• SAINTE DANS L'INCENDIE-LAURENT FRECHURET -LAURENCE VIELLE + EVITA

     

    Amis de l'émission/blog " Les Feux de la Rampe ", bienvenue au blog.

    Une pièce particulière , programmée sur ce blog il y a quelques semaines.

    Je la republie afin de vous faire voir les photos de la comédienne , Laurence Vieille.

    Cette pièce va être rejouée au Festival Bruxellons le vendredi 09/09.

    Je vous la recommande chaudement , tant pour la qualité du texte que pour l'interprétation de la comédienne.

    « Honni soit qui symbole y voit ! » (Samuel Beckett)

     

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    SAINTE DANS L'INCENDIE

    Un spectacle étonnant , inédit d’après l’œuvre de Laurent Fréchuret, vécu  donc par Laurence Vielle, l’une de nos grandes comédiennes belges .

    Avec sa voix toute particulière, attachante, elle nous confie ce poème dramatique pour jeux, voix et corps humains.

    C’est superbe ! D’une rareté exceptionnelle !

     

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    EXTRAIT DE L'ouvrage(1)

    C’est l’enfance d’une évasion. Domrémy, frontière de Lorraine, bord de Meuse, pays rural dans un monde étranger. Cent ans de guerre dans un sentier peureux.

    Née à trois heures sous les forceps, Jeanne sur la peau de qui on peut déchiffrer cette tache de naissance : « Tu vieilliras mal. »

    Petite enfant, Jeanne prie, Jeanne supplie, au pied d’une grue ou d’une jambe de pantalon. Dès le début, le sentiment d’avoir un mur mitoyen avec Dieu.

    L’enfance de l’art, c’est de grandir à Domrémy, de vivre des fleurs fanées. Chaque jour, tapie dans les jonquilles, fumer un épi, froisser un papillon. Au soir avaler un bol de lait, monter dans le lit, se couvrir, basculer.

    « Je suis une cocotte-minute. »

    Laurent Fréchuret(l'auteur) : «Sainte dans l’incendie » est une fantaisie héroïque, une suite de variations sur une petite paysanne de légende, brûlée par la vie, traversée par des voix oubliées, échafaudant une autre histoire de France, faisant théâtre de tout. La traversée au pas de course d’une petite vie infinie. Il s’agit d’une rêverie éveillée, d’une action d’enchantement, des intuitions d’une ignorance infuse, d’art naïf, d’une fraternité dans les ruines, d’un amour anachronique, d’un hommage au jeu du fou au pied du bûcher, d’une confidence, d’une lutte joyeuse, d’un dialogue public. L’ombre d’une chance. De la matière pour une athlète du verbe.

    EXTRAIT  de l'ouvrage (2)

    « Je tisse d’étranges tapisseries que je défais quand je ris. » Jeanne pourrait rester là des siècles à mâcher son épi en guise de paradis.

    Mais à treize ans les premières voix font irruption à même la vie. Marie ouvre la bouche et tout s’éteint. La Vierge parle à Jeanne (Seigneur sa voix résonne comme dans une salle de bains), elle la chérit, quel mal de tête, quelle audace, et si fière, quelle honte. Jeanne grimace et de toutes ces voix fait un paquet aussitôt mis aux oubliettes.

    Trois jours, et de nouveau la Vierge se déverse dans son oreille. Seule Jeanne la voit, Sainte Vierge au milieu des vendangeurs. Elle paraît si jeune. Jeanne se cache dans les fougères...

     

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    Laurent Fréchuret : L’acteur est une pièce majeure de la machine fabuleuse à inventer ensemble. Il faut sans cesse le rappeler. Sans lui, l’auteur reste dans son livre, le metteur en scène dans son désir, et le spectateur exclu du festin. C’est la présence vibrante de l’acteur, ce vivant sur scène relié aux vivants dans la salle, qui est le révélateur de choses intimes.

    Il y a deux ans, le travail avec la comédienne Laurence Vielle a été le révélateur de quelque chose de très personnel qui revient de loin : un poème d’une vingtaine de pages, que j’avais écrit il y a plus de dix ans, à partir de plusieurs milliers de fragments annotés dans des carnets. Leur montage/collage autour de la figure rayonnante de Jeanne d’Arc en comédienne traversée par des voix, en confidente visitant l’humanité, en chef de troupe théâtrale, fut baptisé Sainte dans l’incendie. Laurence Vielle l’accoucha sur scène avec une présence si juste, presque troublante, que je suis convaincu de l’avoir écrit pour elle… avant de la connaître. Avec son corps, sa voix et sa sensibilité, elle a concrètement engagé un dialogue public à partir de l’intime journal poétique que je lui confiais. Dans notre monde en crise, où les causes de la peur et de la solitude sont nombreuses, je suis plus que jamais étonné et gourmand de théâtre, art collectif pour lequel nous sommes toujours à la recherche d’autres vivants. A l’autre de me dire un peu mieux qui je suis. A d’autres de nous révéler.

    EXTRAIT DE L'OUVRAGE  (3)

    Jeanne court effervescente à la maison tout déverser. Elle a fait la découverte du ciel et ne peut plus faire un pas sans tomber sur lui. « Je suis une hallucinée. »

    Sa mère en pleurs parce qu’il y a les vignes et le troupeau qui se disperse et que tout est là pour travailler la vie en bouquets. – « Il te faudra bien faire un beau jour comme tout le monde, attendre le soleil, la pluie, l’ange agricole et les siècles des siècles, inhumaine, ne te cherche pas de malheur dans les rêves, ne t’invente pas de marques, refuse à ton corps ce chômage, prends en honte ce monologue de sourde, ce luxe de double vie, il suffit de vivre brave et de mourir dans du linge propre. »

    La mère crie au nez de la famille – Jeanne s’en va. Tout est foutu. Elle veut refaire l’histoire de France.

    Un frelon pénètre par la fenêtre...

     

    INTERVENTION DE LAURENCE VIELLE

     

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    Laurence Vielle : Quelque chose qui s’échappe de mon corps, de mon geste, de ma voix, pour apparaître sur le plateau… Quelque chose de trouble peut-être ou intime… Un peu comme un négatif qu’on plonge dans le révélateur… il y a la voix qui sort de moi sur le plateau, pas tout à fait la mienne, pas tout à fait étrangère non plus, mais un peu autre parce qu’elle est plus ample il faut plus d’énergie pour la faire sortir et cette voix-là me relie à d’autres moi comme une sève qui me traverse et puis tremblent les branches les bras les pieds battent la mesure des mots et ça m’échappe, c’est une traversée une danse et en sortant de scène je me sens toute en éveil ouverte comme si j’avais des yeux derrière la tête et des racines. Et puis, il y a aussi ce que chaque écriture dans laquelle je plonge révèle de moi, du monde, un autre découpage du monde, une autre respiration du monde réenchantée je suis renaissante par la voix de l’autre.

     

    EXTRAIT DE L'OUVRAGE (4)

    Nous sommes tout entier dans les contes de fées. À Chinon Jeanne va droit au Dauphin caché parmi ses seigneurs et lui dit « Viens avec moi si tu veux à la grande église de Reims. » On lui prépare une coupe. Tout en la vidant, familière de ses voix, sûre de leur conseil, Jeanne se défait au jeune roi de quelques secrets près de la cheminée. « Je viens de 412. » Deux feuilles grésillent. Âmes réunies, à tâtons, sur une jetée infinie. Les yeux brillent la valeur d’une ronde. Les pieds se frôlent sous la table, les mains dessinent des cathédrales sur la nappe. Et voilà le grillon, comme un bronze humain incluant l’œil d’un oiseau effrayé, penchée vers la coupe vide.

     

    SAINTE DANS L’INCENDIE

    « C’est l’enfance d’une évasion. Domrémy, frontière de Lorraine, bord de Meuse, pays rural dans un monde étranger. Cent ans de guerre dans un sentier peureux. Née à trois heures sous les forceps, sur un pied au beau milieu des tombes, Jeanne sur la peau de qui on peut déchiffrer cette tache de naissance : Tu vieilliras mal. Petite enfant, Jeanne prie, Jeanne supplie, au pied d’une grue ou d’une jambe de pantalon. Dès le début, le sentiment d’avoir un mur mitoyen avec Dieu. »

    Texte et mise en scène : Laurent Fréchuret

    Lumière : Eric Rossi

    Musique : Dominique Lentin

    Directeur de production : Slimane Mouhoub

    Production déléguée :Théâtre de l’incendie

    Co-production : Théâtre de Sartrouville et des Yvelines-CD

    Le texte est publié aux Editions « Les Solitaires intempestifs »

    Avec la participation exceptionnelle de Laurence Ville, une comédienne singulière, poétique, comme traversée d’images (des paysages rudes et rocailleux, de vastes clairières, l’intensité des flammes).

    Laurence, que j’applaudis avec ferveur dans tous ses spectacles est étonnante. Elle habite complètement l’écriture de Laurent Fréchuret. »

    Jean-Pierre Thibaudat : Fréchuret écrit sur Jeanne comme un jazzman improvise sur un motif [avec] l'art de déboîter les phrases, de créer des collisions de vocabulaire, de chavirer les temps, de faire du neuf avec du vieux. Après avoir assisté à cette rencontre au sommet en Jeanne et l'actrice, difficile d'imaginer l'interprétation de cette fantaisie historique autrement que dans le corps de Laurence Vielle. Elle est toute entière à sa proie attachée. Et pour les siècles des siècles. »

    REACTIONS

    Armelle Héllot (Le Grand Théâtre du Monde)« Ce texte est beau. Il a un ton. On y distingue une voix. On est subjugué. On n’en perd pas un mot. Elle est là, Laurence Vielle, elle-même poète.

    Laurent Fréchuret peut dire qu’il ne s’intéresse pas vraiment à Jeanne d’Arc : dénégation. On comprend qu’il s’intéresse passionnément à cette interprète, à ce médium de sa parole, à cette artiste qui donne vie, corps, paroles, densité et lumière à cette Jeanne d’Arc réinventée encore. »

    Laurence Vielle est une voix, un regard, une présence, une intelligence du récit et par delà le personnage : on est saisi. Tout ce qu’offre Laurence Vielle subjugue. On ne perd pas un mot, un soupir. Une heure durant, on l’écoute fasciné. Un grand moment de pure poésie et de théâtre. »

    J’adhère complètement aux propos louangeurs et dithyrambiques, exprimés par Armelle Héliot..Ses propos sont bien mérités.

    Laurence Vielle, née à Bruxelles en 1968, est comédie et auteure dramatique, qui aime les mots et les écritures des autres.

    Laurence Vielle est d’une grande générosité et d’une grande simplicité.

    Elle est passionnée et passionnante...  !

     

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     A la fin de la pièce , Jeanne connaît la fascination pour le feu qui va la dévorer, la détruire, mais aussi la révéler. Au cœur des flammes elle va vivre ses dernières visions, entendre ses dernières voix, lancer ces derniers mots avant que son corps ne tombe en fragments. Comme le poème, qui, né de fragments rassemblés par une figure rayonnante se disperse et se fragmente à nouveau dans le feu final.

     

    SAINTE DANS L’INCENDIE :  UNE PIECE (ET UN LIVRE) HORS HABiTUDE.

    (Edition spéciale de l’émission/blog « Les Feux de la Rampe »)


     

    Cette chanson est un cadeau de Laurent Voutzy.

    Amis de l'émission/blog " Les Feux de la Rampe " , un grand merci  d'avoir pris connaissance  de cette pièce  et qui sait , peut-être de vous rendre au Festival  pour applaudir Laurence Vieille.

    Au passage   je vous rappelle que la comédie musicale qui fait fureur  au Festival EVITA  est prolongée de quelques jours.

    Mille bravo à tous !


     

     

     

     

     Bruxelles le vendredi 09/09Bruxellons

     

     

     

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  • AU SEIN DES PLUS RAIDES VERTUS(FESTIVAL INTERNATIONAL DES BRIGITTINES)

    Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe », bonjour à Vous !

    Une fois encore la danse...

    FESTIVAL INTERNATIONAL DES BRIGITTINES

    L’un des derniers spectacles du Festival :

    « AU SEIN DES PLUS RAIDES VERTUS »

    Chorégraphie : Catherine Gaudet

    L’été dernier, le Festival avait fait découvrir Catherine Gaudet, jeune chorégraphe de Montréal, avec « Je suis un autre ». Elle approfondit et déroule ici tout son univers. « Au sein des plus raides vertus », impossible d’entraver la sainte folie du corps, ses élans électriques, ses ambiguïtés et tout ce qu’il révèle de notre complexité psychique : les relations tendres et tendues, les sensualités virulentes et les émotions à fleur de peau qui enflamment sans cesse les quatre protagonistes de la pièce.

    Le caractère graphique de l’image structure les désordres tandis que les ruptures de jeu et les moments de stupeur apportent une touche décalée et dérangeante qui décolore ce que l’on pourrait prendre pour la réalité des rapports humains.

     

    Auseindesplusraidesvertus_©Mathieu Doyon_light.jpg

     

     FLASH SUR CATHERINE GAUDET

    Le travail de Catherine Gaudet plonge dans les méandres de la psyché humaine et cherche à relever les traces subtiles que laissent les humeurs du monde dans l’inconscient individuel et collectif.

    Son œuvre met en exergue l’enchevêtrement des sensations et des contradictions qui composent l’être et révèle les distorsions qui font vaciller la façade. Avec une physicalité à la fois brute et précise, elle combine subtilement tensions dramatiques, sens de l’absurde et humour noir.

     

    IMAGES VIVANTES

    Des corps jeunes, musclés, deux hommes et deux femmes, pris dans une énergie érotique tandis que se font entendre des chants religieux remixés à la batterie…

     

     

    Le nouveau spectacle de Catherine Gaudet est typique de la danse canadienne d’aujourd’hui : punchy et culottée ! Montréal est devenu en quelques années un lieu de renouveau de la danse contemporaine à travers une génération d’artistes qui se distingue par sa fougue et son dynamisme rock.

    Au sein des plus raides vertus

    Un spectacle pour quatre performeurs, nous embarque par sa fantaisie débridée. L'énergie sexuelle parcourt les corps dans cette pièce maîtrisée qui fait dialoguer le corps pulsionnel et les conventions sociales. Sur fond de morale judéo-chrétienne, un spectacle sexy et animal qui s’affirme.

    Au sein des plus raides vertus

    Quatre danseurs, piégés sans le savoir, avancent dans un espace restreint, manœuvrant dans les limbes de l’intimité, en quête d’une issue. Ils aspirent à la béatitude, et se battent comme des lions pour atteindre leur ciel.

    Au sein des plus raides vertus

    Une petite fenêtre ouverte sur le séjour grandiose et tragique de l’humanité, suspendue quelque part entre quête et perte de foi.

    Le travail de Catherine Gaudet plonge dans les méandres de la psyché humaine. Son œuvre met en exergue l’enchevêtrement des sensations et des contradictions qui composent l’être.

    On ne pourrait passer outre le talent spatial de Catherine Gaudet qui met brillamment en scène l’émotion certes, mais qui sait également les placer dans l’espace pour en faire un tout époustouflant.

     

    GENERIQUE

    Chorégraphie : Catherine Gaudet.

    Danseurs et collaborateurs à la création : Dany Desjardins, Francis Ducharme, Caroline Gravel, Annik Hamel, Sophie Michaud, Gaétan Nadeau

    Directrice des répétitions et aide à la dramaturgie : Sophie Michaud

    Musique : Jacques Poulin-Denis

    Lumière : Alexandre Pilon-Guay

    (Représentations : Dimanche 28 et lundi 29 août / Chapelle / 20h30)

     

    Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe », merci de votre présence  à la lecture et l’écoute de ce spectacle très particulier.

    Deux pièces encore à voir aux Brigittines :

     

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    Ce mardi 30/08 « BLANC » de Vania Vaneau.

    A travers des états de transe et de multiples changements d’apparence, Vania Vaneau explore les strates mentales et physiques qui fondent un individu. Le multiple habite le singulier, de même que la lumière blanche se compose de toutes les couleurs.

     

    Ce mercredi 31/08  »A MON SEUL DESIR »  de Gaelle Bourges

     

     Amonseuldésir_©Danielle Voirin_3881_light.jpg

     

     Le spectacle tire son inspiration d’une série de six panneaux de tapisserie de la fin du XVIè siècle connue sous le nom de La Dame à la licorne, qui présente une jeune fille et une licorne entourées d’animaux et de fleurs. Les licornes sont réputées farouches, ne se laissant approcher que par de jeunes vierges. Le spectacle relance ainsi un des motifs récurrents de l’histoire de l’art européen : la représentation de la virginité des femmes.

    L’humour de Gaëlle Bourges éclaire avec finesse ce rituel de beauté et d’extravagance où des corps sans fard et des visages masqués composent une tapisserie bien vivante. Où des lapins finalement mènent la bacchanale – le désir est impérieux.


     

    (Ce spectacle se jouera aussi le jeudi 01/09)

    Merveilleuses soirées à Vous aux Brigittines.

    Les spectacles sont intéressants et souvent inédit.

    Une autre façon de découvrir la danse !

    Notre moment de séparation : Ce soir à 21h sur La Trois RTBF : «  UNE AUTRE FEMME " de Woody Allen ,avec Gene Rowlands et Mia Farrow...et Woody...

    Un bon moment à passer avec ces deux magnifiques actrices et la découverte d’un Woody méconnu.

    A bientôt !

     

    Roger Simons


     

     

     

     

     

     

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  • WHISPERS(FESTIVAL INTERNATIONAL DES BRIGITTINES)


    Amis de l'émission/blog " Les Feux de la Rampe", bienvenue dans cette chapelle des Brigittines où se déroule le Festival.

    WHISPERS - Cie MOSSOUX -BONTE 

    Un gros succès des plus mérités de par ses qualités et ses découvertes quotidiennes de spectacles de danse provenant de nombreux pays lointains.

    Ce mercredi 24 août, c’est la Belgique qui se présente :

    LE COUPLE

    Depuis leur rencontre en 1985, Nicole Mossoux et Patrick Bonté élaborent des spectacles aux frontières de la danse et du théâtre. La recherche qu’ils mènent, dans la diversité de ses réalisations, tend un miroir à notre inquiétante étrangeté, à nos fantasmes obscurs et interroge les incohérences de notre rapport au monde.

    Le duo qu’ils forment a cette force qui le fait durer, quand chacun prend tour à tour l’initiative d’un projet et que l’autre l’accompagne pour le pousser dans ses derniers retranchements. Ils s’entourent aussi d’interprètes capables de proposer des matières gestuelles qui alimenteront l’écriture des spectacles, ainsi que de musiciens, scénographes, costumiers, dont l’apport se fond inextricablement dans la réalisation des œuvres.

    Durant toutes ces années, les spectacles de la compagnie ont été présentés un peu partout dans le monde.

    Je les suis depuis de nombreuses années et à chaque spectacle, c’est pour moi non seulement un réel plaisir mais aussi une nouvelle découverte inattendue...

    NAISSANCE DE FANTOMES

    « Whispers » ou remue-ménage, tohu bohu, turbulance...

    Au centre de la scène, une silhouette solitaire empruntée à un tableau de Vermeer entraîne avec elle, comme s’extirpant de son corps, des figures fantomatiques qui surgissent ça et là, prenant de plus en plus de place, chuchotant à l’oreille, se dressant dans l’image comme les gardiennes d’un secret.

    Est-ce ces mânes qui errent sans fin, et troublent notre présent avec un irréparable passé ?

    Une femme se tient donc là et elle ne sait plus ce qui parle en elle, de son propre vécu ou de celui de ses ancêtres. Elle tente de décrypter ces bruissements qui ressemblent furieusement à un complot contre le vivant.

    Quelle issue, comment sortir de la chaîne des générations, comment vivre une aube qui ne soit empruntée à la nuit ?

    Whispers , cliquetis d’âme , grondement de souvenirs et les aïeux qui se prennent les pieds dans le tapis.

    Ectoplasmes hâtifs, spectres dégingandés qui apparaissent de façon importune, avec des intentions pour le moins troubles... D’étranges intrusions sonores leur donnent une consistance paradoxale ...

    Nicole Mossoux, qui a exploré dans différents spectacles le rapport à la marionnette, à l’ombre ou à l’objet manipulé, est cette fois en prise avec le monde du son, qui fait écho à ses gestes hantés

    55 MINUTES CURIEUSES ET PASSIONNANTES.


    Une idée bien personnelle de Nicole Mossoux dans ce lieu de la Chapelle qui colle formidablement bien à l’histoire dansée et mouvementée, non seulement imaginée et écrite par

    Nicole Mossoux, mais aussi chorégraphiée et interprétée par elle-même... qui se charge également de la mise en scène, mais cette fois assistée par Patrick Bonté , qui, lui, s’occupe également de la lumière (importante avec le sujet de la pièce)

    Nicole a vraiment un secret dans la danse, elle arrive à lui donner de nombreuses figures .Et elle se déplace d’un coin à l’autre dans cette immense lieu, celui de la chapelle .

    Lumières sombres et ténébreuses.

    Tout paraît étrange !

    Le son joue un rôle prédominant. On entend des bruits épouvantables, d’autres légers mais percutants.

    Les fantômes se manifestent ...dans un noir absolu.

    La femme réapparaît dans de curieux déguisements.

    Excellent travail de Nicole Mossoux.

    WHISPERS

    Un bon et beau moment du Festival des Brigittines qui poursuit son aventure avec bonheur...

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    WHISPERS se joue deux soirs, les 25 et 26 août à 20h30.

     

    DISTRIBUTION

    Nicole Mossoux et Patrick Bonté, ainsi que :

    Bruitage et objets sonores : Mikha Wajnrych

    Microphonie et Musique live : Thomas Turine

    Costumes : Colette Huchard

    Maquillage : Jean-Pierre Finotto

    Scénographie : Johan Daenen

    Lumière : Patrick Bonté

    Régie générale : David Jans.

     

    « WISPERS », spectacle inspiré pour danseuse hantée.

     

    Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe » , heureux de vous retrouver chaque jour près du blog.

    Voici une façon de nous séparer tout en restant près des Brigittines : la vue et l’écoute de ce document fantasmagorique intitulé « La Nuit des Maux «, un poème de Papotin de Brest.

    (retagne / Normandie)

    Une oeuvre en relation avec celle de Nicole Mossoux .

     

     

     Je vous laisse ...Je vous retrouve dans quelques heures...

    Votre réservation, à la petite rue des Brigittines ou par téléphone au numéro 02 / 213 86 10

    A suivre !

    ET LA FETE CONTINUE AU FESTIVAL...

    Jusqu’au samedi 03/09...

    A tout bientôt !

     

    Roger Simons

     
     

     

     

     

     

     

     

     

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