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  • L'HOMME DE TERRE ( CAFE THEATRE LA SAMARITAINE)+ SAMBA (extrait)

     


     

     «  Non, les agriculteurs ne sont pas des mecs qui vont se tirer une balle... »

    Oui, il s’agit bien d’agriculteurs dans ce « seul en scène » mais vus, revus, parodiés  croqués  par  cet artiste d’un style tout à fait unique : PIERRE WAYBURN.

     

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    Avec un nom pareil, on peut croire qu’il est anglais ; pas du tout, plutôt bruxellois , je dirais même  liégeois car ce Pierre pas comme les autres , a fait ses études au Conservatoire Royal de Liège, une référence.

    Après son énorme succès de «  Manneke «  et  des «  Pavés du Parvis », cet « homme de terre » a continué à poursuivre l’observation sociétale qu’il fait de ses contemporains.

    Et il y  va  cet homme qui remue la terre des agriculteurs...avec quelle verve, quel bagou, quel humour, quelle volubilité !

    Etonnant !  Il nous régale de ses propos durant une cinquantaine de minutes. Nous régaler oui , mais aussi découvrir ce monde de l’agriculture.

     

     

     

     L’HOMME DE TERRE

     

    Il nous dit avoir pensé à écrire une pièce sur l’agriculture, intrigué par ce métier  exécuté par des hommes vigoureux qui remuent justement cette terre si précieuse.

    Sur ce plateau "poétique" de la Samaritaine, le voilà qui nous raconte des bribes de son aventure « terrestre » ...

     

    Pierre : Une veillée. A l’ancienne. Dans une grange, une fromagerie , en plein champ sous les étoiles, comme on voudra.

    On mange, on boit. Ensemble, il y a des gens d’ici et d’ailleurs. On est une cinquantaine, une centaine allez ...

    On se rencontre. Et un homme...de terre se lève et rend la parole...

     

    Ce texte prend une saveur toute particulière dit, joué  croqué, mimé par Pierre Wayburn, dans un rythme complètement  fou, déluré. Il en sort des choses qui nous font rire mais qui  nous font découvrir  ce monde  de la terre.


     

     «  L’agriculture, c’est la base de la culture «  (Béjart)

     Pierre : J’en ai rencontré  beaucoup d’agriculteurs, notamment ceux qui ont réinventé une agriculture à taille humaine : circuits courts, gîtes , fermes pédagogiques , maraichage. Ceux-là qui ont une vision  résolument positive – tendre parfois, heureuse souvent, de leur métier. 

    Loin d’une vision fantasmée de ces espaces ruraux, ces agriculteurs-là constituent la matière de ma pièce.

     

    HOMME DE TERRE

     

    Dans ce troisième opus, Pierre Wayburn  nous livre avec une certaine malice , avec beaucoup d’humour,  les gestes et la vie de ces agriculteurs , que nous ne connaissons guère - voués à la mue de l’ère moderne.

    C’est à la fois délirant, intéressant, drôle , inimaginable parfois d’entrer  dans ce monde.

    Pierre est tellement vrai, naturel dans son interprétation. Sa gestuelle est  des plus mouvementées, ses mimiques  sont  éclatantes,  ses imitations  impeccables et croquantes.

    C’est une nature « spéciale » ce comédien qui ne joue que ses textes, jamais ceux des autres. Il est malicieux, sensible aussi, amuseur, marrant, d’un entrain débridé. Et comme on dit : il a une bonne bouille.

    Et son spectacle, il peut le jouer partout : sur une grande scène, sur une place publique,  dans un bistro, dans la rue.

     Il n’utilise aucun accessoire, aucun décor, rien. Si tout de même : un spot pour l’éclairer, et une bouteille d’eau.

    Aucun micro, aucun musique, aucune « loque », lui tout simplement, lui seul et le public  heureux de découvrir ce   « personnage » .C’est un vrai personnage !

    Il se raconte avec verve à la  Samaritaine, chez notre amie directrice à tous, Huguette Van Dijck, jusqu’à la fin du mois d’octobre.

     

    « J’aime les paysans,  ils ne sont pas assez savants pour raisonner de travers »  (Montesquieu)

     

     

    L’HOMME DE TERRE / PIERRE WAYBURN

    Régie : Mathieu Robertz

    Jusqu'au 01 novembre

    Rue de la Samaritaine  16 - 1000  Bruxelles

    Infos Réservations : 02 / 511 33 95

     

    Amis du blog , merci   pour votre attention et votre fidélité.

    Demain, il sera question d’un certain embrasement, je ne vous en dit pas davantage.

    Notre moment de séparation : on en parle beaucoup sur toutes les  chaînes de télé. Personnellement, je n’ai pas encore vu le film d’Eric Toledano et Olivier Nakache, avec en tête d’affiche , deux stars : Charlotte Gainsbourg et Omar Sy.

    Syno – juste une phrase :  Ce film retrace les amours d’un sans-papiers sénégalais et d’une cadre supérieure , fêlée par un bur-out.

    Un petit goût d’avant-première pour la découverte.

    Bonne vision et à tout bientôt !

     

     Roger Simons


     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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  • LE GOUT DES MYRTILLES/ THOMAS de THIER/ MICHEL PICCOLI

     

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    MICHEL PICCOLI, LA STAR DE L’OMBRE

     

    Le Studio 4 de Flagey  était comble vendredi dernier , pour  la venue  de l’une des stars les plus discrètes du cinéma français : Michel Piccoli, 89 ans , toujours en pleine forme !

    Venu à Bruxelles à l’occasion de la sortie du film de  Thomas de Thier «  Le Goût des myrtilles »

     

     

    FLASHBACK

     

     

    70 ans de carrière : du séducteur convoqué par Hitchcock, à la vieillesse pleine d’interrogations de Thierry de Thier .

    Son nom a été associé aux plus grands , de Renoir à Bunuel , de Melville à Clément , de Godard à Chabrol , d’ Hitchcock à Skolimovski , de Costa-Gavras à Granier-Deferre , de Malle à Lelouch , de Ferreri à Bellocchio , de Resnais à Sautet , de Varda à  Demy , de Doillon à Lelouch... 

     

    Un grand comédien risque-tout , se lançant dans des rôles anticonformistes...

     

    D’autres noms encore comme Manuel de Oliveira, Rivette...

    Et aujourd’hui : Thomas  de Thiers,  réalisateur belge.

     

    Un palmarès prestigieux ! Une carrière étonnante !

     

    Michel Piccoli : Merci pour tous ces compliments. J’ai fait tellement de théâtre que j’ai mis beaucoup de temps à savoir ce qu’était le cinéma.

     

    C’est pareil pour le théâtre. Michel Piccoli a été mis en scène par   Patrice Chéreau, Luc Bondy , Peter Brook...Mais c’est le cinéma qui a triomphé , qui l’a rendu populaire !

     

    Michel  Piccoli : Je ne me suis jamais vraiment «  fixé », immobilisé, figé dans un certain type de rôles. Cependant, vous l’aurez remarqué,  il y a, dans mon long parcours, une ligne continue.

     

    70 ans de carrière !  Et toujours une star ! Cela s’est confirmé  vendredi dernier.

     

    Michel Piccoli : Cela a toujours été un grand plaisir d’acteur de rendre mes personnages pathétiques, de révéler l’insondable, l’incompréhensible, l’inconnu.

    Bien entendu, il faut beaucoup travailler, répéter, et toujours répéter, faire des gammes si vous voulez et ce  plusieurs fois par jour.

     

    Ce qui est formidable chez Michel Piccoli, c’est le fait qu’il est discret ,  humble , sans prétention aucune , sans vantardise.

    Ses propos sont toujours très sérieux,  ce qui ne l’empêche pas d’avoir beaucoup d’humour.

    Et j’aime autant vous dire qu’il en a eu de l’humour sur la grande scène du Studio 4/ Flagey .

    Quel bonheur pour un comédien de connaître toujours sa gloire du temps passé.  Et c’est très certainement ce qui va encore  arriver avec  son nouveau film.

     

    Un film merveilleux, hors sentiers battus !

    Un film  discret avec une belle histoire simple et remarquablement réalisé par Thierry  de Thier, qui signe ici son second long métrage.

    Un film doté d’une belle poésie, inspiré des estampes japonaises. Un voyage initiatique qui réunit Michel Piccoli avec la comédienne anglaise, Natasha Parry .

     

    Ils avaient tourné ensemble, il y a longtemps  en 1981 dans le film de Jacques Doillon  « La Fille prodigue ». Et aussi au théâtre  dans «  Ta main dans la mienne « »  de Tchekhov mis en scène par Peter Brook , l’époux de Natasha.

     

     

    LE GOUT DES MYRTILLES

     


     

     Syno : Jeanne et Michel , deux octogénaires  qui  ont chacun de leur côté une vie réglée. A partir d’un certain âge les jours se ressemblent. Mais ce 3 août, ils prennent la route pour une destination inconnue.

    La journée  est belle mais l’excursion pourrait bien être sans retour. Sur le bas de la route, ils égarent la clé de la voiture. Alors, sans explication,  ni inquiétude, ils abandonnent l’auto et s’enfoncent dans les bois.

    Au cours d’une halte, Jeanne s’endort. A son réveil, le soleil est bas dans le ciel et son mari a disparu. L’obscurité gagne peu à peu à  la forêt...Qu’est devenu Michel, toujours à la recherche de papillons  qu’il collectionne ?

     

    Le décor «  naturel » est d’une beauté séduisante.

    Je pense que ce film a été tourné en plein cœur de la forêt de Lavaux Sainte-Anne...

    Les images se perdent  comme dans un mirage,   comme dans un rêve ! Avec un ciel opaque, avec un brouillard impénétrable ! Avec la neige qui  laisse vagabonder ses flocons  qui viennent se perdre sur un lac imaginaire ...

     

    Thomas de Thier nous raconte cette superbe aventure  devenue un film mirifique.

     

     

     


     

     

     

    Thomas de Thier a joué très largement sur  la concentration des visages.  Ces gros-plans  sont étincelants. Un peu comme une peinture !

    Natasha Parry et Michel Piccoli sont merveilleux.

    Et dans cette forêt mystérieuse, la voix d’Arno se fait entendre... On rêve quoi ! On est envoûté !

    Courez voir ce film, vous en sortirez ravie , émue , heureuse quelque part...

     

    Du bon cinéma comme on en voudrait plus souvent !

     

    Merci  Thomas, merci Natasha, merci Michel...

     

     

     

    LE GOUT DES MYRTILLES

     

    Un film programmé  au studio 5 de Flagey à partir de ce mercredi   15 octobre  à 20h.

     

    « Le goût des myrtilles », un titre magnifique pour un film !

     

    Amis du blog , j’ai  voulu  consacrer mon «  émission/blog » à Michel Piccoli. J’ai eu  la joie , lorsque j’étais à la RTBF , de  le rencontrer et de l’interviewer plusieurs fois , soit au théâtre ,soit dans les studios ciné, et  toujours,  j’ai passé des moments formidables. C’est avec émotion que je l’ai revu  vendredi dernier.

     

    Michel Piccoli est dans la mémoire de mon disque dur.

    A vous revoir Cher Michel.

     

    Je vous laisse en vous remerciant pour votre attention et votre fidélité , et je vous retrouverai demain avec un Théâtre bien évidemment

     

    Notre  moment de séparation : une magnifique chanson  interprétée par ARNO, non pas extraite du film , mais bien de  l’une de ses albums .

     

    A tout bientôt.

     

     

     

    Roger Simons

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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  • L'ASSAUT DES CIEUX (THEATRE VARIA) + LA BONNE AME DU SE-TCHOUAN + FILMS

     

    Un spectacle quelque peu inattendu.

    Une parabole sur la condition humaine.

    Six danseurs ! Une chanteuse lyrique !

     Ca commence comme un spectacle de cirque avec six danseurs voltigeurs et acrobates. Ils font des gags, des pirouettes. Ils courent de l’un à l’autre. Ils montent avec  dextérité et facilité sur ce mât chinois posé au milieu du plateau qui rejoint presque les cintres. On ne comprend pas très bien  ce qu’ils veulent démontrer.  Nous spectateurs,  craignons  qu’ils ne tombent. Un petit mouvement du pied là-haut, c’est la catastrophe. Puis brusquement, tout change. Et les voici qu’ils se trouvent dans un curieux univers.

     

    L'Assaut des cieux - 02 - Copyright Jean-Luc Tanghe.jpg

     

    L’ASSAUT  DES CIEUX / CLAUDIO BERNARDO

     

    Claudio Bernardo (chorégraphe) Il s’agit d’une parabole sur la condition humaine, sa morosité et son désenchantement. Pourtant les hommes peuvent voler au-delà de leurs craintes et dépasser leurs limites. Ceux-là se lancent avec courage et audace à l’assaut des cieux. Ils cherchent à se mesurer aux Dieux tels des Don Quichotte, des Prométhée ou des Icare. Ils deviennent des figures aussi héroïques que dérisoires qui tentent d’agir sur leur propre destinée.

    Quand les dieux sont partis et que les cieux sont vides, que reste-t-il aux hommes si ce n’est ce rêve obstiné de ne pas se résigner, de vouloir continuer ? Est-il de poésie plus grande que cette quête d’absolu alors même que la fin est inéluctable ?

     

    DE LA DANSE, OUI, MAIS...

     

    Une idée d’une impalpable transparence.

    On regarde, on observe ces six magnifiques danseurs. On est séduit par leurs mouvements.

    On commence à rêver et à imaginer ce qu’ils veulent nous dire.

    C’est très beau  Il s’en dégage une certaine poésie, une exaltation, un lyrisme ! De superbes musiques envahissent le plateau ! Une soprano entre en scène avec délicatesse et nous plonge dans l’émerveillement avec sa  voix de cristal.

    Elle chante Haendel...en contraste total avec  les mouvements des danseurs.

     



     

    L’ASSAUT DES CIEUX

     

    Nous nous trouvons à la croisée des chemins scientifiques, philosophiques  et religieux.

    C’est à la fois une énigme et peut-être une inspiration !

     

    LA PRESSE EN 2009

     

    Jean-Marie Wynants(Journal Le Soir) : C’est une  bande de mecs, t-shirts et barbes fournies, en pleine ascension  , qui débarquent au sous-sol de la Machine à eau.. On retrouve dans leurs attitudes,  leurs jeux de gamins , leurs affrontements. On frémit à les voir au sommet du mât chinois, on rit à leurs jeux joyeux, on tremble à leurs chutes brutales.

     

    C’est bien ce que j’ai ressenti hier soir en voyant le spectacle.

    Ces six danseurs ont un talent énorme.

     

     

    L'Assaut des cieux - La ronde - 2 - Copyright Jarbas Oliveira.JPG

    Claudio Bernardo (chorégraphe) : Le spectacle est conçu en deux parties. La première est tout  à la fois ludique,  narrative et drôle. Elle traite de l’envol dans le sens basique du terme.

    La deuxième partie bascule dans l’intériorité. Il n’est plus question de voler, mais plutôt de s’enterrer pour pouvoir voler. C’est une plongée dans la quête réelle de l’absolu qui mène à la mort elle-même.

     

     

     

    Claudio Bernardo: Ce n’est pas une pièce morose, elle est teintée d’humour. J’ai voulu montrer à travers  leurs corps le côté extrême du dépassement de soi, de la mise en danger.

     

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    L’ASSAUT DES CIEUX / CLAUDIO BERNARDO

     

    Les danseurs-acrobates :

     Steven Berg, Vincent Clavaguera, Diogo Dolabella, Benoît Finaut, Ricardo Paz, Ondrej Vidlar.

    Scénographie : Vincent Lemaire

    Assistant à la scénographie : Aline Breucker

    Conception lumière : Marco Forcella

    Direction technique : Michel Delvigne

    Assistanat à la chorégraphie : Adva Zakai

    Concept et chorégraphie : Claudio Bernardo

    Musique originale : Yves de Mey

    Musiques : Georg Friedrich Haendel ,  Henry Purcell , Jim  Morrison

    Chant et conseil musical : Elise Gäbele

    Enregistrement musical : Ensemble Musiques Nouvelles (Quatuor Tana) , Antoine Maisonhaute, Nicolas Draps (violons) , Romain Montfort (alto) ; Jeanne Maisonhaute (violoncelle)

    Production et administration : Nathalie Kamoun.

    Diffusion : Léonore Guy.

    (copyright : Jarbas Oliveira)


     

    THEATRE GRAND VARIA

    Jusqu’au  11/10/2014

    Rue du Sceptre  78  - 1050  Bruxelles

    Infos Réservations : 02 / 640 35 50

    Les musiques du spectacle, comme je vous l’ai précisé : Haendel et Purcell  sont chantées  merveilleusement par Elise Gabele.

     Dans les extraits que vous venez d’entendre, ce n’est pas Elise Gabele qui chante , hélas ! Mais je veux vous la faire entendre, une voix magnifique. La voici avec Dominique  Corbiau dans une œuvre de Monteverdi.

     

     

    INFO  DE L’URGENCE- INFO DE L'URGENCE - INFO DE L'URGENCE...

    Un autre lieu ! Un autre mât chinois, celui des "Baladins du Miroir" en représentation  à Blocry  ,Chapiteau Parking Baudouin 1er ,  demain lundi dernière. A ne pas rater...

     

    LA BONNE AME DU SE-TCHOUAN 

     

    Je vous ai présenté ce grand spectacle l’année dernière lors du Festival Royal du Théâtre  Spa 2014.Voici un copié - collé de ma chronique de l’époque.

     Argument : En Chine, trois dieux cherchent désespérément à faire l’inventaire des «  bonnes âmes ». Ils errent lamentablement dans la province du Sé-Tchouan, éreintés par leur quête stérile, résignés à l’idée qu’une seule bonne âme suffirait à justifier leur mission divine...

    Quand ils arrivent enfin dans la capitale de la province, couverts de poussière et cherchant un toit pour la nuit,  ils sont reconnus et guidés par Wang, le porteur d’eau, un homme simple et très pauvre.

    Devant l’indifférence  générale, ils en sont réduits à accepter l’hospitalité de Shen-Té , une prostituée.

    Persuadés d’avoir enfin trouvé leur bonne âme, ils partent en lui laissant une petite somme qui lui permet de racheter un débit de tabac et en lui recommandant de continuer à faire le bien...

     

    A SUIVRE ...

     

    Un texte de Bertold Brecht traduit et adapté en français par Marie-Paule Ramo et Dorothée Decoene.

    Mise en scène : Gaspar Leclère et François Houart.

    C’est une fable épique du merveilleux.

    C’est une comédie avec des personnages  burlesques.

    Onze comédiens, rôdés à ce genre  de théâtre,  se dépensent sans compter pour nous proposer des personnages  étranges, burlesques, délurés,  grandguignolesques,  amusants, émouvants...

    Onze comédiens pour une trentaine de rôles.

    Ils méritent toutes nos félicitations car ils font preuve d’une folle énergie pour  arriver à assumer les mille choses à faire : s’occuper des décors, des objets,  changer  de vêtements, passer d’une planche lourde à porter  et enchaîner  avec l’accordéon et une variété de mouvements à travers la piste.

    C’est une véritable chorégraphie !

    Un rythme  incroyable durant les trois heures de la représentation.

    Ils jouent la comédie, changent  de personnages  à tout instant  et à toute allure, et ils chantent aussi.

    En un mot, ils font tout et tout ces onze comédiens-là ! Ainsi que deux jeunes enfants : une petite fille  basanée, adorable et un  petit garçon très sûr de lui dans le moindre de ses mouvements.

    Deux  grosses séquences : le mariage , totalement endiablé, mouvementé, et la deuxième en fin de spectacle : le tribunal où l’on retrouve tous les acteurs ainsi qu’une vingtaine de grandes marionnettes ( moins grandes que celles de Toone) qui représentent le  peuple à  une séance publique. Génial ! Et quelle poésie !

    C’est rare  d’avoir l’occasion de voir un spectacle semblable.  Mais c’est chose faite grâce à  la Compagnie  des Baladins du Miroir.

    Infos Réservations :  Théâtre Jean Vilar :  0800 / 25 325

     

    LE SPECTACLE DE CE DIMANCHE TOUCHE A SA FIN...

     

    Amis du blog , merci sincèrement pour votre attention  et votre fidélité.

    Je vous retrouve tout bientôt.

    Notre moment de séparation :  la télévision-cinéma avec deux films ce soir :  à 20h45 sur Arte , le chef d’oeuvre de la comédie musicale : « CHANTONS SOUS LA PLUIE » 1952 avec l’extraordinaire et sympathique  Gene Kelly et  le joyeux Donald O’Connor.

     

     

     

     

     Et , pour ceux qui ne sont pas couchés , sur France 3 à Oh10, le grand film de Victor Fleming – 1941 – en version originale sous-titrée : DOCTEUR JEKYLL ET MISTER HYDE. Aussi un chef d’œuvre, interprété par  énormes stars du cinéma américain des années 40/50 :  Ingrid Bergman, Lana Turner et Spencer Tracy.

    Un savant respectable et philanthrope teste sur lui-même une potion de son invention et se transforme en un monstre criminel , hideux et brutal. J’en frémis déjà. Bonne nuit à Vous, remplie de fantômes...!

     

    Roger Simons

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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