commencé sa formation de danseuse au Conservatoire de  Danse d’Avignon où elle a étudié les techniques du ballet, de la danse contemporaine, de la danse Graham et du modern jazz. Elle n’a cessé de donner la pleine mesure de ses talents que ce soit comme danseuse, interprète, directeur artistique adjoint ou chorégraphe,

     

    Eric Domeneghetty  , d’abord marin-pompier et ambulancier, a entamé sa formation de comédien et par la suite de danseur.

    Avec Karine, il travaille autant comme scénographe qu’en tant qu’interprète. Il participe pour Dame de Pic au projet de formation « Danse à l’école » coordonné par le Centre Dramatique de Wallonie pour l’Enfance et la Jeunesse.

     

    Quatre grands artistes qui se  donnent à la Danse avec  un talent immense, un bonheur chaque fois grandissant, une personnalité  propre à chacun.

    Leurs gestuelles, leurs mouvements, leurs rythmes correspondent magnifiquement  au projet de Karine.

    Le public les applaudit chaleureusement et ils le méritent  bien !

     

    LUCIOLA , UN MUST DANS LA DANSE !

     

    Eclairagiste et conseiller artistique : Guillaume Fromentin

    Scénographie : Wilfrid Roche

    Musicien : David Monceau   (musique terrifiante au début pour passer ensuite au jazz)

    Production : France Morin

     

    Inspiratrice, conceptrice, chorégraphe : KARINE PONTIES.

     

    En représentation aux BRIGITTINES jusqu’au 16 mars à 20h30

     

    Petite rue des Brigittines  - 1000  Bruxelles

    Infos Réservation : 02 / 213 86 10

     

    Rencontre avec les artistes à l’issue de la représentation de ce soir, mercredi 13/03.

     

    « L’homme est une chimère comme les autres et la chimère un homme du commun , qui cherche le rire au milieu du terrible. »

     

    Roger Simons

     

     

     

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  • COMPAGNIE THOR / THIERRY SMITS

     

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    LES HALLES  & LE THEATRE ROYAL DE NAMUR

    rue Royale Sainte-Marie  22 a -  1030  Bruxelles
    Infos/Réservation :  02 / 218 21 07

    place du Théâtre   2 - 5000 - Namur
    Infos Réservation  : 081 / 226 026


    Premier spectacle de l’année 2013 avec la Compagnie de danse THOR / THIERRY SMITS.

    Première chorégraphie 2013 : CLEAR TEARS/TROUBLED WATERS


    Une scène noire, des colonnes de lumière entre lesquelles évoluent sept danseurs.

    Le titre  du spectacle : « Clear Tears/Trouble Waters »  où les danseurs évoquent la fin, non pas du monde, mais d’un monde !

    Thierry Smits dédie ce spectacle à la danse pure tout en explorant la mélancolie de notre époque.

    Il nous invite,  comme le fado et la saudade  d’ailleurs, à prendre la tristesse de front , le  chagrin avant d’ouvrir sur de nouvelles raisons d’espérer !

    Plusieurs compositeurs partagent  en live l’ambiance musicale : Steven Brown, Blaine Reininger , Maxime Bodson.

     Thierry Smits, que nous retrouvons toujours avec le même plaisir et le même intérêt,  signe une chorégraphie sophistiquée avec la crise comme toile de fond et montre le regret anticipé de ce qui est en entrain de disparaître , entre tristesse et douceur, espoir et lucidité...


     « Une chorégraphie empreinte de mélancolie pour interroger un monde en crise »

    Du 08/01/13 au 16/01/13 sauf les 13 et 14/01/13 aux Halles de Schaerbeek

    Du 06/02  au  08/02 au Théâtre Royal de Namur

    Qu’on se le dise ! Qu’on l’inscrive dans son agenda nouveau comme le vin qui coule...


    Roger Simons

     

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