• CONTRACTIONS-MIKE BARTLETT-(THEATRE VARIA )+ FRANCOISE SAGAN

    CONTRACTIONS-MIKE BARTLETT-

    Création en Belgique

    Auteur:Mike Bartlett, dramaturge anglais. Sa pièce a d’abord été jouée à la radio sous le titre de « Love Contract », programmée ensuite au Royal Court Theatre(Londres)

      

    SYNOPSIS

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    Une manager et son employée, Emma se rencontrent de manière épisodique. À quatorze reprises, la manager reçoit la jeune femme dans son bureau. Chaque entretien démarre de la même manière : les didascalies nous renseignent que la manager est assise derrière son bureau et qu’Emma rentre dans la pièce.

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    Au fil de l’intrigue, on pénètre dans l’enfer de l’entreprise qui soumet Emma et ses collègues à toujours plus de pressions. On assiste à une véritable épreuve de domptage où l’employée doit tout sacrifier pour l’entreprise et son chiffre d’affaires, quitte à perdre quelques plumes en cours de route.

    Les dialogues de la pièce, qui semblent, dans un premier temps, quotidiens, se transforment peu à peu en un interrogatoire lapidaire et glaçant, en un effrayant et oppressant cauchemar. Jusqu’où Emma ira-t-elle pour garder son emploi ?

    CONTRACTIONS

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    La pièce nous plonge dans l’univers du travail et des entreprises où la manipulation, la délation et la soumission sont à l’œuvre. Une pièce qui flirte avec la science-fiction et Big Borther. La présence de la vidéo surveillance est accentuée par la scénographie et la création vidéo d’Arié van Egmond. Une pépite noire, drôle et troublante qui nous fera longuement réfléchir.

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     LES DEUX COMEDIENNES

     Hélène Theunissen( la manager)

    Joséphine de Renesse (Emma, l’employée)

    Elles sont remarquables dans leur interprétation, d’une vérité fulgurante.

    Magnifiquement dirigées par Marcel Delval, comédien et metteur en scène, l’un des fondateurs du Théâtre Varia.

    RENCONTRE/INTERVIEWS

    (menée par Emilie Gabele)

    E.G : Qu’est-ce qui vous a plu dans cette pièce ?

    Marcel Delval : .D : Cela me plaisait de mettre en scène deux comédiennes que j’apprécie beaucoup, et ce , dans deux beaux rôles féminins. Cette pièce développe un monde qui se situe entre la réalité et la science-fiction. J’ai tout de suite pensé à 1984 de George Orwell. Nous ne sommes pas loin de Big Brother. Ce qui se passe dans la pièce ne pourrait pas se produire aujourd’hui, quoique peut-être que d’ici vingt ou trente ans, cela pourrait réellement arriver. Dans certains pays, comme la Corée du Sud ou le Japon, on y est déjà. Les gens travaillent 60h par semaine. Ils ne peuvent pas refuser quand on leur demande de rester plus tard et doivent sacrifier leur vie de famille. Ils obéissent et baissent la tête sans arrêt car ils ont trop peur de perdre leur emploi. Il faut être compétitif et performant. Des mariages sont organisés au sein même de l’entreprise pour ne pas perdre trop de temps. Dans « Contractions », la manager fait entendre à plusieurs reprises que les temps sont difficiles, que l’on ne trouve pas facilement du travail, que sans emploi on est un crève-la-faim... Il s’y trouve très certainement un côté prémonitoire. Puis la pièce n’est pas exempte d’un humour anglais noir et cinglant dont je suis très friand.

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    Joséphine de Renesse : Les thèmes très actuels – le monde du travail, le harcèlement, la manipulation – m’ont tout de suite séduite. Cette pièce va très loin. J’ai également trouvé intéressant que nous ayons affaire à deux femmes et non deux hommes, ou un homme et une femme. Le thème de la maternité est très présent. La pièce soulève la question de la compatibilité entre la vie privée – en couple, marié, en passe d’avoir des enfants, avec des enfants, etc. – et la vie professionnelle.

    Hélène Theunissen : : J’étais très heureuse de découvrir cette pièce pour deux actrices. Depuis l’aventure d’ »Adultères », Joséphine et moi-même avions envie de jouer à nous deux. Dans le paysage théâtral, les partitions masculines sont plus nombreuses que les partitions féminines. Et « Contractions » propose deux très beaux rôles féminins.

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     E.G : Qu’apporte justement à la pièce ce duel féminin ?

    Joséphine de Renesse : Selon moi, c’est encore plus cruel que l’interlocuteur d’Emma soit une femme.

    Hélène Theunissen : En effet. On pourrait penser qu’une femme aurait davantage d’empathie qu’un homme, mais il n’en est rien. Toutefois, il est à noter que la manager n’est pas plus dure ou odieuse qu’un homme. Elle fait son job, c’est tout.

    E.G : « Contractions » évoque le « love contract ». Ce type de contrat est très fréquent aux Etats- Unis et est d’usage dans certaines entreprises britanniques. Pensez-vous qu’il pourrait se répandre chez nous ?

    Hélène Theunissen : Tout peut arriver. La dimension humaine au sein des entreprises est devenue secondaire, voire totalement absente. Il n’est question que de rentabilité, d’efficacité, d’immédiateté. Les gains et le capital ont pris la place de l’humain. Les choses s’accélèrent sans cesse. Si nous ne sommes pas attentifs, cette logique-là pourrait arriver chez nous.

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     Les dialogues de la pièce qui semblent dans un premier temps quotidiens, se transforment peu à peu en un interrogatoire lapidaire et glaçant, en un effrayant et oppressant cauchemar.

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    RENCONTRE/INTERVIEWS (suite)

    E.G : Que dénonce la pièce ?

    Marcel Delval : La pièce dénonce les dérives du capitalisme.

    La pièce pointe les perversions et les maux du système capitaliste.

    Hélène Theunissen : C’est une pièce très kafkaïenne. Elle dénonce toute la machinerie interne à une entreprise, tous ses rouages. Les contrats qui sont signés sont faits pour prévenir, pour mettre en garde. La maxime de la pièce pourrait être « l’enfer est pavé de bonnes intentions ». En effet, cette entreprise devient un enfer pour ses employés alors qu’au départ tout a été mis en place pour que tout soit clair et transparent, pour que le débat soit possible.

    E.G : Que dire d’Emma ?

    Marcel Delval : Son personnage est ambigu. Au départ, elle semble vouloir résister. Mais peu à peu, le processus de manipulation opère et Emma se retrouve soumise, pieds et poings liés à l’entreprise. C’est un voyage qui initie à la soumission. On voit cette jeune fille se transformer complètement tout au long de la pièce. La manager, quant à elle, est plus intemporelle. Elle n’évolue pas ou peu, et ne montre que très peu ses failles. Emma essaie de la secouer. J’aime beaucoup cette réplique d’Emma : « Est-ce que vous saignez ? », sous-entendu « Est-ce que vous vivez, est-ce que vous avez un cœur ou êtes-vous un robot !

    E.G : Est-il possible d’être tout à la fois femme, mère et employée modèle ?

    Marcel Delval : Dans la pièce, Emma n’arrive pas à gérer ces différentes casquettes et doit faire des choix. Ça a toujours été plus compliqué pour les femmes et je crains que la situation ne s’améliore pas, notamment avec le retour d’une droite forte au pouvoir.

    Joséphine de Renesse : Cela me paraît difficile de tout faire à 100%. Je ne peux pas croire les femmes qui disent qu’elles gèrent à fond ces différentes casquettes. D’un côté ou de l’autre – au boulot, dans la vie de famille, dans la vie de couple... –, ça trinquera toujours. Maintenant, la société évolue. Des hommes aussi travaillent à temps partiel pour se consacrer à l’éducation de leurs enfants.

    E.G : Dans la pièce, les employés mâles sont-ils traités différemment des femmes ?

    Joséphine de Renesse  : Darren( l’homme d’Emma) trinque tout autant qu’Elle. Il est muté et ne peut plus voir son fils.

    Hélène Theunissen : Je ne pense pas que la pièce aborde le sujet de l’inégalité homme/femme. Il n’y a pas de différence de traitement entre l’homme et la femme. Ils sont mis au même régime. On apprend dans la pièce que Darren est appelé aussi souvent qu’Emma, qu’il doit également rendre des comptes, qu’il a aussi dû signer le love contract, que la manager l’a remis à sa place, qu’il a été muté deux fois, dont une fois en Ukraine. On ne voit que la part féminine du couple, mais c’est tout le couple qui est broyé par cette entreprise. Oui, c’est elle qui garde l’enfant et lui prend ses distances, mais qui ne les prendrait pas quand on se retrouve muté, tout seul, dans un pays éloigné et totalement inconnu ?

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    Info

    Le « love contract » est un contrat que font signer certaines entreprises à leurs employés et qui établit des règles très précises sur le comportement à adopter en termes de relations amoureuses ou sexuelles sur le lieu de travail. Si une relation existe, l’employé est obligé de la révéler. La transgression de la clause dite « date and tell » (flirter et le dire) peut entraîner un licenciement. Ce love contract est une réalité devenue banale aux États-Unis. Il est également appliqué dans certaines entreprises britanniques.

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    CONTRACTIONS

    Il y a de grands moments d’émotions, poignants, pathétiques.

    14 séquences montrant l’évolution de la situation d’Emma, de plus en plus dramatiques dont la naissance de l’enfant d’Emma.

    Joséphine de Renesse et Hélène Theunissen sont tout à fait remarquables, s’enfermant totalement dans leur

    personnage . On ne pense plus aux deux comédiennes. On voit vivre deux femmes qui se déchirent.

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     La mise en scène de Marcel Delval est d’une grande sobriété, sans effets faciles, sans excès spectaculaires.

    E/G : Marcel Delval , un mot sur la scénographie d’Arlé van

    Les Egmond ?

    Marcel Delval : Même si le centre de l’action reste les dialogues, nous devions créer un cadre dans lequel les deux actrices progressent. Nous voulions donner une atmosphère, rendre visible ce cadre des entreprises qui soi-disant offrent un service d’aide aux employés, mais qui en réalité ne font que les enfoncer un peu plus. Nous le développons à travers le son et l’image.

    Nous sommes aussi face à une scène qui se répète sans cesse, même si elle évolue. Là intervient le facteur « temps ». L’image projetée est sensiblement la même que celle qui se passe sur le plateau, mais pas tout à ait. Voit-on un direct ou des images enregistrées ? Le but est de créer avant tout un trouble chez le spectateur.

    (Extraits de l’entretien d’Emilie Gäbele , attachée de presse du Théâtre Varia)

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    CONTRACTIONS

    Marcel Delval : Si les entretiens quotidiens, menés face à face, les yeux dans les yeux , entre la manager et Emma, sont parsemés de jets d’humour noir , ils se transforment progressivement en un interrogatoire lapidaire et glaçant puis en un troublant , effrayant et oppressant cauchemar.

    CONTRACTIONS- MIKE BARTLETT

    Version française : Kelly Rivière

    Avec Joséphine de Renesse et Hélène Theunissen.

    Mise en scène : Marcel Delval

    Scénographie, video , lumières : Arié Van Egmont

    Créations costumes : Odile Dubucq

    Un spectacle du Théâtre Varia

    CONTRACTIONS

    Jusqu’au 11/02/17

    THEATRE VARIA (le petit théâtre)

    Rue Gray 154 – 1050 Bruxelles

    Infos Réservations : 02 / 640 35 50

     Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe «,  merci

    pour votre présence et votre intérêt au blog.

    Notre moment de séparation : Ce soir à 22h30 sur Arte, un documentaire sur

    "FRANCOISE SAGAN  "

    Une découverte intime sur Françoise Sagan derrière le mythe qui l'entoure.

    A tout bientôt !

    Roger Simons


    entoure.

     

     

     

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  • SOUFI, MON AMOUR- ELIF SHAFAK- CHRISTINE DELMOTTE (THEATRE DES MARTYRS )+(film) LE PROCES


    "Les Feux de la Rampe " , bienvenue à Vous , en route pour découvrir une oeuvre magnifique.

    SOUFI, MON AMOUR

    Une pièce dense, exclusive, passionnante, remarquablement adaptée du roman d’Elif Shafak, écrivaine, née à Strasbourg de parents turcs.

    Une nouvelle réussite totale de Christine Delmotte, l’adaptatrice, scénographe et metteure en scène de ce grand spectacle interprété par sept comédiens de grand talent !

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     SOUFI, MON AMOUR - (extrait du roman)

    Ella Rubinstein a en apparence tout pour être heureuse. Mais, à l’aube de ses quarante ans, elle se demande si elle n’est pas passée à côté d’elle-même. Décidée à reprendre une activité professionnelle, elle est engagée comme lectrice par un agent littéraire. Sa première mission : rédiger une note sur un manuscrit signé Aziz Z. Zahara. Ce roman, qui retrace la rencontre entre le poète Rûmi et le plus célèbre derviche du monde musulman, Shams de Tabriz, va être une révélation pour Ella. Au fil des pages, elle découvre le soufisme, le refus des conventions et la splendeur de l’amour. Cette histoire se révèle être le miroir de la sienne...

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     Christine Delmotte : Le livre de l’écrivaine Elif Shafak, que je résume ici, m’a happée dès les premières secondes. Rendre accessible l’histoire de Rûmi me semble une idée fantastique. Et pour cela, la raconter en même temps qu’une histoire contemporaine est très efficace. Adapter un roman sur un plateau de théâtre est à chaque fois une aventure particulière. Il faut capter l’esprit du roman, son centre vital, son intérêt contemporain.

    Notre fil rouge, dans ce texte foisonnant et passionnant, est la rencontre entre Rûmi (13ème- poète mystique persan) et Shams de Tabrizi (12ème- mystique soufi iranien). Le grand plaisir de mettre un roman en scène est de mélanger différentes théâtralités. Avec une installation liée aux différentes époques, en costumes contemporains et avec un minimum d’accessoires.

    SOUFI, MON AMOUR

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     Une histoire d’hier et d’aujourd’hui...

    Christine Delmotte : Michel Raji et Yumma Mudra pratiquent le tournoiement en danse contemporaine. Ils sont avec nous pour nous faire partager l’esprit de l’ivresse de cette danse que Rûmi a initiée avec Shams de Tabriz : les derviches tourneurs.

    L’Orient et ses mystères. C’est important de proposer des paysages différents et particuliers à nos publics, pour que chacun puisse s’y retrouver!

     

     

     

    SOUFI, MON AMOUR

    Elif Shafak ballotte son lecteur entre deux époques, apparemment différentes, mais pleines d'incertitudes et de troubles. L'aisance avec laquelle elle tient les rênes des deux intrigues romanesques, distinctes mais convergentes, est stupéfiante. Sous sa plume virtuose, on se sent initié en douceur à la sagesse du soufisme et transporté vers des sommets de littérature...

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     SOUFI MON AMOUR

    Une pièce particulière et extrêmement intéressante qui nous fait découvrir entre autres : le soufisme.

    Les soufis disent : « La connaissance qui ne vous emmène pas au-delà de vous même est bien pire que l’ignorance » 

     

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    L’ORIGINE DU MOT « SOUFI »

    Le terme soufi est déjà répertorié 50 ans après la disparition du Prophète, certains disent même qu’il existait déjà du temps du Prophète. À l’époque, « être soufi » était vraisemblablement une « réalité sans nom », car à ce moment de l’histoire, l’Islam est vécu comme un tout, avec un aspect spirituel coexistant à la fois avec

    l’aspect éthique et l’aspect quotidien. Selon les soufis, le premier soufi est le Prophète lui-même, car il réunit toutes les qualités soufies : la pureté, la gustation, l’inspiration, l’expérience, le dévoilement intérieur...

    Le terme soufi vient de l’école de Bagdad à la fin du 9e siècle avec le terme Tawassuff qui énonce le fait d’être soufi.

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    AUTRE ASSIMILATION : LES DERVICHES TOURNEURS

    « Derviche » vient du persan, le mot signifie : mendiant, pauvre. Un derviche est par définition quelqu’un sur la voie ascétique soufie, qui doit vivre une existence de pauvre et austère. Cette pauvreté matérielle doit permettre une meilleure connaissance de soi et des mystères de l’univers. Les derviches vivent de prière, de méditation et dans l’obéissance absolue au cheikh, l’habit de laine est le symbole de leur investiture.

    Les derviches tourneurs sont issus de l’ordre Mevlevi fondé par Jalal Din-Rûmi à Konya au 13e siècle. Durant leur cérémonie, la danse effectuée par les derviches est appelée « Sama», les mouvements qui forment la chorégraphie évoquent ceux d’une toupie, ce qui explique que les Derviches soient nommés « tourneurs ».

    Lorsqu’ils pratiquent la Sama, les derviches tournent sur eux-mêmes avec une rapidité croissante, et ce au rythme de la musique. Ils ne cessent de tourner jusqu’à atteindre l’état de transe psychologique. L’idée est que cette danse leur permet d’atteindre « l’union » avec Dieu, elle peut être apparentée à une prière, le cercle formé par le mouvement des derviches peut être lu comme le symbole de la loi religieuse qui embrasse la communauté musulmane tout entière.

    La pensée de Rûmi influencera la littérature, la musique et l’art. Pour lui, la rencontre avec le divin est primordiale, on est dans la recherche de Dieu et de l’unicité qui est centrale dans l’Islam.

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    MISE EN SCENE

    D’une grande modernité, très explicite, très mouvementée.

    Les sept comédiens font preuve d’une aisance incroyable, entrant magnifiquement dans leurs personnages et ce, dans un rythme fou.

    Ils se mettent à tourner à toute vitesse comme les soufis.

     

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    EXTRAIT DU ROMAN...

    « A pas souples et mesurés, il approcha et salua l'auditoire. Six derviches le suivaient, tous ses disciples, tous vêtus de blanc avec de longues jupes. Ils croisèrent les bras sur leur poitrine, et s'inclinèrent devant mon père pour qu'il les bénisse. Puis la musique commença et l'un après l'autre, les derviches se mirent à tourner, lentement au début, puis à une vitesse stupéfiante, leur jupe s'ouvrant comme une fleur de lotus. »

    « Les histoires perdent leur magie, si et quand elles sont considérées comme plus que des histoires «  (Elif Shafak)

     

     
    Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe «, j’espère que vous vous rendrez  l’un des jours à venir au Théâtre des Martyrs pour vibrer durant près de deux heures dans votre fauteuil à la vision de cette pièce de Christine Delmotte, à partir du roman d’Elif Shafak.

    Si oui, je vous conseille vivement de vous procurer le programme   sur lequel se trouvent la biographie d’Elif Shafak ainsi qu’une longue interview passionnante de Christine Delmotte recueillie par Mélanie Lefebvre.

    COURT EXTRAIT

    Mélanie Lefebvre : L’histoire de Soufi, mon amour est inspirée du roman de l’auteure turque Elif Shafak, qui a eu un grand succès en Turquie entre autres. Vous dites que ce roman vous a “happée dès les premières secondes”. Comment avez-vous croisé le chemin de cette auteure ?

    Christine Delmotte : J’étais à la recherche d’un roman à adapter pour le théâtre, autour du Maghreb, du Moyen- Orient, ou d’une thématique liée à ça (l’Islam, les femmes dans l’Islam...). J’ai lu des choses passionnantes et parfois très violentes : par exemple Talisma Nasreen, d'origine bangladaise, avec son livre « Enfance, au féminin ». J’ai vraiment hésité. Une amie m’a parlé de ce livre-là et ça a directement été le coup de foudre.

    (Suite sur le programme...)

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    GENERIQUE

    Les acteurs : Maroine Amimi, France Bastoen, Christophe Destexhe , Soufian El Boubsi , Fabrice Rodriguez, Laurent Tisseyre , Stéphanie Van Vyve.

    Danse : Yumma Mudra , Michel Raji

    Collaboration à la scénographie : Noémie Vanheste

    Collaboration à la création sonore : Daphné D’ Heur

    Eclairages : Laurent Kaye

    Régie générale : Rémy Bra

    Régie son , lumière, video : Nicola Pavoni

    Régie plateau : Justine Hautenauve

    Assistanat à la mise en scène et vidéo : Fanny Donckels

    Adaptation du roman, scénographie et mise en scène : Christine Delmotte

    Coproduction : Cie Bloxi-Théâtre en Liberté-La Servante

    SOUFI, MON AMOUR

    Jusqu’au 11/02/17

    THEATRE LES MARTYRS

    Place des Martyrs 22 – 1000 Bruxelles

    Infos Réservation : 02 / 223 32 08

    INFO MUSICALE

    A retenir également le jeudi 16/02/17 à 20h15 pour assister au concert «  Un piano djinn au pays du oud » réunissant piano et oud. Passionnant !

    Lorsqu’un musicien de culture occidentale rencontre un musicien issu de la tradition arabe, ils réalisent très vite que leurs références musicales son innombrables.

    Avec Jean-Philippe Collard-Neven & Nasser Houari .

    Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe », merci encore pour votre présence.

    Notre moment de séparation : Lundi 30/01 à 21h sur TV5 MONDE : Le filml d’Orson Welles » LE PROCES », tourné en 1962, avec trois grands comédiens : Anthony Perkins, Jeanne Moreau et Romy Schneider.

    Une adaptation personnelle et brillante du roman de Kafka.

    A voir sans hésitation

    A tout bientôt 

    Roger Simons

     

     

     

     

     

     

     

     

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