• LA GRAMMAIRE (FESTIVAL"BRUXELLONS ") et LA TOURNEE DES CHATEAUX.

     

    Du 16 juillet au 31 août (Théâtre Royal des Galeries)

     

    De passage à Bruxelles au cours du grand festival   « Bruxellons »  les 26/07 et  18/08/15.

     

     

     

    LA GRAMMAIRE

     

     

    Après Marivaux, Molière, Beaumarchais, Guitry, Regnard, Oscar Wilde, c’est le maître  du vaudeville : EUGÈNE  LABICHE qui est  mis à l’honneur cet été.

     

     

     

    « LA GRAMMAIRE » : toute la légèreté comique et satirique d’un Labiche ! 

     

     

     

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    Pour répondre à un article d’Emile Zola qui ne lui reconnaissait qu’une qualité, celle d’être un «  rieur »,

     

    Eugène Labiche écrivit :   «  Je trouve que vous avez parfaitement caractérisé la nature de mon talent , si talent il y a,  je suis un rieur. Quelques-uns voient triste, moi, je vois gai, ce n’est pas ma faut, j’ai l’œil fait comme ça. Je n’ai ni à m’en applaudir , ni à m’en excuser. J’ai beau faire, je ne peux pas prendre l’homme au sérieux, il me semble n’avoir été créé que pour m’amuser !

     

     

     

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    LA GRAMMAIRE (1867)

     

     

     

    Une pièce très courte, 45 minutes environ.

     

    Bernard  Lefrancq , metteur en scène,  a adapté cette pièce  dans le style total de Labiche, ainsi le spectacle dure  90 minutes.

     

    Le rire est permanent  durant toute la représentation.

     

    Aucune modernisation à cette œuvre, heureusement !

     

    Bernard Lefrancq  suit l’histoire de Labiche, multipliant les gags, les situations,  donnant plus de valeur aux cinq personnages.

     

    C’est formidable !

     

    L’interprétation est celle qui a dû exister  à la création.

     

    Un magnifique travail d’acteurs et de metteur en scène.

     

     

     


     

     Vous devez vous demander pourquoi  cette vieille chanson   interprétée par Fernandel  dans le film de Pierre Colombier en 1937 ! Surprise !

    Autre surprise inattendue : le visage souriant de Bourvil !

     

    RÉSUMÉ DE LA PIÈCE

     

    L’ancien négociant , François Caboussat, est en pleine campane pour la place de Président du Comité Agricole.

     

    Tout le monde le prend pour un homme instruit puisqu’il est toujours plongé dans ses bouquins.

     

    En réalité , il s’agit toujours du même livre intitulé «  La Grammaire » et c’est sa fille Blanche , qui lui rédige ses discours lorsque celui-ci doit apparaître en public et c’est elle également qui s’occupe de sa correspondance.

     

    Caboussat et Ignace discutent de l’orthographe des mots et des phrases.Voilà pourquoi l’apparition d’Ignace/Fernandel !

     

     

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    Face à lui, Poitrinas , passionné d’archéologie et aussi faux savant que Caboussat va faire des fouilles dans le secteur...Mais il vient surtout demander la main  de Blanche pour son fils, même s’il est embêté par le non talent de ce dernier pour la grammaire, mais Caboussat ne comprend pas car les fautes ne lui apparaissent pas...

     

     

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    Poitrinas fait, selon lui, d’exceptionnelles découvertes archéologiques dans le jardin.

     

    Mais Caboussat s’oppose au mariage car il ne peut  se passer de celle qui le rend intellectuel, sa fille.

     

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    Des textes  de Labiche, d’Alphonse Jolly, mais  aussi  ceux de Feydeau , Courteline et Lefrancq.

     

    Nous en profitons, nous spectateurs pour revoir notre grammaire. Au fait  comment s’écrit « les zébrides » ?

     

    Ignace le valet,  tout comme Cabousset , n’en savent absolument rien et moins encore  l’endroit  où ça se situe... 

     

    Et combien d’autreencore...pardon, combien d’autres encore de mots, de lieux, etc...etc.

     

    Les  cinq acteurs  croquent remarquablement leurs personnages :

     

    Michel Poncelet (Caboussat)

     

    Denis Carpentier (le vétérinaire)

     

    Benoît Strulus (Ignace)

     

    Eleonore  Peltier (Blanche)

     

    Et Bernard Lefrancq (Poitrinas ) et  metteur en scène de la pièce avec ses gags , sa  direction folle des personnages,  y compris le sien).

     

    Coup  de « chapôt » à tous ! Pardon, encore une erreur de ma part : « chapôt » s’écrit bien sûr : «  chapeau » !!!

     

    Un décor tout simple : comme un salon - époque 19 ème !

     

    Production : Théâtre Royal des Galeries, dans le cadre de la Tournée des Châteaux !

     

    Voilà un bon spectacle qui nous replonge dans un monde qui n’existe plus.

     

    Cette pièce pour aimer  et comprendre aujourd’hui une œuvre d’un grand écrivain !

     

    Labiche : « Ma petite muse, c’est la bonne humeur »

     

    Il avait l’art de mettre en scène le monde qu’il connaissait le mieux, celui de la petite et parfois de la moyenne bourgeoisie.

     

    Inquiet de lui-même , de son langage , de sa culture ; il n’en faisait rien de plus, en apparence, que d’en épingler les ridicules , les manies  et les fragilités , sans amertume !

     

    Question volontairement idiote : Comment écrit-on   « didascalie » ? « Pataquès » ?...Et le mot «  vaudeville» ? C’est  en 1792 que naquit le  Théâtre du Vaudeville , qui suscita un très grand engouement sous l’Empire et sous la Restauration. Les couplets se mirent à tenir une place de plus en plus discrète et disparurent peu à peu...

     

    C’est lors que le mot «  vaudeville » prit le sens de désigner toute comédie gaie, fondée sur un pur comique d’intrigue, nourri de quiproquos et de rebondissements de situations...

     

     VAUDEVILLE

     

    Le mot « vaudeville »  est ancien mais son acceptation a sensiblement évolué entre l’époque où le genre était plutôt tiré d’une chanson et aujourd’hui  où l’on a tendance à en faire un des cantons du théâtre du boulevard. Le plus intéressant est la mécanique dramaturgique et stylistique qu’il met en branle, marquée au sceau de la folie , du côté des situations comme des personnages...

     

    Que retentissent les douze coups du théâtre,  tradition hélas perdue aujourd’hui.

     

    Neuf coups rapides

     

    Un court silence

     

    Les trois coups.

     

    RIDEAU

     

     

    Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe », retenez bien   la date du  18/08  pour aller découvrir et applaudir cette joyeuse pièce.

     

    Notre moment de séparation : Cora Vaucaire et sa magnifique chanson consacrée au  théâtre. Merci de votre attention. A tout bientôt !

     

     

     

    Roger Simons

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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  • LES FEUX DE LA RAMPE ( VERSION ESTIVALE)

     

    Madame , Monsieur , bonjour.

     

    Beaucoup de festivals en ce moment en Belgique.

     

    Des Festivals d’une grande variété.

     

    Du côté «  théâtre », vous trouverez sur ce blog  mes propositions et mes chroniques concernant  les Festivals de « Théâtre Spa 2015 » et  « Bruxellons ».

     

    D’autres spectacles tel «  Le malade imaginaire «  à Villers-la-Ville...

     

    Du côté de la  musique   : « Midis-Minimes » : chaque jour un concert à 12h15 ...etc...etc.

     

     

    Il vous suffit de consulter le listing qui figure sur la colonne de droite et de cliquer sur le festival ou la pièce qui vous intéresse.

     

    De nouveaux spectacles aussi les jours à venir.

     

     

    Merci pour votre fidélité et votre présence sur mon blog.

     

    Notre moment de séparation : la musique de Duke Ellington qui était devenue l'indicatif de l'émission des "Feux de la Rampe"à la RTBF

     

    A tout bientôt !

     

    Roger Simons

     

     


     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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