• TRISTESSE ANIMAL NOIR (THEATRE LE PUBLIC) + FRANCOISE HARDY

     

    Un pièce curieuse autant dans sa conception que son écriture, que sa mise en scène.

    THEME DE CETTE PIECE D’ANJA HILLING

     

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    Ça commence comme une série-télé. Trois couples pique-niquent autour d’un feu, dans une forêt où ils vont passer la nuit. Ils s’appellent Miranda, Paul, Martin, Jennifer, Oskar et Flynn. Ils sont amis. Ils ont entre 30 et 45 ans, mènent la vie confortable de citadins branchés. Ils boivent et les langues se délient. Derrière les platitudes échangées se font jour les inimitiés, les blessures mal refermées, les ambiguïtés. Soudain, un incendie éclate, dévastateur, et le sitcom vire au film catastrophe. Pour les survivants, plus rien ne sera jamais comme avant.

    Incroyable, ce texte ! De la plus affreuse destruction, il fait naître une beauté inouïe. C’est une réelle traversée entre les flammes de la peur... du chaos à la naissance, du feu qui ravage à la lumière, qui éclaire. Et avec une telle distribution de comédiens, c’est tout simplement puissant ! Incontournable !

     

    PAUSE MUSICALE


     

    EXTRAIT

    «  Je voudrais simplement que tu pleures..."

     

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    Georges Lini (metteur en scène) : «  Tristesse animal noir » est un texte fort. Plus que fort : saisissant. Une beauté rare. Une originalité troublante. Plus que troublante : un effroi. Une émotion lumineuse et âpre. Une émotion, encore inconnue de moi, qui résonne à sa lecture. Et un appel : je veux monter ce texte. Il me séduit et m’excite, il m’effraye et me confronte. Il a le goût et l’odeur des défis. Il m’oblige à me dépasser.

    « Tristesse animal noir » est une audace à saisir, une forme radicalement novatrice et puissante. C’est aussi un écho : une merveilleuse continuité à ma recherche déjà ancienne sur le tragique : la nécessaire confrontation au chaos, notre monstrueuse humanité.

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     Je situe ce travail dans la droite ligne de celui que j’ai entamé avec mes mises en scène de « Britannicus » et d’« Incendie » : la beauté dans l’horreur. C’est l’incroyable puissance de ce texte : la plus affreuse destruction est d’une beauté inouïe. Le sang trouve une noblesse dans l’art. Le texte d’Anja Hilling fait voler en éclats toute représentation classique du tragique. Dans une forme inédite et résolument contemporaine, l’écriture dramatique elle-même est triturée, renversée, « chaotisée ».

    À travers une langue rare et belle, c’est l’imaginaire du spectateur qui est convoqué. La confiance en son pouvoir de créer ses propres images, de vivre une émotion singulière : la sienne. Ce texte nous confronte à un sentiment de gâchis et de perte, il nous oblige à affronter nos peurs les plus noires, à traverser les flammes de ces peurs pour s’en trouver autre, changé. C’est cette traversée qui m’intéresse. Du chaos à la naissance. Du feu qui ravage à la lumière qui éclaire.

    Autour de moi pour ce projet, une distribution exceptionnelle. Toute l’équipe est enthousiaste à l’idée de réaliser ce projet audacieux et surtout à l’idée de porter ce texte, tout simplement splendide d’un auteur majeur du théâtre contemporain.a

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    « Tristesse animal noir » est une pièce qui ne délivre pas de message. Comme le feu, elle est ambivalente. Destructrice et créatrice dans un même mouvement.

    « Tristesse animal noir » est un reflet. Noir. Un reflet déformé dans les lueurs d’un feu qui consume nos valeurs.

    C’est la vision d’une certaine vacuité. La vacuité d’une société de loisirs. Société riche et consumériste. C’est la vision d’une société infiniment pauvre.

    Pauvre dans sa capacité à prendre soin de l’autre, homme ou animal, arbre ou plante, taupe ou ami, chevreuil ou bébé. C’est une interrogation sur l’art, ses possibilités de transformer la douleur en beauté. Son inanité peut-être.

    C’est aussi un reflet de notre insensibilité répétée, quotidienne, télévisuelle aux catastrophes.

    « Tristesse animal noir » est un bouleversement de notre lien à la nature. La vision d’une nature qui nous domine, que nous détruisons, qui nous détruit dans un même mouvement.

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     ANJA HILLING , L’AUTEURE

    H.B : Si vous deviez trouver la moindre consolation dans mon   théâtre, traduisez-moi devant les tribunaux.

    Quiconque voit mon théâtre se retrouve assis dans les cendres et les décombres.

    TRISTESSE ANIMAL NOIR-

    Une pièce singulière écrite par Anja Hilling , dramaturge allemande. Son œuvre compte une dizaine de pièces, traduites et montées sur les scènes anglaises.

    L’auteure nous met en présence de personnages dont l’apparente éducation n’a d’égal que le cynisme.

    Les sujets de discussions (l’apparence, le sexe et l’art) sont vides de sens, froids comme la glace que les personnages n’arrivent pas à briser.

    Des sujets plus que superficiels, déplacés dans un environnement dont Anja Hilling s’attache, par ailleurs , à décrire la superbe , l’indicible beauté.

    L’écart d’une société qui ne sait plus jouir du silence ne sait absolument plus comment ni se relier à la nature, ni aux autres.

    Ils vivent dans un monde froid, superficiel où justement plus aucune parole ni aucun partage ne peut s’ancrer.

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    Franchement, au départ, on est souvent troublé par le propos, l’action, le jeu des comédiens. Cela dit, l’idée de l’auteure et la mise en scène telles qu’elles sont conçues apportent du neuf au théâtre.

    Nous avons, nous spectateurs, à faire travailler nos cellules grises et notre imaginaire.

    « Au milieu du chemin, je me retrouverai par une forêt obscure car la voie droite était perdue.

    Ah dire ce qu’elle était chose dure, cette forêt féroce et âpre et forte qui ranime la peur dans la pensée »

    (Dante, Infierno).

    LES COMEDIENS

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    Des performances d’acteurs ! Un travail magistral entre acteur et metteur en scène ! Un large besoin de compréhension, de compétence, de compréhension d’un texte que l’on absorbe ou que l’on a envie de rejeter .

     ILS SONT SEPT...

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    Harmonie ! Concordance ! Homogénéité !

    Deux femmes ! Quatre hommes ! Un musicien !

    DISTRIBUTION

    France Bastoen (Jennifer)

    Nargis Benamor(Miranda)

    François Delvoye (guitare électrique)

    Laurent Capelluto(Paul)

    Serge Demoulin(Martin)

    Itsik Elbaz(Oskar)

    Julien Lemonnier(Flynn)

    Traduction : Silvia Berutti-Ronelt , en collaboration avec Jean-Claude Berutti

    Mise en scène : Georges Lini

    Assistanat à la mise en scène : Nathalie Huysman

    Dramaturgie : Florence Klein et Nathalie Huysman

    Scénographie et costumes : Renata Gorka

    Lumière : Alain Collet

    Musique François Delvoye

    Video et son : Sébastien Fernandez

    Régie : Louis-Philippe Duquesne

    Stagiaire régie : Martin Celis

    Photos :  Bruno Mullenaerts

    Création et Coproduction de la Compagnie " Belle de Nuit " , Théâtres Le Public et L'Atelier  Théâtre Jean Vilar

    TRISTESSE ANIMAL NOIR

    Jusqu’au 30/04/16

    (relâche du 29/03 au 09/04)

    THEATRE LE PUBLIC

    Rue Braemt 64 70- 1210 Bruxelles

    Infos Réservations : 0800 / 944 44

    Indépendamment de la pièce «  Tristesse Animal Noir », reprise des deux autres pièces du Public : « Une Veillée » et «  Le 7ème Continent » du 12/04 au 30/04.

    Des spectacles à ne pas manquer.


     

    Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe » merci de votre présence, même un jour de fête.

    Notre moment de séparation : Ce soir à 20h55 sur France 3, un documentaire de Jean-Pierre Devillers et Olivier Bellamy : « FRANCOISE HARDY, TANT DE BELLES CHOSES »

    Intéressant de mieux la découvrir.

    Je vous laisse en sa compagnie et à tout bientôt.

     

    Roger Simons

     

     

     

     

     

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  • DRUMMING LIVE -ANNE TERESA DE KEERSMAEKER-(THEATRE NATIONAL)

    Amis de l’émission /blog «  Les Feux de la Rampe », bonjour à Vous.

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     Un spectacle extraordinaire conçu et réalisé par Anne Teresa De Keersmaeker , véritable Star Mondiale de la Danse !

    Un spectacle exceptionnel


     Jean-Luc Plouvier( Munt Monnaie Magazine) : Un travail des plus abstraits de la chorégraphe , d’une sophistication formelle inouïe – et qui ne peuvent se danser que sur un tapis de sol recouvert d’un enchevêtrement de graphes – ils n’en suscitent pas moins une jubilation intense et rarement éprouvée , qui se lève dans la douceur ininterrompue des enchaînements, sans couture et sans pause , propagée de corps en corps à la manière d’une flamme ou d’une averse.

    Les douze danseurs de Rosas et les neuf percussionnistes d’Ictus, omniprésents sur le plateau, baignés dans une fluorescence orange comme la braise , y travaillent pendant une heure un matériel réduit dont la pulsation obsédante appelle à la transe mais dont l’imprévisible variété des ressources , au fil des répétitions , semble repousser sans cesse les limites de l’espace.

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     ANNE TERESA DE KEERSMAEKER- DRUMMING LIVE

    Drumming (1998) est l’une des chorégraphies les plus fascinantes d’Anne Teresa De Keersmaeker, une danse virevoltante sur la puissante partition pour percussions de Steve Reich. Ictus donne vie à cette partition ensorcelante avec une précision stupéfiante.

    Drumming : une vague de sons et de danse...



    Drumming (1998) est l’un des spectacles les plus fascinants d’Anne Teresa De Keersmaeker, un coup d'éclat chorégraphique à partir de la puissante partition pour percussions de Steve Reich. La musique du minimaliste new-yorkais était déjà le fil conducteur de son premier spectacle Fase (1982).  

    Reich a écrit Drumming en 1971, peu de temps après un voyage d'études en Afrique. La partition manipule un seul motif rythmique obsédant, qui se multiplie et se déploie en une riche variété de textures où interviennent les peaux, les bois, les métaux et de subtiles ombres chantées. Reich y pousse à bout les techniques de Piano Phase (la musique de Fase) : les musiciens décalent leurs unissons par d'insensibles accélérations, produisant de la sorte une infinité de canons miroitants. Ictus donne vie à cette partition ensorcelante avec une précision stupéfiante.  

    Dans sa chorégraphie, Anne Teresa De Keersmaeker surenchérit sur la partition en respectant son esprit : la complexité chorégraphique germe d'une seule phrase dansée soumise à une infinité de mutations dans le temps et l'espace. Ce n’est qu'après que les percussions se sont tues et que les corps se sont immobilisés que le spectateur réalise ce qu’il vient de vivre : un voyage étourdissant, une vague de sons et de danse à l’état pur, un tourbillon d’énergie de vie.

     DRUMMING LIVE est une longue pièce (60’) en quatre mouvements qui se succèdent en fond-enchaîné , dans un tempo unique.

    Steve Reich fait appel à trois familles de percussions : bongos, marimbas et glockenspiels, peau, bois et métal.

    L’œuvre a été créée à New York par le compositeur en 1971, suite à un voyage d’études ethnomusicologiques au Ghana.

    Le rythme est conçu pour produire de l’ambiguïté : au fil des répétitions, l’oreille ne peut plus distinguer le premier temps , ni d’ailleurs la coupe générale de la mesure.

    Flotter , pulser sans jamais scander...

    Cette œuvre a tout pour séduire une chorégraphe qui refuse de marcher au pas de la musique , préférant en démonter les ressorts formels tout en lui demandant, depousser les danseurs dans le dos »

    EXTRAIT INTERVIEW

    Jean Luc Plouvier : La qualité la plus frappante de « Drumming » - je parle ici de l’œuvre musicale – est qu’elle nous tient en haleine une heure entière, à partir d’un seul motif rythmique de moins de deux secondes.

    Avez-vous cherché dans votre chorégraphie à relever le même défi ?

    Anna Teresa : Oui et non. J’ai été fascinée par la prouesse de Steve Reich, et la promesse que représentait Drumming pour une chorégraphe : une trame absolument unifiée qui couvre toute la durée d’un spectacle dont les évènements se tuilent insensiblement l’un à l’autre. Mais je n’aurais pas pu y répondre en me résignant à l’exposition obsédante de quelques gestes répétitifs. Je n’en étais plus là. J’avais accompli un chemin vers des phrasés beaucoup plus amples et je voulais traiter ici un large groupe : huit femmes et quatre hommes. J’ai néanmoins cherché une réponse   « monothématique » comme disent les musiciens , en construisant une longue phrase de base , une séquence de près de deux minutes, qui m’a servi d’unique matrice pour tout le spectacle.

    DRUMMING LIVE

    Un tout grand spectacle talentueux, d’une formidable intelligence et d’une grande compétence.

    Pas une seconde de fatigue à regarder ces danseurs de grand talent virevolter avec une légèreté étonnante, une grâce séduisante , sur toutes les formes possibles.

    On est fasciné, envoûté, émerveillé !

    Un moment fabuleux de danse et de musique une musique répétitive ensorcelante !

    EXTRAIT INTERVIEW

    Jean-Luc Plouvier : Le final ouvre vers le vertige !

    Anna Teresa : Le final est extrêmement virtuose, en effet , et très exigeant pour les danseurs. Je ne garde de la phrase de base que les parties les plus rapides, les plus sveltes. Et nous imaginons alors que l’axe se déboîte , comme si le tapis de sol se mettait à tourner. Les trajectoires se tordent . Le système échappe à lui-même. Comme dans la musique de Reich qui se sature soudain de fréquences aigues : elle lâche terre et file vers l’extase.

    On est dans l’enchantement ! Et ce n’est qu’après que les percussions se sont tues et que les corps se sont immobilisés que l’on réalise ce qu’il vient de se passer : un voyage étourdissant, une vague de sons et de danse à l’état pur un tourbillon d’énergie de vie.

    D’énormes félicitations aux danseurs, musicien, techniciens et à Anne Teresa De Keersmaeker, danseuse et chorégraphe belge flamande. Une figure majeure de la danse contemporaine belge et mondiale .Elle a créé la compagnie Rosas en 1983, au sein de laquelle elle a développé son langage chorégraphique propre avec plus de 35 chorégraphies à son actif à ce jour.

    DISTRIBUTION

    Chorégraphie : Anne Teresa De Keersmaeker

    Les douze danseurs-danseuses : Polina Akhmetzyanova, Linda Blomqvist, Marta Coronado , Tale Dolven, José Paulo dos Santos, Carlos Garbin, Bryana Fritz, Anneleen Keppens, Sandra Ortega Bejarano , Elizaveta Penkova, Igor Shyshko, Marco Torrice, Jakub Truszkowski , Sue-Yeon Youn.

    Musique : Steve Reich

    Direction musicale : Georges-Elie Octors

    Musiciens : Ictus

    Percussions : Georges-Elie Octors , Gerrit Nulens, Géry Cambier, Miquel Bernat, Tom De Cock, Michael Weilacher, Jessica Ryckewaert , Frank Van Eycken, Alexis Bourdon.

    Flûtes : Michael Schmid

    Voix : Micaela Haslam , Heather Cairncross ( Synergy Voca)

    Scénographie et lumières : Jan Versweyveld

    Assistant scénographie et lumières : Geert Peymen

    Costumes : Dries Van Noten

    Assistantes costumes : Anne-Catherine       Kunz , Aouatif Boulaich

    Assistant chorégraphie pour la reprise : Roberto Olivan de la Iglesia

    Direction des répétitions : Samantha Van Wissen, Jakub Truszkowski , Marta Vronad , Fumiyo Ikeda

    Assistante à la direction artistique : Anne Van Aerschot

    Son : Alexandre Fostier

    Directeur technique Joris Erven

    Techniciens : Wannes De Rydt , Clive Mitchell

    Habillage : Emma Zun

    Production : Rosas, La Monnaie, La Bâtie, Festival de Genève

    Co production : La Monnaie, Sadler ‘s Wells(Londres) Ls Théâtres de la ville de Luxembourg

    Coprésentation : KVS et Théâtre National.

    DRUMMING LIVE

    25, 26, 27/03/16

    THEATRE NATIONAL

    Bld Emile Jacqmain111—1000 Bruxelles

    Infos Réservations : 02 / 203 41 55

    Amis de l’émission/blog « Les Feux de la Rampe , merci de votre présence.

    Notre moment de séparation : Je vous en ai déjà parlé : fin de la soirée de ce samedi en compagnie de Sylvie Vartan.

    (A 23h05 sur La Une/RTBF)

     

    Pour ceux qui aiment la danse , et surtout celle d’Anne Teresa De Keersmaeker, je leur propose de visionner un autre extrait du spectacle « Drumming Live ». Durée 16’

    Bonne fin de soirée et à tout bientôt

    Roger Simons

     

     

     

     

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  • LE JOUEUR D'ECHECS -STEFAN ZWEIG- FRANCIS HUSTER -(C.C.D'AUDERGHEM)+SYLVIE VARTAN

    Une œuvre de Stefan Zweig, adaptée pour la scène par Eric-Emmanuel Schmitt.

    Un spectacle – seul en scène – interprété magistralement par Francis Huster.

    1516_LE_JOUEUR_ECHECS_NS_HDPHOT_1312.jpgRESUME

    Fuyant la guerre, Stefan Zweig prend le bateau qui l’emporte en Amérique du Sud. Pendant la traversée, un combat s’engage qui le passionne, ainsi que tous les voyageurs : au-dessus d’un jeu d’échecs s’affrontent le champion du monde Csentovic, une brute lente, cupide, inculte, antipathique, qui n’a jamais perdu une partie, et le mystérieux Monsieur B, un aristocrate viennois, sensible, raffiné, qui vient d’échapper aux griffes de la Gestapo. Qui gagnera ? L’intelligence et la culture ont-elles encore une chance dans ce monde qui sombre dans la barbarie ?

    Cette fable palpitante qui nous emmène jusqu’aux frontières de la folie est considérée comme le chef d’œuvre de Stefan Zweig. Après l’avoir achevé, il se donna la mort en compagnie de sa femme, Lotte.

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     Eric Emmanuel Schmitt (adaptateur) : Après ‘"

    Le journal d’ Anne Frank »,nous avons, Francis Huster, Steve Suissa et moi, cherché de nouveau des raisons de vivre et d’espérer chez des personnages que, malheureusement, l’Histoire a fauchés. Anne Frank ou Stefan Zweig n’ont perdu la partie que sur le moment ; cinquante ans plus tard, ils la gagnent : ce sont eux qu’on écoute.

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    Steve Suissa(metteur en scène) : Dans cette version théâtrale, Eric- Emmanuel Schmitt montre comment cette fable sur les échecs est une confession de Zweig, son oeuvre sans doute la plus autobiographique. Lui qui s’est battu pendant toute sa vie pour la culture et une conception européenne de la civilisation, est bien obligé, face à Hitler, de conclure qu’il a perdu. Plus radical que son héros, il se donnera la mort.


     

    Francis Huster est criant de vérité dans son interprétation. Il fait vivre intensément le personnage. C’est une performance d’acteur!

     

    NOTES SUR STEFAN ZWEIG

    Ecrivain autrichien naturalisé anglais, Stefan Zweig est né à Vienne le 28 novembre 1881. Il suit des études de philosophie et de littérature, voyage à travers l’Europe, l’Amérique du Nord, le Mexique, Ceylan, l’Afrique. Il fait ses débuts en littérature. Fervent pacifiste, il rêve d’une Europe unie, mais la Première Guerre mondiale le touche profondément et marque un tournant dans sa carrière. Elle lui inspire de violentes protestations antimilitaristes dans des drames comme Jérémie ou L’Agneau du pauvre, mais également dans ses nouvelles, Amok, La Confusion des sentiments, Vingt-quatre heures de la vie d’une femme, qui ont un grand succès et assure sa notoriété. Il obtient la citoyenneté britannique en 1940. Il part ensuite quelques mois à New York puis, en 1941, décide de se fixer au Brésil. Mais Stefan Zweig, déprimé et croyant voir sombrer l’Europe, se suicide le 23 février 1942 à Petrôpolis en compagnie de sa seconde femme, Elisabeth, alors qu’il vient juste de terminer son autobiographie : « Le Monde d’hier »

    Une soirée intéressante dans notre culture.

     

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    LE JOUEUR D’ECHECS

    D’après l’oeuvre de Stefan Zweig

    Adaptation : Eric Emmanuel Schmitt

    Mise en scène : Steve Suissa

    Décor : Stéfanie Jarre

    Costumes : Pascale Bordet

    Lumières : Jacques Rouveyrollis

    Création sonore : Maxime Richelme

    Avec Francis HUSTER

    CENTRE CULTUREL D’AUDERGHEM

    Boulevard du Souverain 183 – 1160 Bruxelles

    Infos Réservations : 02 / 660 03 03

    (Représentation exclusive : 24/03/16)

    Prochain spectacle « DEUX HOMMES TOUT NUS », une pièce divertissante de Sébastien Thiéry.

    Cette pièce a été jouée, il y a quelques mois, au Théâtre Le Public.

    Cette fois, c’est une compagnie française qui nous la propose avec la participation de quatre comédiens dont François Berléand et Isabelle Gélinas.

    Les dates des représentations : du 12 au 16/04.

    Si vous voulez vous faire une opinion, cliquez sur le blog – rechercher- : «  Deux hommes tout nus »et vous pourrez prendre connaissance de cette pièce et ce, dans le moindre détail.

    Cela vous donnera l’envie de voir ce spectacle au C.C.D’AUDERGHEM.

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    Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe », merci de votre présence.

    Notre moment de séparation : SYLVIE VARTAN.

    Un documentaire axé sur le retour des cinquante ans de carrière de la merveilleuse Sylvie.

    Sur la UNE/RTBF – 23h05 – Samedi 26/03/16

    Un beau cadeau !

    A tout bientôt !

    Roger Simons

     

     

     

     

     

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