• BRUXELLES A L'HEURE ALLEMANDE (LA MEMOIRE REVISITEE)

    En fouillant dans une série de partitions conservées aux Archives de la ville et composées pour la plupart par des Bruxellois entre 1914 et 1918.


     

    Tristan Droillard et Sarah Siré y décèlent de multiples airs et mélodies qui retracent la vie quotidienne à Bruxelles , occupée par les troupes allemandes durant la Grande Guerre.

     


     

    A partir de ces chansons populaires, auxquelles s’ajoutent des œuvres de Claude Debussy ou encore Kurt Weill, naît un concert intimiste qui mêle souvenirs , émotion , satyre et figures historiques .

    Les pièces se succèdent et racontent, en français comme en brusseleer, combien ce conflit a maqué l’imaginaire d’une ville , de l’Europe et de tous ses artistes en son cœur.


     

    Un concert cabaret en forme de témoignage d’une époque sombre que les Bruxellois et bien d’autres, malgré la tristesse, ont su retranscrire en musique, en poésie et en humour.

    Ce spectacle créé le 12 février 2014 à l’Hôtel de Ville à l’occasion de l’exposition «  Bruxelles à l’heure allemande » dans le cadre du Projet 14-18 : les Marolles se souviennent...

    Mise en scène et dramaturgie : Sarah Siré

    Chant : Tristan Droillard

    Piano : Loreline De Cat

    Accordéon : Karine Germaix

    Régie : Lucas Hoyois

     

     

     BRUXELLES A L’HEURE ALLEMANDE

    Jusqu’au 30/12/15

    CAFE THEATRE LA SAMARITAINE

    Rue de la Samaritaine 16 1000 Bruxelles

    Infos Réservations : 02/ 511 33 95

    Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe » , merci encore pour tout.

    Bonne fin d’année !

    A tout bientôt !

    Roger Simons

     

     

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  • MENACE SUR LA COURONNE...AUX RICHES-CLAIRES+JULIETTE GRECO

     



    Ca va tringler !

    « Un roi sans royaume sinon FOURT ! (Bart De Ziever , président du MVA) »


     

    Visitez le Royaume de Clochemerle.

    Au Nord, la Merlandre où on parle méerlandais.

    Au sud, la Clochonnie, on y parle clochonnais.

    C’est le moment de découvrir les étranges mœurs de ce peuple qui souvent se chamaille sous le regard du Roi Flop 1° appelé «  billet d’avion » tellement il est réservé .

    C’est le moment de vibrer aux incessants coups de théâtre qui agitent ce pays, pépinière de joueurs de tennis, tellement il est fertile en rebondissements.

     Ca va tringler !!!


     

    Et ca tringle drôlement !!!

    JEAN-MICHEL BRIOU

    L’auteur de ce brillant spectacle, joué par les Marionnettes de Clochemerle, a décidé de créer le royaume de Clochemerle suite à la lecture d’un article dans la Libre Belgique :« le Clochemerle du nationalisme » où il est question des sempiternelles mesquineries communautaires belges.

    Plusieurs chroniques sur un royaume fictif où vivent deux communautés : les Clochons et les Merlands voient alors le jour.

    Le succès est au rendez-vous et Jean-Michel décide de donner chair à ces curieux personnages.Et il y en a  une fameuse cargaison...

    On l’oriente vers le théâtre de marionnettes autorisant davantage la satire et préservant le côté enfantin de l’univers de Clochemerle ...

    MENACE SUR LA COURONNE

    Ca va tringler sur le petit plateau de la petite salle du troisième étage du Théâtre des Riches-Claires.

    «  L’homme est une marionnette consciente qui a l’illusion de la liberté » (Félix Le Dantec)

    LES MARIONNETTES DE CLOCHEMERLE...

     

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    Le choix de ces marionnettes s’est arrêté sur celles à tringle, une grande tradition en Belgique et dans le Nord de la France.

    Celles de Clochemerle se distinguent tout de même des figurines folkloriques car elles représentent un corps plus humain avec des variétés de corpulence, de taille et de souplesse.

    Elles sont nombreuses et remarquablement fabriquées et totalement  représentatives  des personnages de notre "beau" pays.

    C'est toute la Belgique qui y passe: le Roi, son épouse Mathilde, le frère Laurent , Charles Michel,  Bart de Wever,et d'autres et d'autres dont Joelle Milquet, Amélie Nothomb...tous formidablement croqués.

    Quatre manipulateurs(deux femmes, deux hommes) accomplissent un travail merveilleux ! La gestuelle est étonnante ! Une véritable chorégraphie !

    Le texte est excellent, enregistré  par plusieurs comédiens !

    Les décors sont fantastiques !

    Du tout grand spectacle  qui se déroule à toute vitesse pendant une heure trente environ.

     

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    Chaque personnage a été étudié de façon à ce que son tempérament se reflète dans son vêtement.

    Des marionnettes savoureuses à regarder qui nous rappellent des personnages étrangement familiers...

     

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    GENERIQUE

    Grégory Larroy (Scénographie)

    Thomas Balsinhas-Covez, Benjamin Busson, Gween Deschenaux , Melissa Windal ( Les marionnettistes).

    Aurore Ceccinato (Costumes)

    Jean-Michel Briou, Bernard Melchior, Melissa Winda(Dialogues)

    Pierre Dister (Lumières)

    MENACE SUR LA COURONNE

    Jusqu'au 31/12/15)

    THEATRE DES RICHES-CLAIRES

    Rue des Riches-Claires 24 1000 Bruxelles

    (Infos Réservations : 02 / 548 25 80)

     « Nous sommes les marionnettes de notre inconscience »

    (Varlos Ruiz Zafon)


     

    Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe », merci de tout coeur de votre présence sur mon blog.

    Notre moment de séparation : Avec une grande dame de la chanson française : Juliette Gréco .Un superbe reportage sur et avec la fascinante Juliette que j’ai eu le plaisir d’accueillir dans mon émission des Feux de la Rampe à la RTBF.

    Juliette reste aussi lumineuse et vive, avec ses 88 ans, que la jeune fille poussée par Sartre derrière un micro.

    Juliette Gréco : Je suis infernale !

    Rendez-vous avec la muse de Saint-Germain des Prés sur France 2 demain mercredi 30/12/15 à 23h20

    Je m’en réjouis déjà ! J’adore Juliette !

    A tout bientôt !

    Roger Simons


     

     

     

     

     

     

     

     

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  • EST-CE QU'ON NE POURRAIT PAS S'AIMER UN PEU ?

    Bonjour à Vous et Joyeux Noel !

    SANDRINE HOOGE- SERGE BODART – ERIC DE STAERCKE

    Conseiller conjugal : Jaco Van Dormael

    « C’est l’amour en opposition à la solitude : «  Un seul être vous manque et tout est dépeuplé » (Lamartine)

    Notre grand poète du 19ème siècle avait oh combien raison d’écrire cette citation.

     

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    Présentation de la pièce :

    Une femme court, éperdument amoureuse ; un homme surgit désespérément épris.

    Ils s’élancent l’un vers l’autre avec passion.

    Une musique venue des cieux accompagne leur course avec lyrisme. Ils tendent les bras. La musique se fait de plus en plus forte...Ils ne sont plus qu’à quelques pas l’un de l’autre. La musique s’intensifie et ils s’enlacent. Un piano tombe du ciel et les écrase...

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    Notre imaginaire s’empare de cette histoire d’amour !

    Cette pièce est un drame  burlesque en plusieurs tableaux évoquant la solitude et les actes désespérés qu’elle engendre.

    Est-ce qu’on ne pourrait pas s’aimer un peu ?

    C’est l’histoire d’une série de personnages dont les destins n’arrivent pas à se croiser.

    C’est l’amour en opposition à la solitude !

    Il ne s’agit pas dans cette pièce burlesque en diable, de la solitude comme un état de fait accepté .

    Les personnages vont tout tenter pour sortir de cette spirale de départ...Tous les moyens sont bons, du plus futile au plus tordu. Les personnages dérapent et passent du rationnel banal et quotidien à l’absurde le plus débridé.


     

    C’est une course poursuite éreintée et haletante entre des êtres meurtris et renfermés...ils traversent la scène devant un pianiste, lui-même seul et abandonné , ébahi , témoin silencieux et impuissant de notre vie quotidienne devant la détresse des autres.

    Cette quête de l’inaccessible amour de l’autre n’a pas de fin, les personnages de cette comédie hautement burlesque ne renoncent jamais, ils courent toujours...

    Leur vie n’est qu’une lutte déchirée et hurlante...Ils veulent s’aimer, se toucher, se rencontrer envers et contre tout, mais un destin ou une adversité sombre et irrémédiable les séparent...

    « 15 ans qu’ils se posent la question et ils y croient toujours"

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    Elle : Tu m aimes ?

    Lui : «  Oui, chaque jour un peu plus, et toi ?

    Elle : Oui...moi, j’ai envie d’être demain , comme ça je pourrai t’amer encore plus qu’aujourd’hui.

    Lui : Qu’est - ce qu’on fait demain ?

    Elle : Moi, j’t’aimerai à la folie du lever au coucher du soleil, et toi ?

    Lui : Moi...je vais partir de bonheur , très loin, et je reviendrai très vite ici et je t‘aimerai comme je ne t’ai jamais aimé.

    Elle : Mais , tu crois qu’un jour , tu pourras ne plus m’aimer ?

    Lui : Non ! C’est impossible. C’est arrivé à d’autres.

    Elle : Tu crois ?

    Lui : Oui, on me l’a raconté. Mais moi pas, non...et toi ?

    (la suite sur le plateau du théâtre...)

     

    ENTRACTE MUSICAL


     

    EST CE QU’ON NE POURRIT PAS S’AIMER UN PEU ?

    (suite et fin )

    Le spectacle n’apportera aucune solution à la solitude et ne prétend ni ne veut proposer de moral.

     

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    Des personnages...

    Des scènes de rencontres...

    Des scènes de séparation...Des scènes de disputes...

    Un texte écrit et interprété par Sandrine Hooge , Serge Bodart et Eric De Staercke.

    Un spectacle musical qui s’inscrit plus proche du cinéma muet d’avant-guerre et du théâtre absurde

    d’après guerre...

    La mise en scène réunit la musique, le mouvement du corps, le clown, le théâtre. Elle oscille entre la comédie et la poésie dramatique...

    Lui : Tu m’aimes ?

    Elle : Oui !

    Lui : Moi aussi

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     Tout cela est le sujet créatif. Mais la mise en scène et le ton donné aux comédiens devient bien vite burlesque, complètement déluré , vaudevillesque , avec de nombreuses séquences caricaturales et hilarantes.

    C’est drôle ! C’est grinçant ! C’est parodique !

    Le décor : un piano à longue queue, au centre un large canapé. Le pianiste devient le témoin passif ou parfois actif de mille et un incidents, d’aventures...

    C’est un jeu de clowns familier à Jaco Van Dormael.

    Les caractères sont gros, les gestes sont chorégraphiés et orchestrés...

    Les décors, les éclairages, les accessoires les maquillages « excessifs  »et les costumes jouent chacun un rôle important dans le déroulement de la pièce.

    Tous ces éléments de la représentation, dans une parfaite sobriété et une totale symbiose, contribuent à mettre en valeur les situations (et elles sont nombreuses), la musique et les personnages.


    On est au théâtre! On est au cirque ! Le fou rire est permanent ! Le tout se joue sans la moindre seconde de répit.

    On aurait pu assister à ces moments d'amour et de haine avec un grand sérieux et une  certaine tristesse.!

    C'est tout le contraire ! Et c'est tant mieux !

    Ses multiples personnages sont représentés par des clowns dans leurs jeux de scène et de cirque!

    Les deux comédiens , Sandrinne Hooge  et Eric De Staercke sont formidables. De vrais clowns.

    Leurs gestuelles, leurs jeux , leurs parlés, leurs mouvements, leurs acrobaties, leurs costumes, tout y est ! Ils sont incroyables! Bouglione pourrait les engager !

    Chapeau à eux deux! Quoi qu'ils sont trois : le troisième  c'est le pianiste. Lui aussi est irrésistible et non seulement musicien mais également acteur.

    Il est difficile de parler de ce spectacle ! Il faut le voir ! 100 minutes de plaisir !

    Est-ce qu'on ne pourrait pas s'aimer un peu ?

    Un drame musical burlesque en plusieurs tableaux évoquant la solitude et les actes désespérés qu'elle engendre !

    Et ce qui est le plus intéressant, c'est que toutes ces histoires touchent à la vérité , ce sont les jeux des comédiens qui les transforment en pantin, en guignol, en clown.

    Chapeau aussi à Jaco Van Dormael qui a réalisé une mise en  scène inattendue, extraordinaire,  vivante , aussi forte que celle de son dernier film " Le Nouveau testament ", dans un tout autre genre cela va de soi !

    Noir total ! Encore l'un des gags du spectacle. Et il y en a des gags...

    Lui : Tu m'aimes ?

    Elle : Oui

    Lui : Et bin , c'est fini !

    Elle : Fini ?

    Lui : Fini,fini !

    Elle : Fini,fini ?

    Lui : Fini, fini,fini.

    Elle : Ben , c'est fini alors ?

    Lui: Ouais , c'est fini.( il lui tape dessus)

    Elle : Aaaaah, mais t'avais dit  que c'était fini

    Lui : Ah non , le spectcle est fini ! Mais  nous deux c'est pour la vie !

    (il lui tape à nouveau dessus)Elle : Aaaaahh !

    Lui: Tu m'aimes ?

    Elle :Oui

    Lui : Moi aussi...

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    DISTRIBUTION

    Serge Bodart (le pianiste et le réalisateur de la bande-son)

    Sandrine Hooge (Elle)

    Eric De Staercke ( Lui)

    Jaco Van Dormael ( Conseiller conjugal)

    Luc Jouniaux (Régie et création des éclairages)

    Hu-Van Nguyen ( Régie plateau)

    Christian Flasschoen ( Scénographe)

    Raphaëlle Debattice Costumes)

    Didier Caffonnette (Construction du décor)

    Serge Bellot (maquillages et coiffures)

    Danièle Pierre(photos)

    Pierre Poucet (Assistant à la création)

    Sébastien Schmidt (Assistant de production)

    Production:  Théâtre Loyal du Trac

     

    PS  Sandrine Hooge joue une Marilyn Monroe inattendue!

     

    EST-CE QU’ON NE POURRAIT PAS S’AIMER UN PEU ?

    Jusqu’au 31/12/15

    THEATRE DES RICHES-CLAIRES

    Rue des Riches-Claires 24 1000 Bruxelles

    Infos Réservations : 02 / 548 25 80

    Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe » , merci de votre présence. Bonne fête de ce "Noel d’été" !

    Notre moment de séparation :Une musique de Chaplin ! Il aurait été formidable dans cette pièce...

    Bonne lecture ! Bonne écoute  !Et allez voir au plus vite "Est-ce qu'on ne pourrait pas s'aimer un peu ?"

    A tout bientôt !


    Roger Simons


     


     

     

     

     

     

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