• J'AVAIS UN BEAU BALLON ROUGE(THEATRE VARIA ) ROMANE & RICHARD BOHRINGER

     

    Une pièce de Angela Dematté qui s’inspire de la vie de Margharita Cagol , fondatrice des premières Brigades Rouges et invente un dialogue avec un père seul. En confiant les rôles des deux personnages à Romane et Richard Borhinger , Michel Didym trouble plus encore l’histoire entre le vrai et le faux.

     

     

    PARIS/LA CRITIQUE

     

     

    Quel merveilleux spectacle ! On en sort bouleversé et réjoui !... Romane Bohringer fait pétiller son personnage de pasionaria, un petit miracle de bravache.

     

    A ses côtés, Richard Borhinger est magnifique en bon conservateur chrétien, le regard traversé de nuages.

     

     


     

     

     

    Un dialogue simple et engagé entre deux figures indispensables l’une à l’autre : un père et une fille !

     

    1965,  dans la maison calme, le père fait ses comptes, la fille étudie . Elle veut refaire le monde. Il veut la protéger. Le père et la fille s’affrontent sur le terrain politique. Elle a une conception intransigeante des injustices. Lui préfère négocier avec les inégalités de la société. Homme mesuré, il tente de la raisonner.

     

    1966, des groupuscules gauchistes se forment, la jeune fille rejoint Renato, « un petit gars avec la peau mate ».

     

    A Milan, le couple d’amoureux  crée un groupe d’extrême gauche et entre dans la lutte armée.

     

    Les années passent.

     

    Tous les matins, le père lit la presse et voit sa filler aller à sa perte. Mais que peut-il faire ? 

     

     J’AVAIS UN BEAU BALLON ROUGE

     

    Une grande pièce, très dure,  à découvrir au Théâtre Varia  ce vendredi, demain samedi et dimanche.

     

    Une pièce défendue par deux grands acteurs ; Romane et Richard Borhinger, père et fille dans la pièce , père et fille dans la vie.

     

    C’est la première fois qu’ils jouent une pièce ensemble.

     

    J’espère que vous êtes nombreux à avoir réservé vos  places car  la grande salle du théâtre s’annonce comme archi pleine.

     

    La présence de ces deux comédiens, complètement liés par le métier et la vie, est un véritable événement.

     

    Je vous communiquerai mes impressions  lundi prochain, après avoir vu la pièce.

     

     J’AVAIS UN BEAU BALLON ROUGE

     

     

    JavaisunebeauBallonRougeCopyEricDIDYM2.jpg

     

     

    ROMANE &  RICHARD BORHINGER

     

    29 , 30 et 31/05

     

    THEATRE VARIA

     

    Rue du Sceptre 78 – 1050  Bruxelles

     

    Infos Réservations : 02/640 35 50

     

     


     

     

     LA LEGENDE DES SIECLES

     

    Ce soir, à 20h50, un documentaire fort intéressant « SUR LES TRACES DE... »Victor Hugo, l’un des plus grands écrivains du 19ème siècle, qui vit débarqué en Belgique avec un faux passeport en 1851. Pour un cout moment,  il était devenu citoyen belge...

     

    (LA UNE – 20h50)

     


     

     

     

    Belle idée d’enchaîner  LES MISERABLES  version comédie musicale. Avec Hugh Jackman dans le rôle de Jean Valjean.

     


     

     Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe » , merci de votre attention   et de votre fidélité.

     

    Notre moment de séparation   : Sur le parcours de RENAUD  qui marque cette année ses 40 ans de carrière.

     

    C’est gai de le retrouver  et de l’entendre chanter.

     

    Je vous laisse en vous souhaitant une bonne soirée.

     

    A tout bientôt !

     

    Roger Simons

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Lien permanent
  • LES VILLES TENTACULAIRES (THEATRE DE POCHE/THEATRE DE L'ANCRE)

     

    Un recueil de poésie hallucinée de Verhaeren , écrit à la fin du 19ème siècle , entre classicisme et modernité , chante la beauté d’un monde citadin immense , chaotique et écrasant.

     

    Nicolas Mispelaere(concepteur/interprète) :Un voyage entre passé, présent et futur. En prenant appui sur les vers libres du poète, nous suivons le parcours initiatique d’un homme d’aujourd’hui quittant la campagne de son enfance pour la mégapole de demain. Le spectacle met en avant l’homme et sa perte de repères face à cette ville synonyme de progrès, d’avancement sans discernement.

    Pour ce faire, la performance tend à plonger  le public au coeur de la ville au travers  d’une expérience globale auditive et visuelle.

    Le quatuor donne sa force aux mélodies et au sentiment d’ouverture pendant que l’électro amène la mécanique des amples et la dureté des sons hybrides dan une volonté d’oppression, le tout dans une recherche de musique organique et animale ne devant servir qu’à porter l’interprétation.

     

     

    PhotoLeslieArtamonow-1-.jpg

     

    De plus l’acteur évolue dans une structure à la fois rigide faite de blocs immobiles et à la fois changeante, grâce à l’utilisation du mapping video.

     

    Ces structures changent alors de forme et de volume.

     

    Nous ne pouvons plus croire à ce que nous voyons, juste faire confiance à nos sens.

     

    Les repères du public étant eux aussi bouleversés.

     

     

    CONCEPTION NOUVELLE

     

     

    Je vous conseille de prendre connaissance de ce texte avant que de voir le spectacle. Vous comprendrez mieux les intentions de Nicolas Mispelaere , concepteur et interprète du spectacle mis en scène par Jean-Michel Van den Eeyden.

     

     Nicolas Mispelaere : Le théâtre reste un endroit privilégié pour questionner, atteindre , bouleverser des idées reçues.

     

    Dans ce cas-ci, il s’agit de redonner vie à une parole annonciatrice et oubliée d’un grand poète belge.

     

    Emile Verhaeren est considéré comme un des premiers poètes belges et comme le premier poète européen.

     

    Il y a un symbole à faire valoir à la fois dans notre belgitude et à la fois dans une Europe en quête d’unité et d’identité.

     

     « La rage, elle a bondi »

     

    « Féroce et haletante

     

    « Et si terriblement

     

    « Que son élan vaut à lui seul le temps

     

    « Que met un siècle en gravitant

     

    « Autour de ses cent ans d’attente... »

     

    Beaucoup d’idées  et d’intentions dans cette réalisation et interprétation, encore faut-il  les  découvrir, les  déceler !

    On peut se laisser porter dans ce voyage...saisir le texte de Verhaeren au passage...regarder avec une attention soutenue les mouvements de l’homme  et écouter le texte qu’il hurle presque, un texte qui se noie dans cette ambiance très bruyante....saisir  le son des violons et violoncelle - une superbe musique remarquablement jouée... se laisser  conduire dans la pénombre ...

     

     

    villestentaculaires_LeslieArtamonow.jpg

     

     

     

     

    LES VILLES TENTACULAIRES

     

     

    Près de 120 ans après sa publication ,  le texte visionnaire de Verhaeren est toujours d’une irrépressible actualité.

     

    Urbanisation galopante  développement fulgurant, temple de la débauche, la ville d’aujourd’hui, comme celle d’hier fascine tout en suscitant la peur.

     

    Nicolas Mispelaere interroge cette hydre tentaculaire qui mange les terres mais  nourrit aussi son homme.

     

    La musique fait le lien entre le passé et le présent, entre la musicalité et la brutalité des poèmes .La mélodie est gérée par le quatuor, le côté brutal est amené par l’électro.

     

    Un très gros travail  que de mémoriser ce texte long et pas facile  du tout de Verhaeren...

     

    Un très gros travail de scénographie tout particulier...

     

    Une mise en image et en action  détonante...

     

    Un travail d’acteur et de musiciens...

     

    LES VILLES TENTACULAIRES

     

    Mise en scène : Jean-Michel Van den Eeyden

     

    Conception et interprétation : Nicolas Mispelaere

     

    Assistante à la mise en scène : Anne-Cécile Masson

     

    Création musicale : Margaret Hermant et Ludovic Romain

     

    Arrangements : Benoit Leseure & quatuor à cordes

     

    Quatuor : Margaret Hermant et Benoit Leseure  (violons) , Jean-François Durdu (alto), Marine Horbaczewski ou Léonor Palazzo(violoncelle)

     

    Musique électro : Ludovic Romain

     

    Mapping vidéo : Dirty Monitor

     

    Régie générale et création lumières : Christian François.

     

    Régie vidéo et lumières : Arnaud Bogard

     

    Spatialisation sonore et régie son : Christine Verschorren

     

    Production L’Ancre(Charleroi)

     

    LES VILLES TENTACULAIRES

     

    Jusqu’au 30 mai

     

    PhotoLeslieArtamonow_site.jpg

     

     

    LES VILLES TENTACULAIRES ou CHARLEROI JETTE L’ANCRE AU POCHE...

     

    THEATRE DE POCHE

    Chemin du Gymnase 1 a - 1000 Bruxelles

     

    Infos Réservations : 02 / 649 17 27

     

     

    Amis de l’émission blog  «  Les Feux de la Rampe », merci pour votre attention et votre fidélité. 

     

    Je suis toujours en difficulté avec ce problème d’ordre technique (problèmes de video)

     

    J’espère un rétablissement au plus vite...

     

    Avec mes excuses.

     

    A tout bientôt !

     

     

    Roger Simons

     

     

    Au moment de vous quitter  j’apprends la mort d’un grand ami de théâtre : JULES HENRI MARCHANT.

     

    Je le connaissais depuis de nombreuses années,

     

     l’ayant souvent engagé dans mes dramatiques et feuilletons radio à la RTBF.

     

    Je l’ai retrouvé par la suite au Rideau de Bruxelles où il était devenu Directeur.

     

    J’ai suivi toutes ces réalisations théâtrales  avec intérêt.

     

    Nous étions très amis  et nous aimions  nous rencontrer et évoquer  nos beaux moments de théâtre et de radio.

     

    Adieu Jules-Henri, je ne t’oublierai pas.

     

     

     

     

    r-l-atrjhhd-dldifljiy-k.jpg

     (Jules- Henri Marchant dans " Fantômas)

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    p

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    .

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Lien permanent
  • BERNARD PIVOT ( CENTRE CULTUREL D'UCCLE)

     

     

     

     

    Qui ne se souvient pas  de la présence de Bernard Pivot  chaque semaine sur France 2  et ses émissions   « Apostrophe »  et « Bouillon de culture », émissions suivies par des millions de téléspectateurs.

     

     Bernard Pivot  s’entretenait avec  les plus grands romanciers. Il avait l’art de les interviewer.  Avec une certaine bonhomie et une grande connaissance !

     

    C’était à chaque fois passionnant !

     

     

     

     

     

    Bernard Pivot a écrit de nombreux ouvrages dans lesquels il a publié tous ses multiples entretiens.

     

    Le Centre Culturel d’Uccle a eu la bonne idée de l’inviter un soir  pendant lequel  l’intervieweur-écrivain   nous a raconté ses souvenirs d’un gratteur de têtes.

     

    Extraordinaire !

     

     

     

    Bernard Pivot : Pendant 28 ans, chaque vendredi soir, comme le forain de mon adolescence, gratteur de têtes dans le train fantôme , j’ai gratté la tête de millions de téléspectateurs.

     

    Pou activer leur sang, stimuler leurs neurones. Pour leur donner envie de lire.

     

    En même temps, en direct, j’excitais la matière grise des écrivains afin qu’ils nous livrent le meilleur de leur intelligence et de leur sensibilité.

     

    Enfin, après avoir lu tous les livres, et sans pour autant considérer que la chair est triste, je me grattais la tête, non de perplexité, mais de curiosité, de passion et de plaisir...

     

     

     

    EXTRAIT D’UNE EMISSION

     


     

     

     

    Jean-Michel Ribes(Directeur du Théâtre du Rond-Point/Paris) : Comme la Tour Eiffel, la moutarde de Dijon ou l’espadrille de Bayonne, nous connaissons parfaitement Bernard Pivot. Son goût pour le vin, le football, sa curiosité , sa douce impertinence , son œil malicieux , la clarté de ses questions et aujourd’hui ses livres savoureux, nous savons tout. Tout, vraiment ? Non. Quand par je ne sais quelle compassion à mon endroit, il finit par avoir pitié de mon obstination à lui demander de monter sur une des scènes du Théâtre  du Rond-Point pour lire ses textes et qu’il accepta de le faire, je découvris avec enchantement que Bernard Pivot était plus que Bernard Pivot.

     

    L’homme célèbre disparaissait soudain sur scène pour laisser place à un gratteur de têtes tout nu dans ses écrits portés par une voix émouvante et spirituelle qui vous file droit au cœur.

     

    Merci Bernard.

     

    (Texte écrit par Jean-Michel Ribes en avril 2012)

     

     

     

    Ce texte de Ribes nous  montre comment est cet homme, ancien journaliste  ancien animateur d’émissions culturelles et président de l’académie Goncourt depuis janvier 2014, devenu  un homme de scène, toujours en direct avec le public.

     

    Et l’on a eu l’opportunité de s’en rendre compte hier soir au Centre Culturel d’Uccle.

     

    Sur scène : un pupitre sur lequel se trouvait son texte et une table basse avec un fauteuil. On  se retrouvait dans son studio de télé.

     

    Il nous a  apostrophé avant de nous plonger dans son bouillon de culture,  et quelle culture !

     

    L’homme aux lunettes voltigeuses, passionné et passionnant ,  égréne  ses souvenirs de «  gratteur de têtes », et ce pendant  une heure  et demie.

     

    En fait, il a lu ses textes extraits de ses bouquins.

     

     

     

    Pivot HD (credit Sandrine Chapuis).jpg

     

     

     

    Bernard Pivot : Je suis une histoire, même si je m’en évade pour faires des commentaires. Je m’appuie sur trois sortes de de textes : des épisodes de ma vie, des rencontres avec de grands écrivains – comme Nabokov ou Marguerite Duras ou Simenon..

    Leur sens, leur orthographe, leur côté sympathique ou poétique m’attire...

     

    Nous aussi ,  nous avons été attirés par  ses textes, ses mots ,  Dieu sait s’il en connaît des mots et pas n’importe lesquels.

     

    Il épelle des mots qui se ressemblent, des mots qui ont des valeurs différentes, des expressions aussi.

     

    Il termine sur  le thème  de la vieillesse, un mot auquel on doit penser quand on a dépassé la jeunesse .

     

    Il fait également une dictée. Il termine avec le mot «  Merci »  que l’on multiplie comme « merci, merci, merci... » sans en finir.

     

    Une soirée délectable. Un  bonheur d’écoute ! On sort du théâtre plus que ravi, en remerciant  notre «  gratteur de têtes ».

     

     

     PROBLEME

     

     

    Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe », des problèmes d’ordre technique m’empêchent  de vous présenter  les séquences  de fin d’émission dont « notre moment de séparation. »

     

    J’espère un rétablissement de la situation dans un court délai.

     

    Merci de votre fidélité.

     

    A tout bientôt

     

     

     

    Roger Simons

     

     

     

     

     

     

     

     


    u

    Lien permanent