• LE JEU DE L'AMOUR ET DU HASARD-MARIVAUX -STEPHANIE MORIAU (COMEDIE CLAUDE VOLTER)

    Amis de l'émission/blog  " Les Feux de la Rampe", bienvenue à Vous, pour vous confier un spectacle de  belle allure...

     

     

    Pierre Carlet de Chamblain de Marivaux...Un nom plutôt long.

    Nous le connaissons bien.

    Un écrivain prolifique du 17 ème siècle, né le 4 février 1688.

    Issu d’une famille normande de petite noblesse.

    Nous disposons de peu de documents sur sa vie.

    Sa première pièce date de 1706, une comédie d’intrigue en un acte et en vers : « Le Père prudent et équitable, ou Crispin l’heureux fourbe. »

    Cette pièce n’a été jouée qu’une seule fois à Limoges dans un cercle d’amateurs. Il n’a que 18 ans...

    Il faut attendre une quinzaine d’années pour le voir travailler plus sérieusement sur une scène.

    Entretemps, il écrit des romans parodiques et burlesques.

    Un fameux personnage ce Marivaux...

    Tout cela étant dit, Marivaux a été un écrivain fécond avec une quarantaine de pièces de théâtre, sept romans , trois journaux et une quinzaine d’essais.

    Marivaux est mort le 12 février 1763. Il avait 75 ans !

    LE JEU DE L’AMOUR ET DU HASARD

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    Création le 23 janvier 1730 au Théâtre – italien où elle a connu quatorze représentations,31 ce qui à l’époque constituait un honorable succès.

    On pourrait la résumer à une histoire sentimentale vécue par un quatuor composé de maître déguisé en valet et de soubrette travestie en maîtresse. Il faut rappeler que l’intrigue de très nombreuses œuvres de l’époque repose sur la dissimulation de la véritable condition des protagonistes.

    Sa pièce constitue à son tour une source d’inspiration pour d’autres dramaturges.

    La pièce ne viole cependant en rien les convenances et les distances sociales de l’époque puisque chaque interlocuteur pense s’adresser à son égal. Aucune crainte donc d’une quelconque mésalliance. Mais on entre dans le Siècle des Lumières où se développe le doute méthodique, où progresse le rationalisme et se développe la critique de la société.

    Dans « Le Jeu de l’amour et du hasard », la question de l’amour et de l’inégalité des conditions, de même que l’interaction entre l’amour et l’argent composent des thèmes que l’on retrouve dans de nombreuses comédies marivaudiennes , notamment, « Les Fausses Confidences »

    La pièce a été jouée plusieurs fois en Belgique, il y a quelques années. La Compagnie des Galeries l’avait choisie dans le cadre de ses « Tournées aux Château » de 2012. Avant cela, en 1997, Léonil McCormick l’avait mise en scène au Théâtre de la Valette à Ittre.

    On peut dire que «  Le Jeu de l’amour et du hasard » est la comédie la plus jouée de Marivaux avec « Les fausses Confidences ». 

     

     LE JEU DE L’AMOUR ET DU HASARD

    Cette pièce est très bien choisie par Stéphanie Moriau, metteuse en scène du spectacle.

    Cette pièce convient parfaitement à ce théâtre plein de charme qu’est   « La Comédie Claude Volter ».

    C’est le théâtre de la comédie, de l’insolence, de la langue française et de l’insolite.

    C’est agréable de remettre à l’affiche des pièces de siècles passés que l’on appelle «  la comédie classique ».

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    GROS PLAN SUR STEPHANIE MORIAU

    On ne présente plus Stéphanie aux habitués de la Comédie Volter, ni même aux amateurs de théâtre en Belgique. Dés la fin de ses études au Conservatoire Royal de Bruxelles d’où elle sortit couverte de premiers prix et de grandes distinctions, elle a tout de suite accumulé les grands rôles, (elle en compte une cinquantaine à son actif), tant au Théâtre du Parc, au Varia, au Théâtre des Galeries, à l’Atelier Théâtral Jean Vilar et à la Comédie Claude Volter.

    Ici même, à la Comédie Volter, elle a contribué à quelques-unes des belles réussites ces dernières saisons. En ne citant que les plus récentes, on peut commencer par De Mémoire de papillon de Philippe Beheydt et Stéphanie Mangez en septembre 2014, où elle incarnait Léonie, la garde-malade, mais aussi peut-être la conscience de Raymond, cet ancien militaire qui a effectué toute sa carrière au Congo belge.

    En décembre 2014, elle était Colette, l’épouse dépassée par les évènements dans L’Invité de David Pharao.

    En décembre 2015, à nouveau une épouse, mais cette fois complètement déboussolée par une incompréhensible pluie de billets de banque dans Comme s’il en pleuvait de Sébastien Thiery.

    En avril 2016, elle fut aussi le dernier amour de Georges Clemenceau dans La Colère du tigre de Philippe Madral.

    Une de ses prestations les plus magistrales reste cependant Le Journal d’une Femme de Chambre d’Octave Mirbeau qu’elle reprit à la Comédie Volter en début de saison. Sa dernière interprétation fut celle de Nina, dans la pièce d’André Roussin.

    Ce n’est pas la première fois que Stéphanie Moriau pratique la mise en scène. On lui doit notamment un Malade imaginaire de Molière d’une remarquable facture, dans lequel elle interprétait aussi le rôle de Toinette. Elle réalisa également la mise en scène du Neveu de Rameau de Diderot. Elle signa aussi une très originale adaptation de L’Art d’aimer d’Ovide.

    Infatigable, Stéphanie est également professeure « d’Art de la Parole » à l’Académie de Woluwé Saint-Lambert, administratrice et responsable du service «  Animations scolaires «  de la Comédie Claude Volter .

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    STEPHANIE MORIAU FACE AU JEU DE L’AMOUR ET DU HASARD

    Stéphanie Moriau : Le Jeu de l'amour et du hasard est le plus grand succès de Marivaux. La pièce la plus montée à la Comédie-Française, en France et à l’étranger. Elle est drôle, virevoltante, fine et légère. Mais sous son apparence ludique s'exprime un drame social cruel, des questions profondes, fondamentales et toujours contemporaines.

    Le XVIIIe est le siècle des expériences et Marivaux expérimente sur le terrain de l’intime les sentiments amoureux : les personnages compliquent et gèrent à eux seuls la situation.

    L’auteur s'inspire des structures en miroir du répertoire italien pour mieux analyser la métaphysique des cœurs et étudier au microscope la naissance du sentiment amoureux. Il met en place un dispositif où chacun devient l'objet d'étude de l'autre.

    Dès le début de la pièce, les spectateurs savent que tout rentrera dans l’ordre et finira bien, mais ce qui importe c’est l’expérience émotionnelle qu’ils vont vivre avec les personnages.

    Silvia est troublée de se sentir tomber amoureuse d'un valet, en fait Dorante déguisé en Bourguignon. La raison liée à la condition sociale peut-elle l'emporter sur le sentiment ? Aujourd’hui, dans notre monde en crise, même si les classes sociales sont moins visibles, les écarts sont toujours là. L’argent a remplacé le sang, il y a encore des castes : les riches et les pauvres… Tout ce qui nous différencie : les religions, les couleurs de peau …

    Sommes-nous naturellement contraints de n'aimer que des personnes de notre monde ?

    Les questions sont posées et c’est le spectateur assistant à l’expérience qui y répondra.

    Aujourd’hui, plus que jamais, il me semble nécessaire de questionner cette œuvre vertigineuse à travers un regard contemporain et d’y faire sortir toute la pureté de son style et sa force poétique…

    L’Univers de Sofia Coppola et de son Film sur Marie-Antoinette, les films d’Éric Rohmer comme  Le Genou de Claire ou Ma Nuit chez Maud, m’ont inspirée dans ma mise en scène. Je me suis replongée avec les acteurs dans la splendide langue du XVIIIe, avec une passion profonde, sans jamais oublier la réalité concrète de la situation, « hic et nunc », ici et maintenant.

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    Un spectacle brillant , remarquablement joué par six comédiens .

    Un plateau-théâtre de bien belle qualité, imaginé et consruit par l’un de nos grands décorateurs : Serge Daems.

    Une longue carrière qui mérite d’être rappelée.

    Michel de Warzee : Beau parcours que celui de Serge Daems. En 1968, il est engagé par Roger Reding, alors directeur du Théâtre Royal du Parc, comme assistant de plateau. Il y devient rapidement le maître des éclairages. Pendant une quarantaine d’années, il a créé quasiment tous les éclairages du Parc sans discontinuer, jusqu’à la fin du mandat de directeur d’Yves Larec (2011).

    Outre les lumières, Serge crée aussi décors et costumes. Pour le Théâtre du Parc, mais aussi pour d’autres scènes belges. Par exemple, le Nouveau Théâtre de Belgique, le Rideau de Bruxelles et le Théâtre des Galeries. C’est d’ailleurs pour la scénographie de Mort sur le Nil d’Agatha Christie monté aux Galeries en 2001 que Serge a reçu le Prix du Théâtre. La France a également fait appel à ses talents, notamment le Théâtre Montparnasse à Paris et pour la tournée française de L’Allée du Roi de Françoise Chandernagor.                                                               Quant à la Comédie Volter, c’est loin d’être la première fois que Serge y travaille. En 1999 déjà, il y avait créé les décors de Rencontre possible de Paul Barz, dans une adaptation de Jacques De Decker, mise en scène de Jean-Claude Idée. En 2006, ce fut le décor follement élégant de Mémoires de deux jeunes mariées de Balzac, dans une mise en scène de Michel Wright, avec Stéphanie Moriau et Mélanie Robin. En 2012, il signait la scénographie de Sentiments provisoires de Gérard Aubert, une autre mise en scène de Michel Wright. Plus récemment, au printemps dernier, c’était La Colère du tigre de Philippe Madral, dans une mise en scène de Jean-Claude Idée   .  

    Enfin, rappelons qu’en 2012 également, Serge avait réalisé la grande scénographie du Jeu de Jean et Alice, un spectacle commandé par le Syndicat d’initiative de la ville de Wavre Il conçut pour cela un décor en plein air accueillant plus de 500 comédiens, musiciens, chanteurs et figurants.

     

     LES COMEDIENS

    D’une belle prestance et (cela est devenu rarissime) , une excellente diction.

    Trois comédiens que nous découvrons dans ce théâtre : Jules Churin , Julien Besure et Abel Tesch.

    Une belle carrière leur est accordée , ils le méritent !

    Une jeune comédienne que nous avons déjà applaudie plusieurs fois : la magnifique Caroline Lambert...

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    Une deuxième actrice que nous aimons tous et et une intrellignsencque nous apprécions à chacune de ses prestations : la comédienne et metteuse en scène : Stéphanie Moriau. Une nouvelle fois , nous la découvrons dans ce rôle d’une femme de chambre.

    Doublement appréciable : la comédienne et la metteuse en scène. Elle joue avec une aisance bien plaisante accompagnée par sa mise en scèe d’une grande intelligence. Bravo Stéphanie.

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    Et enfin , sur le plateau élégant du théâtre : Michel de Warzée dans le rôle d’Orgon.ela lui va comme une fleur. L st vai qu’il put tout jouer Michel.

    Nous le verrons d’ailleurs , au cours de la saison , dans le personnage de Winston Churchill (représentations à Bruxelles et à Paris)

    LE JEU DE L’AMOUR ET DU HASARD

    En repos pour quelques jours...

    Reprise dès le sept mars et ce jusqu’au 26 mars.

    Ne ratez pas ce spectacle. Il vous amusera , vous intéressera et vous aurez l’opportunité de retrouver ce genre de pièce, un peu trop au placard.

    GENERIQUE

    Avec

    Caroline Lambert ( Sylvia)

    Jules Churin ( Dorante)

    Julien Besure (Arlequin, valet de Dorante)

    Abel Tesch ( Mario)

    Avec

    Stéphanie Moriau ( Lisette , la femme de chambre de Silvia)Michel de Warzee ( Orgon)

    Mise en scène :: Stéphanie Moriau

    Assistant à la mise en scène : Abel Tesch

    Décors et costumes : Serge Daems

    Création lumière et régie : Sébastien ouchard.

    LE JEU DE L’AMOUR ET DU HASARD

    Reprise le sept mars jusqu’au 26/03/17

     COMEDIE CLAUDE VOLTER

    Avenu des Frères Legrain 98 1150 Woluwe St Pierre

    Infos et Réservations : 02 / 762 09 63

    Un film est sorti avec cette œuvre théâtrale, dans les années 60 si je ne m’abuse avec entre autres Claude Brasseur.

    Amis de l’émission/blog « Les Feux de la Rampe » , merci de votre attention. 

    Notre moment de séparation : Ce mardi 28/02 à 14 h sur TV 5 , un thriller bien corsé «  LE COUPERET » réalisé par Costa Gavras, et joué par José Garcia et Karin Viard.

    Bonne vision.

    A tout bientôt !

    Roger Simons

     

     

     

     

     

     

     

     

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  • LEGS MATERNELS (THEATRE LE PUBLIC) + BRIGITTE BARDOT

    Amis de l'émission/blog " Les Feux de la Rampe", bienvenue à Vous Aujourd'hui , un contact avec cinq femmes.

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    Un spectacle que l’on peut juger de différentes façons !

    Deux comédiennes complètement  déchaînées !

    Un texte très parlant et très humain !

    Deux actrices qui partent à l’aventure et glanent ici et là des paroles de mères...

    Ces femmes nous confient leurs aventures maternelles.

    Je vous propose d’en prendre connaissance.

    C’est très intéressant, attachant, prenant, percutant ,3 vivant, amusant parfois. Rien n’est vraiment dramatique.

    LA GENESE DU SPECTACLE

    A l’origine : deux femmes. Deux femmes qui se parlent. Qui réfléchissent. Qui échangent : Patricia Ide et Magali Pinglaut (les comédiennes)

    Deux femmes qui sont mères et qui se posent des questions. Sur le monde qu’elles vont léguer à leurs enfants. Sur la volonté de les armer. Alors, elles transmettent l’idée à une auteure, Veronika Mabardi, et elles partent sur la route. Sur les routes. Celles des histoires qui existent. Et de celles que l’on a inventées. Celles dans lesquelles on espère trouver les outils pour régler le chaos ambiant. Ou au moins pour y faire face. Nos deux Diogène se retirent du monde et pensent. Réfléchissent. Font feu de tout bois. Tout y passe : la science, la littérature, l’Histoire... pour en raconter une capable de faire bouger les choses.

    Ce spectacle est né d’un rassemblement. D’une bande de filles, de mères, responsables, qui n’ont pas eu peur de prendre la voie du changement, de se mettre en danger.

    Une troupe de femmes, qui ne sont pas toujours d’accord, mais qui ont compris que de leurs différences naitra des richesses.

    Des femmes, qui ont décidé, envers et contre tout, de tisser des liens. Ceux de l’humanité. Cette humanité que l’on a trop tendance à oublier. Alors, ensemble, elles se tournent là où cette humanité se niche encore. Dans les contes. Chez des animaux. Entre les pages de certains livres. Elles se racontent des histoires, des histoires de femmes, pour se construire, pour réinventer un univers. Un monde, où on pourra dire «qu’elle pleut », un monde, qui n’est pas sous la coupe des hommes mais où on les aime quand même. Un monde, où l’on n’a pas peur de l’effort dérisoire quand on a compris qu’il compte.

    Elles acceptent d’être nos modernes sorcières. Celles que l’on stigmatisera. Que l’on montrera du doigt. Comme on a toujours pointé les femmes qui détenaient le savoir.

    EXTRAITS DES INTERVIEWS PUBLIEES DANS LE PROGRAMME DU THEATRE...

    VERONIKA MABARDI – L’AUTEURE

    Véronika : Nous ne savions pas, en nous embarquant dans l'aventure de « Legs Maternels », que le spectacle raconterait aussi quelque chose de notre voyage. Nous partions d'un désir, celui de se poser des questions ensemble, de raconter ensemble une histoire, ou des histoires, qui parleraient de l'inquiétude des mères pour leurs enfants et, plus largement, des inquiétudes de notre génération pour les générations suivantes. Les saisons ont passé, nous avons ri, nous avons été troublées, interpelées, tristes, parfois très effrayées par ce que nous lisions, échangions, brassions ensemble. Nous avons cherché tous azimuts un sens, des sens, nous avons demandé « pourquoi ? comment ?», nous avons voulu comprendre et trouver des issues aux impasses, des alternatives aux impuissances. Nous avons partagé des repas, des informations, des expériences. Nous avons débattu. Il y avait place pour la voix de chacune. Ce qui était précieux, c'est qu'il y avait place aussi pour les émotions, les inquiétudes, les particularités de chacune. Pour penser, sentir et rêver, dans un même espace, une même phrase. Nous avons avancé ensemble, glissant, dans les conversations, de nos vies à une vision globale, de nos intuitions à une recherche plus factuelle. Il n'y avait pas de hiérarchie, de préséance. La parole circulait, comme autour d'une table de cuisine, avec la conscience de préparer quelque chose pour d'autres. Nous avons formé, pendant quelques mois, une petite île (mais les îles, on le sait, sont reliées). C'est peut-être cela aussi que raconte « Legs

    Maternels » : le besoin de créer et de préserver des espaces où l'on peut en toute confiance prendre le temps d'interroger le monde où nous vivons, avec d'autres.

    PROPOS DE LAYLA NABULSI, METTEUSE EN SCÈNE DU SPECTACLE

    Layla  : Deux femmes s'interrogent sur le monde qu'elles vont laisser à leurs enfants. Sur ce qu'elles leur lèguent et sur ce qu'elles voudraient leur léguer.

    Elles sont comédiennes, c'est donc par des histoires qu'elles vont tenter d'apporter si pas des réponses, du moins des pistes de réflexion. Des histoires écrites par d'autres, des histoires imaginaires, des histoires vraies, d'autres points de vue sur l'Histoire.

    Nous sommes constitué(e)s d'histoires, auxquelles nous croyons ou auxquelles nous ne croyons pas et dans ce dernier cas, nous nous racontons d'autres histoires.

    Ce sont ces histoires qui nous font penser et agir dans un sens ou dans un autre.

    Un homme les accompagne. Il est régisseur. Il va cheminer avec elles, avec son savoir-faire, éclairer leurs propos, proposer un éclairage sur leurs mots, leurs corps, sur ce qu'elles racontent et sur comment elles le font. Chacun construit avec les compétences qui lui sont propres.

    Il les accompagne, fait des propositions. Il (parce que c'est le masculin qui l'emporte, mais il faudrait dire elles puisqu'elles sont plus nombreuses), disons elles pour établir une façon plus juste de penser, construisent la représentation ensemble.

    Si on veut s'arrêter quelques minutes (voire quelques heures), la langue n'est pas non plus pour rien dans notre façon de concevoir le monde et de nous raconter des histoires. Pourquoi le masculin l'emporte-t-il ? Parce que c'est la règle. Qui a imposé cette règle qui n'était pas appliquée avant le XIXe siècle ? Qui établit les règles ?

    L'Histoire telle qu'elle nous est racontée, les histoires, la langue avec laquelle nous communiquons, nos comportements, nos gestes dont la plupart nous dépassent, notre inconscient qui exprime des choses malgré nous, ce que nous transmettons, consciemment ou inconsciemment, tout cela contribue à léguer une façon d'appréhender le monde, la vie, le rapport aux autres et à nous - mêmes.

    Henri Laborit, qui contribua à la vulgarisation des neurosciences, dit, dans « l'Eloge de la fuite », que tant que le fonctionnement du cerveau humain ne sera pas enseigné à tous, l'homme (c'est intéressant, non, que le mot homme puisse signifier l'humain?) l'humain donc, ne se comprendra pas et ne pourra pas influer sur son comportement et donc sur le fonctionnement de l'humanité.

    C'est pour le moins un point de vue intéressant. L'amour, la jalousie, la guerre, la barbarie, la nature humaine... qu'en connaissons-nous ? Que savons-nous de la nature humaine si ce n'est poser des constats à l'emporte-pièce sans nous soucier de notre propre fonctionnement « naturel », donné malgré nous par l'évolution de l'espèce et son organisation venue du fond des âges ?

    Donc , avant d’apporter des réponses, il nous a semblé plus juste de poser des questions.

    A chacun d’estimer, mais pas seulement dans le sens qui l’arrange.

    A chacun de s’informer, de confronter les histoires.

    AVANT LEUR ENTREE EN SCENE...

    Patricia Ide : Vous nous lirez après le spectacle...

    Nous voulons tenter de porter à la scène une pensée en marche, libre. A nous quatre inventer une réflexion qui se construit au fil du spectacle. Sans asséner , sans cynisme, ,sans enjoliver, juste de la pensée enthousiaste qui se régénère d’elle même en passant du plus quotidien au plus universel, en passant partout où l’on aura pu passer en quelques mois de préparation. 

    Quatre femmes qui se stimulent pour raconter deux chercheuses en voyage qui déroulent un pensée légère et profonde.

    Et espérer que le public nous emboite le pas !

    Magali Pinglaut : C’est l’histoire de la nécessité qui a surgi un jour entre deux femmes Patricia et moi, de questionner sur le plateau notre apport au monde d’aujourd’hui.

    En tant que mères...

    En tant que citoyennes..

    Quel est ce foutu monde qu’on lègue à nos enfants ?

    Que vont-ils pouvoir en faire ?

    C’est l’histoire aussi d’un refus de sombrer dans le «  tout est foutu »

    On fait avec peu. On tente. On cherche et on raconte ça. On raconte qu’on cherche. Avec notre outil : LE THEATRE !

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     Le spectacle peut commencer. Nous sommes dans la petite salle d’en bas. Une vraie caverne ! Il fait noir, on y voit goutte. La conversation entre les deux femmes se perçoit.

    Quelques instants plus tard, la lumière apparaît. Les deux femmes sont bien présentes, Patricia et Magali...

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    GENERIQUE

    LEGS MATERNELS

    Auteure : Veronika Mabardi

    Mise en scène : Layla Nabulsi

    Assistanat à la mise en scène : Marie Bach

    Costumes : Chloé Dilasser

    Stagiaire régie : Samuel McClean

    Avec Patricia Ide, Magali Pinglaut et Louis-Philippe Duquesne, le régisseur présent sur le plateau avec son installation technique.

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     LEGS MATERNELS

    Jusqu’au 08/04/17

    THEATRE LE PUBLIC

    Rue Braemt 64-70 1210 Bruxelles

    Infos Réservations : 0800 944 44

    Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe », j’espère que vous avez trouvé intéressant de prendre connaissance de l’histoire de ce spectacle.

    Notre moment de séparation : Ce soir sur France 2 , à 22h30, un magazine de société présenté par Laurent Delahousse : « UN JOUR, UN DESTIN » Un documentaire réalisé pour honorer et féliciter les plus 80 ans de Brigitte Bardot.

    Je vous laisse en sa compagnie.

    A tout bientôt !

    Roger Simons

      

     

     

     

     

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