• LES ENFANTS DU SOLEIL- MAXIM GORKI- CHRISTOPHE SERMET -

    THEATRES LE RIDEAU@THEATRE DES MARTYRS

    Amis de l'émission/blog" Les Feux de la Rampe", bienvenue à Vous.

    LES ENFANTS DU SOLEIL

    Ce spectacle est un accueil du Théâtre des Martyrs avec le Théâtre du Rideau, ce dernier étant en reconstruction pour un long moment. Merci au Martyrs !

     

    LES ENFANTS DU SOLEIL

    Adaptation et mise en scène : Christophe Sermet.

    Après Vania ! (Prix de la Critique 2015 Meilleur spectacle), Christophe Sermet pousse plus loin son ex- ploration énergique du répertoire russe. De Tchekhov à Gorki, il complète un diptyque qui progresse d’un théâtre de l’intime vers un grand jeu de société intranquille et bouillonnant.

    SYNOPSIS

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    Dans une vaste maison en ville, des hommes et femmes, entrent et sortent continuellement, se cherchent, pour se déclarer leur amour ou se quereller. Une fois, ils imaginent un monde meilleur peuplé d’êtres humains à leur image : solaires, forts et pleins d’idéaux. Ils ne s’aperçoivent pas que dehors tout est chamboulé à cause d’une épidémie. Mais aussi parce que quelque chose de plus fort que tout est en marche. La révolution ?

    MAXIME GORKI

    Un écrivain russe né en 1868 et mort en 1936 à Mos-cou. Considéré comme l'un des fondateurs du réalisme socialiste en littérature d'un homme engagé politiquement et intellectuellement aux côtés des révolutionnaires bolcheviks. Enfant pauvre, autodidacte, il devient un écrivain célèbre dès ses débuts littéraires. Auteur de nouvelles pittoresques mettant en scène les misérables de Russie profonde.

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     EXTRAIT

    "Quand j'entends quelque chose de grossier , de violent, quand je vois du rouge , je sens dans le coeur une angoisse panique, et je vois tout de suite se dresser devant mes yeux cette foule noire , bestiale, ces figures sanglantes , les flaques de ce sang rouge et chaud sur le sable..".

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     LES ENFANTS DU SOLEIL

    Une mise en scène d'un ton neuf et d'une grande modernité !

    Une interprétation vivante , rapide, échauffourée !

    TCHEKHOV/GORKI-DIPTYQUE

    Christophe Sermet ( metteur en scène): Il s'agit pour la Compagnie du Vendredi et moi d'une suite logique, après la création de Vania ! d'après Anton Tchekhov. Ce projet Gorki, après Tchekhov, permet de pousser plus loin notre aventure dans le théâtre russe du tournant des 19e / 20e siècles. Nous envisageons les deux spectacles comme un diptyque, en nous servant de l'expérience du premier pour progresser logiquement d'une théâtralité de l'intime vers un théâtre plus politique. Gorki fait forcément penser à Tchekhov mais, bien qu'ils furent amis, les deux hommes ne se ressemblaient guère. Là où Tchekhov reniait tout engagement politique - se contentant d'être un humaniste irréductible et engagé - Gorki épousa les idées révolutionnaires. Il dépeindra sans relâche cette bourgeoisie sourde au monde dont elle est coupée et aveugle aux souffrances du peuple qu'elle domine, cela dans le but de la sensibiliser aux idées révolutionnaires. Sa réalité sociale est plus âpre, les rapports de classes sont tranchés. Contrairement à Tchekhov qui pose de plus haut son regard d'entomologiste sur de petits échantillons d'humains, Gorki se place à hauteur d'homme, retrousse les manches et se jette dans la mêlée. Écrivain physique, il va au contact et ne craint pas les coups.

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     EXTRAIT- INTERVIEW (Cédric Juliens/Christophe Sermet)

    C.J : En 2014, puis cette saison en reprise, tu as présenté Vania ! d’après Tchekhov. À nouveau, tu te frottes à un univers et une écriture russes du début du XXe siècle. Mais cette fois, tu abordes différemment l’œuvre ....

    C.S : – Ce n’est pas le même travail d’adaptation qu’avec Vania !, où j’étais très respectueux de l’écriture. Ici, on s’empare d’un matériau que l’on manipule à la manière d’une expérimentation. C’est une pièce foisonnante. Gorki l’a écrite après une longue maturation, mais seulement en une semaine, après avoir été incarcéré à la forteresse des tsaristes pour avoir participé à un mouvement de foule de la Révolution de 1905. Il subsiste donc dans ce texte une urgence, qui, par ailleurs, a un côté politico-scientifique.

    CJ. – Cette pièce est marquée par un certain ton, par une rapidité des dialogues. -

    C.S Ce qui est frappant, c’est la franchise : tout se dit. C’est un laboratoire de vérité. Les personnages ne calculent rien. Ce qui crée des réactions en chaine à l’envers. Normalement, la comédie fonctionne sur la dissimulation. Ici, on s’avoue tout, et c’est jubilatoire. Au milieu de ce joyeux bordel, certains vivent la chance de l’insouciance. On peut faire un rapport avec les années ‘70. Peut-être que ces personnages fabriqueraient en laboratoire une sorte de pilule du bonheur. Cela pourrait être du LSD, qu’ils testent sur eux-mêmes. Les domestiques, eux, n’ont pas ce privilèg

    CJ On vient à la mise en scène proprement dite. Qu’est-ce qui se dégage de ton travail actuellement ?

    CS -reste dans des dispositifs simples, relativement épurés et élémentaires. Les dialogues des "Enfants du soleil" sont devenus concrets dès que j’ai commencé à les imaginer à une table de cuisine. Je n’arrivais pas à concevoir qu’on échafaude des utopies - que les personnages refassent le monde - perdus dans un espace mental abstrait. Avec Simon Siegmann, qui avait déjà signé Vania !, on était partis au départ sur un projet de scénographie d’un intérieur très réaliste. On a ensuite allégé, épuré, pour davantage évoquer que figurer. Reste une très longue table, lieu concret de débat et d’activités sociales ou culinaires, table de cuisine dilatée, agrandie, comme sous une loupe. C’est le lieu de toutes les expériences... l’endroit où l’on dissèque l’avenir, où on le cuisine, le triture...

    CJ: Et pourtant, aucune idée n’arrive à être développée...

    CS – Dans ce lieu, il y a toujours quelque chose qui fait irruption de l’extérieur et qui bouscule toute métaphysique. Ce dont ils parlent est fondamental d’un point de vue politique mais, contrairement à Ibsen, qui est beaucoup plus sérieux, la dérision est toujours au tournant. Quand ça devient trop grave, Gorki enclenche un mécanisme comique.

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    CJ. – On dirait que les personnages se débattent dans une hystérie du désespoir...

    CS. – Leurs prétendues engueulades sont une forme d’hystérie, oui, ou plutôt d’enthousiasme effréné.... Il y a une fièvre inhérente à la situation. Ici, on ne discute pas dans un salon pour se battre contre l’ennui. On vise plus haut, plus loin, trop loin... Dans la cuisine - laboratoire, le moteur tourne à plein régime, mais personne ne sait pour aller où ! Cela ne semble pas grave, pourvu qu’on agite le cocotier, par curiosité de voir ce qui pourrait en tomber. Et par pulsion sentimentale, évidemment. Ces six personnages en quête de sens sont tous profondément sentimentaux. Comme dans les films d’Almodovar. Le groupe est mû par une forte pulsion de vie, qui génère une espèce d’accumulation d’idées dans une cacophonie organisée. Tout cela est très vivant, jusqu’au moment où l’on se dit que ça pourrait se terminer en eau de boudin. Comme toute révolution... Il y aura un mort d’ailleurs. Un des six restera sur le carreau.

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    CJ. – Je remarque que, depuis plusieurs spectacles, tu aimes travailler le groupe, la famille. C’est une volonté d’engager beaucoup de comédiens ? Et souvent les mêmes

    CS- J ’aime du monde sur le plateau même si c’est difficile de faire répéter dix acteurs ensemble. C’est une autre énergie.

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    Dix personnes en répétition, ça démultiplie les points de vue. Il y a plus de diversité. La distribution n’est pas homogène, il y a des jeunes, des expérimentés. Ça me stimule. Par ailleurs, je trouve important de pouvoir jouer un conflit en groupe devant des spectateurs, un autre groupe. C’est salutaire et réconfortant. Je le fais travailler dans un espace assez réduit, comme poussé vers les spectateurs. J’aime beaucoup l’idée d’avoir, aujourd’hui, beaucoup de monde sur un plateau de théâtre, dans un espace, beaucoup de monde sur un plateau de théâtre, dans un espace...

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    LES ENFANTS DU SOLEIL

    Extrait

    "La chimie , la chimie ! C'est une science stupéfiante , vous savez ! Extraordinaire ! Une sorte d'oeil qui voit tout, son regard perçant descente et audacieux pénètre aussi bien la masse incandescente du soleil que les ténèbres de l'écorce terrestre , les particules invisibles de votre coeur , ou les mystères de la structure des pierres et ou encore , la vie silencieuse de l'arbre.

    Partout elle décèle l'harmonie. Elle cherche obstinément l'origine de la vie."

     

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    Les personnages entrent et sortent, s'expliquent bruyamment, vivent l'amour . C'est plutôt confus mais les acteurs nous accrochent tous au passage.

    Une vie intense, extrême, violente !

    On oublie que ce sont des comédiens.

    On vit leurs vies, leurs propos.

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    La pièce dure 2h15 sans la moindre respiration ,sans la moindre fatigue .Nous sommes passionnés par leurs propos et la façon de les dévoiler.

    Une pièce très moderne qui fait état d'une évolution progressive dans le domaine théâtral.

    EXTRAIT

    "Tout vit , la vie est partout. Et partout il y a des mystères. Approcher les merveilles et les profondes énigmes de l'existence, déployer toute l'énergie intellectuelle dont on est capable pour les résoudre - voilà ce que c'est vraiment que la vie humaine."

    RENDEZ-VOUS AVEC LES COMEDIENS

    Bord de scène le mardi 9 mai après le spectacle, organisé par le Théâtre des Martyrs et le Rideau de Bruxelles. Rencontre avec l'équipe du spectacle et un invité témoin, animée par Cédric Juliens, professeur de dramaturgie.

    GENERIQUE

    Avec

    Claire Bodson Marie Bos Iacopo Bruno Vanessa Compagnucci Gwendoline Gauthier Francesco Italiano Philippe Jeusette Gaetan Lejeune Yannick Renier Consolate Sipérius

    Texte français et adaptation Natacha Belova et Christophe Sermet / Scénographie et lumières Simon Siegmann / Création sonore et musique Maxime Bodson / Création vidéo et régie générale Stefano Serra / Costumes Brandy Alexander / Assistante à la mise en scène Nelly Framinet / Régie son Eric Ronsse / Régie Lumière Gauthier Minne / Régie plateau Stanislas Drouart / Régie vidéo Nicolas Stroïnovsky Habilleuse Nina Juncker / Construction décor et mobilier Olivier Waterkeyn, Alain-Max La Roche, Fred Op De Beek assisté de Pierre Ottinger / Direction technique Thomas Vanneste.

    Production Rideau de Bruxelles / Compagnie du Vendredi – Christophe Sermet. En partenariat avec le Théâtre des Martyrs et la Maison de la Culture de Tournai. Avec l’aide du Ministère de la Fédération Wallonie-Bruxelles – Service du Théâtre – CAPT. Avec le soutien de la COCOF – Fonds d’acteur et du Centre des Arts scéniques.

    Le spectacle comporte des extraits de l’œuvre Les Bonnes de Jean Genet © Editions Gallimard ainsi que des extraits du scénario de cinéma "La Cérémonie", scénario de Claude Chabrol et Caroline Eliacheff © Presses Électroniques de France - L'Avant-Scène Cinéma, 2013.

    INFO : Le spectacle LES ENFANTS DU SOLEIL est une production du Rideau de Bruxelles et de la Compagnie du Vendredi (compagnie de Christophe Sermet) en partenariat avec les Martyrs.

    Le spectacle se joue au Théâtre des Martyrs. Le Rideau joue, en effet, tous ses spectacles HORS LES MURS durant les travaux de rénovation de sa maison de théâtre rue Goffart. Ce sera encore le cas durant toute la saison 17-18.

    DECLARATION

    GORKI est complexe et surprenant , à la fois enthousiasmant et décevant...Comme ses personnages !

    "LA PEUR DE LA MORT...VOILÀ LA SEULE CHOSE QUI EMPÊCHE LES GENS D'ETRE AUDACIEUX, BEAUX ET LIBRES. MAIS NOUS , LES ENFANTS DU ,NOUS VAINCRONS CETTE PEUR OBSCURE"

    LES ENFANTS DU SOLEIL-MAXIME GORKI

    COMEDIE BOURGEOISE

    Christophe Sermet : Cette étrange comédie de 1905 n'a jamais été jouée en Belgique francophone alors qu'elle est régulièrement partout dans le monde. Cette pièce est donc une première création belge.

     LES ENFANTS DU SOLEIL

    Jusqu'au 20.05.17

    LE RIDEAU @ THEATRE DES MARTYRS

    Place des Martyrs   22 - 1000 Bruxelles

    Infos Réservation :02 / 737 16 01

    Amis de l'émission/blog " Les Feux de la Rampe ", croyez-moi, vous passerez un bon moment auprès  de ces enfants du soleil...

    Notre moment de séparation : Ce soir à 20h55 SUR ARTE : "French Cancan", le célèbre film de Jean Renoir, avec Jean Gabin, Maria Félix et Françoise Arnoul.

    A 22h35,  sur la même chaîne , un documentaire sur cet illustre réalisateur que fut Jean Renoir. Passionnant !

    Bonne soirée  et à tout bientôt!

    Roger Simons

     

     

     

     

     

     

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  • POP CORN - PIETRO PIZZUTI - (THEATRE LE PUBLIC)

     

    POP CORN

    Un projet inattendu ! Un projet qui tient debout ! Un projet devenu réussite ! Un Théâtre d’aujourd’hui !

    Un auteur ( aussi comédien) que nous aimons beaucoup : Pietro Pizzuti.

    Quatre femmes : deux comédiennes : Anne Beaupain et Laurence d’Amélio ainsi qu’une metteuse en scène : Daphné D’Heur et une lectrice privilégiée : Daniela Bisconti.

     

     

     Premier mouvement :

     

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     Mart0, sexy-clown plébiscitée  explose l’audimat. Elle est la présentatrice vedette de « Pop Corn , le show qui saute qui peut » Le show télévisé le plus politiquement incorrect de la décennie.

    Les règles du jeu sont claires : MartO y reçoit les politiciens et les personnalités les plus en vue , les asperge de questions-pièges et d’insinuations fumeuses comme huile bouillante , puis elle  se délecte à les voir sauter à qui mieux-mieux  dans la poêle chauffée à blanc de son plateau télévisé.

    Résultat : deux heures de délire irrésistible. C’est qu’elle est drôle, belle, sexy en diable, une véritable clown avec des chaussures en bois aux  hauts talons ,  une large jupette que l’on a envie de lui retirer...

     

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     MartO est imparable : son sex-appeal et son  professionnalisme la mettent à l’abri de tout.

    Sa direction la couvre...jusqu’au jour où une décision « d’en haut » la suspend de ses fonctions.

    Serions-nous dans les mailles de la RTBF ou  de RTL ?

    Le soir même  elle frappe au bureau de l’Administratrice Générale de la chaine : Maude Brassin, son ex-compagne  ...

    Et le drame commence à cet instant  crucial ! Que va-t-elle devenir ?

     POP CORN  une fable sur les coulisses de la télévision...Oui d’accord mais c’est aussi une fable humaniste !

    POP CORN, c’est une œuvre en deux mouvements pour deux actrices, écrits sur mesure pour les comédiennes au super talent : Anne Beaupain et Laurence d’Amélio.

     

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     POP CORN n’oublie pas de rendre hommages aux deux femmes qui ont inspiré  Pietro Pizzuti ...l’auteur mais aussi metteur en scène et comédien, né à Rome en 1958 ; on ne présente plus Pietro Pizzuti, tout le monde le connaît et l’on a encore vu, il y a quelques mois au  Théâtre des Martyrs dans « Le Roi se meurt »...

     ...on n’oublie pas ces deux femmes en question : Sabina Guzzanti et Ann Politkovskïa.

    Daphné D’Heur (jeune metteuse en scène, prometteuse) : Le théâtre de Pietro Pizzuti ne s’embarrasse pas de fioritures, il va droit au but, droit aux mots, il parle aux tripes et à l’âme , il ne fait pas le poli. Il s’insinue dans les failles et fait craquer le vernis peu reluisant des existences gonflées par l’orgueil et la volonté de pouvoir.

    SUITE DE LA PIECE...

     ...toujours au premier mouvement...

     la guerre est déclarée entre les deux femmes (qui ont connu l’amour toutes deux).

    Nous sommes dans le bureau de Maude  moderne, glacé, glacial.

     

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     Daphné D’Heur : MartO porte haut les couleurs de son credo qu’elle voudrait voir éclabousser les murs comme pour réveiller sa compagne de bataille ankylosée par la peur et le confort. Le combat prendra fin lorsque MartO écœurée fermera pour jamais la porte du bureau.

    Et le second mouvement est doux...

    Daphné, s’il vous plait, ne racontez pas le second mouvement.  Aux spectateurs à le découvrir lorsqu’ils viendront voir la pièce aux Riches Claires. C’est  inattendu !

    Daphné D’Heur : C’est beau et triste en même temps.

    Oui. Il s’y passe beaucoup de choses.  Et  MartO, l’ex sexy-clown  est déchaînée...

    De bons moments de théâtre  interprétés  par Laurence d’Amélio, fabuleuse comédienne d’aujourd’hui ! Inouïe !  Surprenante !

    Et soudainement, on est surpris  d’entendre un extrait  de l’opéra de Verdi : «  La Traviata » chanté par  Anna Netrebko...mimé par MartO

    Et que se passe-t-il sur la scène ?

     Daphné D’Heur (metteuse en scène) : Vous connaissez bien le théâtre de Pietro Pizzuti. C’est celui d’un acteur pour des acteurs.

    L’auteur sait que les mots ont une matière, un goût et une odeur et peuvent tout.

    Pas de place pour des effets de mise en scène.

    Mon travail a été de mener les deux actrices dans un théâtre débarrassé de ses ornements, pour que résonne comme une musique des sphères les mots si puissants de Pietro...

     POP CORN

     

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     Une pièce, pas comme les autres.

     On sent la plume de Pietro Pizzuti.

    Son écriture est foisonnante.

    Prouesse et performance des deux comédiennes !

    Mise en scène remuante de Daphné D’Heur qui fait vivre  les deux personnages dans un  jeu naturel et une gestuelle chorégraphiée.

    Question : Où est passée Maude Brassin ?

    Réponse : Une trouvaille des plus inattendue. A vous d’en juger !

    POP CORN / PIETRO PIZZUTI

    Assistante à la mise en scène : Boris Olivier

    Travail du clown : Christophe Herrada

    Scénographie : Maud Grommen

    Création lumière : Jérôme Dejean

    Coiffure t couture : Sarah Penninckx et Chloé Dilasser

    Production : Compagnie du Simorgh

    Photos : Simon Paco

    POP CORN

    Jusqu’au  03/06/17

    Avec Anne Beaupain et Laurence d’Amélio

     

     

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     Mise en scène : Daphné D’Heur

    THEATRE LE PUBLIC

    Rue Braemt 74-1210  Bruxelles

    Infos Réservation : 0800/944 44

    Amis de l'émission/blog " Les Feux de la Rampe ",intéressant de voir une pièce de Pietro, c'est toujours  .excellent.

    Bonne soirée et à tout bientot!

    Roger Simons

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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  • DEPAYSEMENT - ASCANIO CELESTINI-(THEATRE NATIONAL) + GABIN

    Amis de l'émission /blog " Les Feux de la Rampe", bienvenue sur le blog pour y rencontrer un personnage formidable.

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     Ascanio : J’ai toujours pensé que les histoires que je raconte ne pouvaient pas être mises en scène sur le plateau d’un théâtre. Mais qu’elles devaient, au contraire, être imaginées par le spectateur. Pour moi, ce dernier ne doit pas voir un comédien, ou un décor, mais les personnages et les récits qui sont racontés.

    Le spectacle est étymologiquement «ce qu’on regarde.». Pour moi, le spectateur, donc celui qui regarde, ne doit jamais se laisser distraire par ce qu’il a devant ses yeux que ce soit le décor, les comédiens, la lumière, il doit au contraire pouvoir voir ce qu’il imagine.

    A la suite de Laika, Dépaysement est la nouvelle fable d’Ascanio Celestini ancrée dans la tradition du théâtre-récit. Dans Dépaysement, comme dans ses précédents spectacles, Ascanio pose un regard sur la condition humaine.

    Il y dresse le portait de plusieurs personnages : un clochard, une prostituée, une caissière de supermarché, un gitan, tous, à la cherche de solidarité humaine. On retrouve dans cette nouvelle pièce les traits marquants du théâtre d’Ascanio Celestini: l’intérêt pour les déclassés, les marginaux, ceux dont les discours demeurent habituellement inaudibles. À travers eux, ce sont aussi les rapports de domination qui peuvent être abordés. Une écriture marquée par l’oralité, un débit frénétique, une inventivité subversive balançant entre gravité et joie, et où l’ironie n’empêche pas la tendresse pour les personnages.

    DEPAYSEMENT

    Ils sont trois...derrière un rideau blanc, comme une petite pièce d'attente.

    Apparaît Ascanio, accompagné par son ami et traducteur Patrick.

    Ascanio s'exprime uniquement en italien dans un rythme complètement fou, on ne comprend que quelques mots. Patrick s'exalte dans la traduction, claire mais d'une rapidité démentielle.

    Ascanio Celestini

    Né en 1972, auteur, comédien et réalisateur, est désigné aujourd’hui comme le chef de file de la jeune génération du « théâtre-récit » ou « théâtre de narration" Un courant du théâtre italien (influencé par le dramaturge et Nobel de littérature Dario Fo) déplaçant le comédien de la position de personnage vers celle de narrateur et qui pose la parole comme primordiale, essentielle.

    On ne le comprend pas très bien mais qu'à cela tienne, il est étonnant cet Ascanio, passionnant, avec sa langue inimitable, sa poésie sautillante , son humour ravageur à la fois tendre et cruel , son engagement civique et politique et son amour des " petites gens".

    Le fils spirituel de Dario Fo nous revient avec un théâtre-récit dont il a le secret.

    Un mélange de tragique et de comique, de rires et de larmes , de fulgurances littéraires et de rhétorique implacable nous plongeant , nous spectateurs, dans un monde en lutte et politiquement désenchanté , traquant les injustices sociales et remettant l'homme au coeur de tous les discours.

    On l'aime tout de suite Ascanio. Il nous emmène dans un tourbillon de mots, de styles et de démonstrations à couper le souffle. Même si nous ne le comprenons que peu , nous l'écoutons avec attention.

    Son partenaire traducteur est brillant mais lui aussi parle à toute grande vitesse ,

    Il rentre dans cette pièce d'attente et intervient alors Violette Pallaro, comédienne francophone.

    VIOLETTE PALLARO

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     Depuis sa sortie de l'ESACT/Conservatoire de Liège en 2010, Violette Pallaro joue au théâtre sous la direction d’ Emmanuel Dekoninck, Thierry Debroux, Georges Lini, Lorent Wanson, Olivier Coyette, Jasmina Douieb, Cyril Cotinaut... Au cinéma, elle a joué notamment pour Camille Meynard dans Tokyo Anyway, film pour lequel elle a été nominée aux Magrittes 2015 dans la catégorie

    Meilleure actrice et Meilleur espoir féminin.

    Elle aussi nous parle rapidement mais cette fois, c'est la langue française.

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     PATRICK BELI

    Qui n'est pas seulement traducteur.

    Après des études en Art Dramatique au Conservatoire de Liège, Patrick Bebi travaille comme acteur (Thierry Salmon, Lorent Wanson, Mathias Simons, Françoise Bloch, André Steiger,...). Récemment il joue dans les derniers opus de Jacques Delcuvellerie (Un uomo di meno) et de Joël Pommerat (La Grande et Fabuleuse Histoire du commerce).

    A citer également le musicien Gianluca Casadel , qui joue magnifiquement du piano et de l'accordéon.

    Bref, à peu près 90 minutes toutes particulières...même si nous ne sommes pas des as de cette langue italienne superbe.

    On sort de la salle quelque peu paumé mais heureux !

    DEPAYSEMENT

    Texte, mise en scène et interprétation : Ascanio Celestini

    Avec : Violette Pallaro Interprète italien / français : Patrick Bebi Accordéon : Gianluca Casadei

    Une création du Théâtre National Wallon

    DEPAYSEMENT

    Jusqu'au 29/04/17

    THEATRE NATIONAL

    Bld Emile Jacqmain 111-115 - 1000 Bruxelles

    Infos Réservation : 02/ 203 53 03

    Amis de l'émission/blog " Les Feux de la Rampe", merci de votre présence.

    Notre moment de séparation : Ce vendredi 28/04 à 20h55 sur France 3: "UN FRANCAIS NOMME GABIN"

    Un documentaire certes à ne pas rater.

    A la suite de quoi, la projection du film " Le cave se rebiffe" avec Gabin, Bernard Blier et Martine Carol.

    Bonne soirée !

    A tout bientôt

    Roger Simons

      

     

     

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