• LA CONVIVIALITE (THEATRE NATIONAL) + JULIETTE GRECO

    Amis de l'émission/blog " Les Feux de la Rampe ", bienvenue au blog, en toute simpathie, pardon , en toute sympathie...

     

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     Une approche pop et iconoclaste de l’invariabilité du participe passé des verbes qui utilisent l’auxiliaire avoir en fonction de la position du complément dans la phrase.

     

     

     UN SPECTACLE TOUT PARTICULIER

    Un spectacle axé sur l’orthographe !

    Nous commettons souvent des erreurs...

    C’est ce que nous montrent nos deux « professeurs »  d’un soir : Arnaud Hoedt et Jérôme Piron.

    Eux deux : Nous avons été profs de français. Sommés de nous offusquer des fautes d’orthographe, nous avons été pris pour les curés de la langue.

    Pourtant, nos études de linguistique nous ont appris que la norme orthographique française est très souvent arbitraire et pleine d’absurdités. Nous avons tenté de le dire. Nous avons alors été confrontés à l’impossibilité généralisée de nous faire entendre. Nous avons progressivement pris conscience des enjeux politiques et sociaux cachés derrière ces questions linguistiques.

    QUESTIONS PRIMORDIALES

    -Pourquoi Pop ?

    Eux deux : C'est pop, parce que c'est populaire, par essence. Tout le monde possède une orthographe et chacun a un avis et un vécu à ce sujet. C'est un de ces objets intimes qui font partie du quotidien.

    C'est pop, parce que cela ouvre des perspectives et prend le contrepied d'un sujet confisqué et trop souvent abandonné à une pensée élitiste ou académique. Il s'agit d'un exercice de pop linguistique.

    C'est pop, parce que c'est décontracté.

    -Pourquoi iconoclaste ?

    Eux deux : C’est iconoclaste parce que l'orthographe française est un dogme. Elle n'est pas susceptible d'être remise en question. Or, la liste de ses absurdités est longue.

    C’est iconoclaste, parce que nous proposons au public d’interroger ensemble et en profondeur les règles de l’écriture de la langue et leurs conséquences sur la construction de nos identités sociales.

    C’est iconoclaste, parce que cela met en question des mécanismes inculqués depuis notre plus tendre enfance. Est-ce toujours un bon outil ?

    Quand un outil n'est plus au service de l'homme, mais que c'est l'homme qui est au service de l'outil, est - ce toujours un bon outil ?

     

     

    ECHOS

    « L’orthographe de la plupart des livres français est ridicule...l’habitude seule peut en supporter l’incongruité !

    (Voltaire)

    « L’orthographe, divinité des sots »

    (Stendhal)

    « Y croire comme aux mathématiques. N’est pas nécessaire quand on a du style »

    (Gustave Flaubert)

     

     

     PARCOURS D ‘ARNAUD HOEDT & JEROME PIRON

     

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     Eux deux : Nous avons été profs de français. Sommés de nous offusquer des fautes d'orthographe, nous avons été pris pour les curés de la langue. Pourtant, nos études de linguistique nous ont appris que la norme orthographique française est très souvent arbitraire et pleine d'absurdités. Nous avons tenté de le dire. Nous avons alors été confrontés à l'impossibilité généralisée de nous faire entendre. Nous avons progressivement pris conscience des enjeux politiques et sociaux cachés derrière ces questions linguistiques.

    Après avoir partagé ce constat avec le metteur en scène Arnaud Pirault (fondateur du collectif Groupenfonction/Tours), nous avons décidé de créer un spectacle. Durant plus d'un an, nous nous sommes replongés dans des ouvrages théoriques, nous avons recueilli des témoignages et rencontré des linguistes et des pédagogues.

    Une fois le travail d'écriture achevé, nous sommes rejoints par l'artiste graphique Kévin Matagne qui réalise avec nous les accessoires, les projections et prend en charge la dimension esthétique du spectacle.

    La résidence à Marseille a été également l'occasion de mettre le texte à l'épreuve du plateau et de jeter les bases de la future mise en scène du spectacle.

     

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     Et pendant des mois et des mois, ils vont mettre au point leur spectacle : une forme courte.

    Eux deux : Depuis mars 2015, cette forme courte a été programmée en Belgique, en France et en Suisse ainsi qu’à La Manufacture durant les éditions 2015 et 2016 du festival d’Avignon.

    Aujourd’hui, nous proposons de partager avec le public la forme complète du spectacle.

     

    LA CONVIVIALITE

    Et ce spectacle, car il s’agit bien d’un spectacle inattendu et tout à fait passionnant ,

    s’est livré au public ce mardi soir.

    Un triomphe bien mérité.

    Cette « leçon » nous appris énormément de choses sur ce mot « ortographe », non, cela s’écrit autrement   « orthographe »

     LA CONVIVIALITE

    Un fragment de soirée entre amis pour flinguer un dogme qui s’ignore. Car oui, l’orthographe est   un dogme intime et lié à l’enfance. Un dogme public qui détermine un rapport collectif à la culture et à la tradition.

    Outil technique qu’on déguise en objet de prestige, on va jusqu’à appeler ses absurdités des subtilités.

    Passion pour les uns, chemin de croix pour les autres, il est sacré pour tous. Et pourtant, il ne s’agit peut-être que d’un énorme malentendu.

    L’intention  de la démarche : permettre au public de s’autoriser un discours critique sur l’orthographe, de s’interroger sur ses enjeux démocratiques .

    Quant à l’approche pop du spectacle ? C’est sous une forme décontractée que Arnaud Hoedt et Jérôme Piron prennent le contrepied d’un sujet confisqué et trop souvent abandonné à un pensée élitiste ou trop académique !

     

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     LA CONVIVIALITE

    En plus du spectacle habituel, de nombreuses personnalités viennent participer au spectacle : sociolinguiste, professeur

    Spécialiste en politiques linguistiques, professeur de didactique et combien d’autres.

    Le but : aborder autrement l’orthographe

    Prenez contact avec le Théâtre National : 02 / 203 41 55

    Le spectacle dure 90 minutes.

    Le duo Hoedt-Piron est d’une compétence incroyable. Un fameux travail de mémorisation ! On s’amuse et on rit beaucoup. Et l’on prend un maximum de notes.

    Des séries de mots mal orthographiés s’enchainent sur le grand écran. C’est la joie dans la salle Jacques Huisman

     

     

     GENERIQUE

    Avec Arnaud Hoedt & Jérôme Piron

    Création video : Kévin Matagne

    Co- mise e scène : Arnaud Piron et Clément Thirion

    Aide à la mise en scène : Dominique Breda

    Assistante : Anais Moray

    Conseiller artistique : Antoine Defoort

    Régiceur video et son (ERREUR - «  régisseur s’écrit avec deux « s » et non un c) : Michel Ransbotyn

    Régisseur lumière : Guillaume Rizzo & Jacques Perera

    Régisseur video et son :Kevin Matagn

    Développement du projet et diffusion : Habenus Papam/ Cora-Line Lefèvre et Julien Sigard

    Création et Production : Compagnie Chantal & Bernadette

    Co-production : Théâtre National/Bruxelles

    Avec le soutien de l’Ancre à Charleroi, du Théâtre La Cité/Marseille, de la Bellone/Bruxelles et de la Cie La ZouZe/Marseille

    A NOTER DANS L’IMMEDIAT

    Le cinéma Galerie propose, avec la complicité des artistes du Théâtre National, un film en lien avec leur création..

    Projection 03/10/16 « The Lobster de Yorgos Lanthimos .

    La projection sera suivie d’une rencontre avec les interprètes.

    A vous renseigner au plus vite...

    LA CONVIVIALITE

    Jusqu'au 15/10/16

    THEATRE NATIONAL

    Boulevard Emile Jacqmain 111-115 – 1000 Bruxelles

    Infos Réservations : 02 / 203 41 55

     

     

    Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe » merci de votre attention. Méfiez-vous de votre orthografe , pardon , votre orthographe...

    Notre moment de séparation : Ce samedi 01/10 à 21h sur TV5monde : un documentaire palpitant de Valérie Inizan et Jérôme Bréhier : JULIETTE GRECO.

    Une destinée étonnante ! Une chanteuse fascinante !

    Je l’ai interviewé de nombreuses fois, et chaque fois, j’ai passé un moment des plus délicieux..

    Bonne vision à Vous !

    Voici Juliette . Je l’adore !

    A tout bientôt !

    Roger Simons


     

     

     

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  • LES LARMES DE NIETZSCHE (COMEDIE CLAUDE VOLTER)+ KAWRAL

     

     D’après le roman d’Irvin Yalom «  Nietzsche a pleuré »

     Adaptation  en français : Michel Wright 

     

     

     

      IRVIN YALOM (L’AUTEUR)

     Né à Washington le 13 juin 1931, issu d’une famille juive d’origine russe émigrée aux Etats-Unis peu après la Première Guerre Mondiale...`

     FRIEDRICH NIETZSCHE

    « Deviens ce que tu es ! » 

    Nietzsche s’est éteint le 25  août 1900, à l’âge  de 56 ans après plus de dix années passées dans un état quasi végétatif.

    Aujourd’hui encore, les causes de sa mort restent mystérieuses.

     Dr JOSEF BREUER

     Le plus grand médecin autrichien, né en 1842 et mort à Vienne en 1925.

    Il ‘est fait d’abord connaître comme médecin hospitalier et chercheur en physiologie. Il a été l’un des premiers à lier l’organe de l’ouïe avec le sens de l’équilibre.

    C’est vers ce médecin que Nietzsche se tournera pour trouver un apaisement a ses maux.

    SIGMUND FREUD

    Né en 1856 à Freibourg, en Moravie, il devait recevoir  à 74 ans le prix Goethe pour sa collaboration à la littérature  germanique. Cela n’a pas empêché les nazis de brûler ses livres dès leur arrivée au pouvoir en janvier 1933.

    Six ans plus tard  le 23 septembre 1939,  atteint d’un cancer, il mourra  de doses de morphine administrées à sa demande et avec l’accord de son épouse.

     LIENS

    Le roman de Yalom   «  When Nietzsche wept » a été adapté  au cinéma en 1997 et réalisé par un cinéaste américain peu connu : Pinchas Perry.

     
     

     Un deuxième film qui relate un événement qu’aurait – paraît-il été vécu par Nietzsche dans les jours qui ont précédé son internement en hôpital psychiatrique

    « Un cocher maltraite son  cheval. Un passant s’approche, plonge son visage dans la crinière de l’animal, éclate en sanglots et s’effondre. »

    Cet homme, c’était Nietzsche ! Une longue séquence du film de Béla Tarr.

     

     

     Titre du film « When Nietzsche wept » traduction : «  LES LARMES DE NIETZSCHE.

    Reste encore un personnage  important dans la vie amoureuse du Dr Breuer : Mathilde,  son épouse. 

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     Cette dernière aurait convaincu Breuer de s’occuper de Nietzsche qui, ne s’étant jamais remis de son échec sentimental avec elle, se trouvait au plus mal, tant physiquement que psychiquement.

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     Il a été dit que Freud et Mathilde auraient été attirés l’un vers l’autre, mais rien ne permet  de le préciser. Cela se sent clairement dans la pièce qui se joue en ce moment à la « Comédie  Claude Volter. »

    Au –delà du bien et du mal

    Le film de l’italienne Liliana Cavani sorti en 1977, que l’on peut associer au cinéma de Nietzsche. Le film n’est pas une stricte adaptation de l’œuvre de Nietzsche mais raconte plutôt la tentative de ménage à trois souhaité par le Dr  Breuer.Ce film est effectivement le départ de la pièce jouée à la Comédie Claude Volter.

     

     LES LARMES DE NIETZSCHE

     Une pièce tout à fait remarquable,  intéressante  passionnante.

     Une nouvelle découverte de ce que l’Histoire raconte sur Nietzsche.

     Michel Wright (adaptateur/metteur en scène) : Il est rare, pour ne pas dire exceptionnel, de rencontrer des textes qui marquent profondément un mode de perception des choses. C’est le cas pour moi, à la lecture du roman de Yalom.

    Ce roman est un «best seller » et ma méfiance naturelle m’a toujours éloigné de ce genre de littérature.

    Or ce bouquin fut abandonné, oublié dans ma voiture par une femme que je déposais à l’aéroport. Il trainait là. Je l’ai lu, en français et en anglais.

    Et il a d’une certaine manière changé ma vie !

    Voilà l’histoire exceptionnelle, elle aussi, de mon rapport à ce roman.

    Et naît cette pièce superbe, l’une des pièces chef d’oeuvre de la saison théâtrale sur tous les plans : le texte, la mise en scène, l’interprétation ! Du vrai théâtre, solide, percutant !

    Michel Wright : Mais tout ceci n’aurait été possible sans l’énergie générée au sein des « Utopies en marche » , collectif d’acteurs emmené  par Jean-Claude Idée et qui a coproduit ce beau projet.

    LES LARMES DE NIETZSCHE

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     La pièce se déroule en plusieurs tableaux, qui chacun contient des tranches de vie  des personnages : entre Breuer et Nietzsche,  Mathilde et Breuer,  Freud et Mathilde et bien entendu , et se trouvent ici les séquences les plus importantes de la pièce : les rencontres intensément dramatiques entre Breuer et Nietzsche.

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     Rosalia  Cuevas  fait vivre Mathilde.

     Benjamin Thomas,  le jeune  Sigmund Freud.

     

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     Jean-Claude Frison, le Dr Josef Breuer.

     

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     Yves Claessens, Friedrich Nietzsche !

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     Ils sont excellents tous les quatre, avec tout de même un coup de chapeau complémentaire à Jean-Claude Frison, adoré par le public (On n’oublie pas le « Frison « du National et du Parc) et Yves Claessens , un «  Nietzsche » d’une présence extraordinaire, entré dans la peau du personnage d’une manière vibrante, éclatante , pathétique , poignante.

    Deux grands talents confirmés que nous espérons de retrouver sur les planches de nos théâtres.

    Michel Wright : J’avais parlé de ce projet à Jean Claude  Frison et lui avais demandé ce qu’il pensait de l’adaptation, il m’avait répondu que le rôle le passionnait et qu’il souhaiterait le jouer. Une chance exceptionnelle pour moi !

    Exceptionnel aussi de travailler avec mon ami de longue date, Yves Claessens avec qui j’avais très rarement travaillé.  Il est l’acteur idéal pour incarner Nietzsche. Il est formidable !

    D’autant plus qu’il forme avec Jean-Claude un duo d’exception !

    Un autre bonheur encore pour moi : Rosalia Cuevas !

    C’est ma première collaboration avec cette immense actrice que j’admire depuis que je vais au théâtre.

    Quant à Benjamin Thomas,  il a été mon  étudiant. Il m’a demandé de jouer dans une pièce où il incarnerait un rôle important. Cela ne m’était jamais arrivé qu’un étudiant me fasse une telle proposition.

     

    LES LARMES DE NIETZSCHE/ADAPTATION/MISE EN SCENE.

    Michel  Wright, je le connais depuis longtemps et j’ai vu la plupart des pièces qu’il a mis en scène. Un travail toujours soigné, de qualité ,  discret. Et il le prouve cette fois avec  « Nietzsche »

    Michel a  signé plus de quarante mises en scène , entre autres : «  Dracula » , "Love Letters  » , «  A l’école Rita »  ,   « Mémoires de deux jeunes mariées", «  Maison de Poupée » «  et plus près de nous : «  Sentiments provisoires »

     Il est à la fois comédien, animateur, écrivain, professeur au Conservatoire de Bruxelles et à l’IAD.

    Bravo Michel !

     

    Nietzsche le philosophe !

    Nietzsche le psychologue !

    Nietzsche le psychiatre !

    Cette pièce est une rencontre au sommet entre Nietzsche et Breuer ! Captivant ! Exaltant !

    Une rencontre imaginaire entre ces deux personnages entrés dans l’Histoire !

     

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     Une analyse directe  disséquée  sur Nietzsche.

    Une écriture  fluide,  simple, claire.

    Une longue conversation d’une intelligence sans pareille

    Des dialogues serrés, enlevés, saisissants !

     LES LARMES DE NIETZSCHE

    Scénographie et mise en scène : Michel Wright

    Création Lumière & Régie : Sébastien Couchard.

    Assistante à la mise en scène : Sofia Pinero

    Une coproduction de la Comédie  Claude Volter et les Utopies en marche.

    Conception du programme : Jean-Claude Seynave

    Video : Théâtrisez-moi.

    Avec

    Jean-Claude Frison, Yves Claessens, Rosalia Cuevas et Benjamin Thomas.

     

    LES LARMES DE NIETZSCHE

    Jusqu’au 16/10/16

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     COMEDIE CLAUDE VOLTER

     Avenue  des Frères Legrain 98  - 1150  Woluwe Saint-Pierre

     Infos Réservations : 02 / 762 09 63

     

    Amis  de l'émission/blog " Les Feux de la Rampe " , merci pour votre attention et votre fidélité.

    Notre moment de séparation :Ces vendredi 30/09 et samedi 01/10: KAWRAL  au Théâtre 140  - Avenue Plasky 140, à 20h30(Réservation : 02 / 733 97 08)

    Rencontre de deux univers  : d'un côté , cinq musiciens , ensemble musical polymorphe, et de l'autre : cinq danseurs burkinabè.

    Les voici , en avant-première.

    Bonne soirée et à tout bientôt !

    Roger Simons


     

     

     

     

     
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  • LE PROCES EN HERESIE DE FEDERICO GARCIA LORCA (THEATRE LA CLARENCIERE)+(film)THE ARTIST

    Amis de l'émission/blog " Les Feux de la Rampe ", bienvenue à Vous  à la découverte d'un livre et d'une pièce sur Federico Garcia Lorca.

    Un peuple qui ne soutient pas et n’encourage pas son théâtre, s’il n’est pas mort , il est moribond !

    Il faut agir donc pour le bien même du théâtre, pour la réputation et la dignité des interprètes.

    (Federico Garcia Lorca)

     

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    Une pièce de José Perez , fils de républicain espagnol, collaborateur de nombreux médias tant belges qu’espagnols, traducteur , auteur de plusieurs conférences sur Jean Ferrat, Brel, Clara Campoamor , vice-président de la Maison de la Laïcité de Bruxelles, conseiller municipal à Saint Gilles.

    Un comédien ! Un chanteur ! Et il le montre dans sa pièce qui se joue au Théâtre La Clarencière.

    Le texte intégral de la pièce figure dans l’ouvrage publié aux Editions Naranjo.

    Je vous conseille vivement de vous le procurer.

    C’est intéressant et passionnant !

     

     

    RESUME

    Le drame met en parallèle et confronte deux périodes sanglantes souffertes par l’Espagne.

    Le franquisme, responsable de l’exécution d’un des poètes les plus emblématiques du XXème siècle, se mêle ici avec l’Inquisition espagnole du XVème siècle.

    A travers un procès imaginé contre Garcia Lorca, les époques se croisent et les odieuses accusations restent tristement les mêmes...

    Les voix des amis de Lorca (chanteurs, musiciens, auteurs), et celle de l’accusé, s’égosillent pour faire entendre leurs arguments.

    Ce sont les derniers cris d’espoir et d’amour lancés à la face de juges aveuglés par leur foi.

    NOTE D’INTENTION

    « Le drame au début, nous ne voulions ni le voir , ni le croire... »

    José Perez (l’auteur) :C'est par ces mots que Louis Aragon décrit le début de la guerre civile espagnole, déclenchée en 1936 par le putsch militaire de Franco. ! Et c'est au début de ce conflit, quelques semaines plus tard, que Federico Garcia Lorca est assassiné par des rebelles nationalistes d'extrême droite.

    Lorca n’a jamais bénéficié du moindre procès. Il est mort dans des conditions plus ou moins connues, alors que la guerre civile d’Espagne venait d’éclater. ! C’est en m’imprégnant de l’œuvre de Lorca, que j’ai eu l’idée de constituer le drame de la vie du Rossignol andalou à travers la mécanique bien rodée d’un procès d’Inquisition. Il reprend toutes les étapes qui vont de la présentation de l’hérétique, de l’Inquisiteur, de l’autodafé à l’exécution et à la mise à l’index des œuvres du poète.

    Tels les hérétiques du temps passé, les Parfaits, les Cathares du Languedoc, Lorca menait une croisade à contre courant de tout, et même si aucun juge ne s’est prononcé sur son sort, ceux de son temps se sont permis de mener le procès le plus terrible qui soit : celui où la défense n’a pas voix au chapitre. Nous fêtons cette année les 80 ans de la mort de Federico Garcia Lorca. Nous souhaitons commémorer cet anniversaire afin de rappeler que l’atrocité est toujours susceptible de se répéter, de siècle en siècle.

     

     

    LE PROCES EN HERESIE DE FEDERICO GARCIA LORCA

    Un texte passionnant ! Une pièce attachante !

     

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    Sur scène, aux cotés du Grand Inquisiteur, un greffier (l’alguazil) assure la partie administrative du procès et le respect de la procédure. Tout ce petit monde prête serment et puis la vie de l'accusé est mise à nu. Son état civil, sa vie, sa famille, ses engagements, ses amis, les amis de Lorca qui apportent leurs témoignages, à décharge évidemment. Rafael Alberti, Miguel Hernandez, Gabriel Celaya ou Antonio Machado, tous compagnons d'armes artistiques de Lorca.

    Sont aussi évoqués Salvador Dali, Luis Buñuel, Manuel de Falla... Des chansons issues du folklore traditionnel espagnol sont au programme. Paco Ibañez notamment est mis à l'honneur. La torture fait partie intégrante d'une procédure d'inquisition et Lorca est obligé, en ce sens, d'écouter le lamento lent de ses amis qui se morfondent de sa disparition prochaine ! L'abjuration et l'acte de foi, mieux connus sous le vocable d'autodafé,         sont au programme dès lors que le poète andalou s'entête à vouloir donner une place à la femme dans sa poésie, et dans la société espagnole tout court. Le Grand Inquisiteur emploie toutes les ruses pour faire fléchir Lorca : La perfidie et l'hypocrisie. Le mensonge même pour soutirer de l'argent à la famille du poète. ! Allégoriquement, c'est la tyrannie qui est fustigée : quarante ans de dictature sanguinaire de la part de Franco, l'ami d'Hitler et de Mussolini. Quarante ans de nuit noire pendant lesquelles les œuvres de Lorca sont interdites.

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    EN SCENE : QUATRE PERSONNAGES

    En tête Federico Garcia Lorca interprété par une comédienne.

    - Pourquoi avoir choisi une femme pour représenter Lorca ?

    José Perez : J’ai choisi délibérément une femme pour tenir le rôle du poète. D'abord parce qu'on sait que Federico avait une grande sensibilité féminine, mais aussi parce l'œuvre du Rossignol andalou n'existerait sans doute pas sans sa condition de marginé sexuel (Ian Gibson, spécialiste de l'œuvre et de la vie de Lorca) dans une Espagne ultra-conservatrice et sans tout ce qu'il éprouvait de maternel pour les exclus du système. "Je serai toujours du côté des plus pauvres", disait-il. On peut noter d'ailleurs que tout le théâtre de Lorca n'est qu'une ode à la femme. De Doña Rosita à la Savetière prodigieuse en passant par Bernarda Alba ou Mariana Pineda, le héros "lorcaïen" est toujours une femme. Sur les planches, ses héroïnes se meuvent, se battent, luttent contre l'injustice d'une société ankylosée, paralysée même et fermée à leur bonheur.

    Le combat féministe prend toute sa dimension lorsque Franco retire le droit de vote aux femmes, devenues simples machines d'une terrible organisation de la société.

    « Par un juste retour des choses, représenter Lorca sur scène ne pouvait se faire qu'à travers les traits d'une femme au cœur fort de toute sa poésie, empli de l'âme du poète, capable d'une émotivité à fleur de peau. Dali disait de Lorca qu'il était fin, galant et d'une excessive beauté. Le génie moustachu écrivit un jour au poète : « je viendrai un jour te chercher pour peindre ton visage de mer » (de mère ?). Et il s'exécute en dessinant un Lorca au bord de l'eau semblable à une déesse nue. Et c'est en voyant le croquis que Federico répond à Salvador : « je loue la direction si ferme de tes flèches. »

    L'auteur a délibérément choisi une femme pour tenir le rôle du poète. D'abord parce qu'on sait que Federico avait une grande sensibilité féminine, mais aussi parce l'œuvre du Rossignol andalou n'existerait sans doute pas sans sa condition de marginé sexuel (Ian Gibson, spécialiste de l'œuvre et de la vie de Lorca) dans une Espagne ultra-conservatrice et sans tout ce qu'il éprouvait de maternel pour les exclus du système. "Je serai toujours du côté des plus pauvres", disait-il. ! Notons d'ailleurs que tout le théâtre de Lorca n'est qu'une ode à la femme. De Doña Rosita à la Savetière prodigieuse en passant par Bernarda Alba ou Mariana Pineda, le héros "lorcaïen" est toujours une femme. Sur les planches, ses héroïnes se meuvent, se battent, luttent contre l'injustice d'une société ankylosée, paralysée même et fermée à leur bonheur.

    Le combat féministe prend toute sa dimension lorsque Franco retire le droit de vote aux femmes, devenues simples machines d'une terrible organisation de la société.

     

     

    Par un juste retour des choses, représenter Lorca sur scène ne pouvait se faire qu'à travers les traits d'une femme au cœur fort de toute sa poésie, empli de l'âme du poète, capable d'une émotivité à fleur de peau. Dali disait de Lorca qu'il était fin, galant et d'une excessive beauté. Le génie moustachu écrivit un jour au poète : « je viendrai un jour te chercher pour peindre ton visage de mer » (de mère ?). Et il s'exécute en dessinant un Lorca au bord de l'eau semblable à une déesse nue. Et c'est en voyant le croquis que Federico répond à Salvador : «  je joue la direction si ferme de tes flèches »...

    LE PROCES EN HERESIE DE FEDERICO GARCIA LORCA

     

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    Excellente adaptation théâtrale de l’œuvre de Lorca, en langue française par José Perez.

    Le livre contient tout le texte intégral ainsi que de nombreuses note et commentaires.

    « Il faut agir donc pour le bien même du théâtre, pour la réputation et la dignité des interprètes... »

    (Federico Garcia Lorca)

    Magnifique interprétation des quatre acteurs.

    Les principaux thèmes traités dans cette pièce : l’amour, la fierté, la passion mais aussi la peur, la cupidité l’injustice et la mort.

    L’EQUIPE

    Laurence Briand (dans le rôle de Federico Garcia Lorca)

    François Mairet (le grand inquisiteur)

    Marguerite Topiol (témoin)

    Ruy Perez (l’alguazil)

    Mise en scène : Laurence Briand et Marguerite Topiol

    Assistanat à la mise en scène : Marguerite Topiol

    Chorégraphie : Rosalie Carmona

    Auteur et chant : José Perez

    « Un peuple qui ne soutient pas et ‘encourage pas son théâtre, s’il n’est pas mort, il est moribond... »(Federico Garcia Lorca)

    LE PROCES EN HERESIE DE FEDERICO GARCIA LORCA

    Jusqu'au 01/10/16

    THEATRE LA CLARENCIERE

    Rue du Belvédère 20- 1050 Bruxelles

    Info Réservation : 02/640 46 70


     

     Amis de l’émission/blog » Les Feux de la Rampe, merci de votre présence et votre assiduité.

    Notre moment de séparation : Demain mercredi à 21h15 , sur LA TROIS RTBF, nouvelle diffusion du fameux film "THE ARTIST"

    Un film remarquable, muet , formidable déclaration d’amour pour le 7ème Art.

    Avec Jean Dejardin et Bérénice Bejo.

    Bonne soirée et à tout bientôt !

    Roger Simons

     
     

     

     

     

     

     

     

     

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