• CARMEN - LA VERITABLE HISTOIRE (L'INFINI THEATRE) +JULIA MIGENES + STROMEA

     

     


     

     

    Le récit noir et essoufflant de deux  amants criminels en cavale qui traversent les terres brûlantes de l’Espagne !

     

     

    CARMEN, LA VERITABLE HISTOIRE !

     

     

    Carmen, l’insaisissable gitane, change de rôle comme elle respire. Sorcière à ses heures  elle représente un pouvoir exacerbé de l’imprévisible sur le conventionnel.

     

    Femme fatale, elle est l’incarnation nuisible de l’imaginaire indompté.

     

    Fantasmes de la langue et de ses dérives  elle représente celle que l’amant éreinté par sa course ne pourra que tuer lorsqu’il l’aura enfin capturée...

     

     


     

     

     

    CARMEN/L’INFINI THEATRE /DOMINIQUE SERRON

     

    Dominique Serron ( adaptatrice/metteuse en scène) : Au seuil du texte original de Mérimée  au-delà des clichés, mais tentant d’intégrer aussi ce que l’opéra a rendu incontournable ,  j’ai voulu rencontrer « une Carmen » , la mienne, tout simplement !

     

    Princesse gitane aux mille visages, peinte avec passion par un Mérimée incompris mais inspiré d’une véritable prophétie littéraire ; du haut de sa modernité triomphante, elle nous parle, cette Carmen !

     

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     Pour raconter cette histoire, j’ai choisi  un cabinet de curiosité.

     

    Quelques hommes s’y  sont donnés rendez-vous  pour accueillir un narrateur, sorte de rhapsode contemporain, appelé à exhumer la véritable histoire de Carmen.

    Son nom : Prosper !

     

     

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     Dans le fond de ce lieu  un gigantesque meuble d’exposition contenant les pièces à conviction, accessoires vrais ou faux qui valorisent et servent de preuves aux moments clés du récit.

     

    Côté jardin, un petit orchestre (trois musiciens) a été engagé pour accompagner les exubérances musicales qui vont certainement se produire  au  cours de cette soirée.

     

    Cinq hommes entrent tour à tour, une valise d’accessoires à la main, pour accoster aux rives de la promesse vendue par Pastia. S’ils se risquent au jeu, CARMEN  apparaîtra !

     

     

     

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     ATour à tour, cinq femmes, cinq Carmen, initiées par l’imaginaire et le désir, vont surgir du fond de l’invention et s’incarner  ans la chair du théâtre.

     

    Théâtre avoué, aussitôt reconstruit.

     

    C’est remarquablement imaginé par Dominique Serron et excellemment joué par ces 11 acteurs.

     

     

     


     

     

     

    Franchement, je n’ai pas saisi tout de suite les intentions de Dominique Serron, mais au bout de quelques minutes pendant lesquelles je me régalais à l’écoute de la musique de Bizet  interprétée  par  Antoni au piano,  Gauthier à la batterie et Mathieu au saxophone ténor,  j’ai pigé  le propos  du narrateur,  Prosper.  Et j’ai suivi avec passion  l’histoire contée. Deux heures quinze de spectacle vivant !

     

    Dominique  est toujours étonnante dans son travail de recherche,( d’adaptation, de metteuse en scène.

     

    Elle a travaillé plus d’une année pour aboutir au spectacle que nous voyons aujourd’hui.

     

    Beaucoup d’entre nous ont certainement vus un jour l’opéra de Georges Bizet.  Exaltant mais notre attention se fixait  sur Carmen et José ainsi que sur la musique et la danse.

     

    Dominique nous  fait entrer dans le fin fond de l’histoire de Mérimée.

     

    Très bonne idée que cette multiplication  des deux personnages  principaux :5 Carmen ,  3 José.

     

     

     

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    POURQUOI CARMEN ?

     

     

    En 2011, Dominique Serron a monté l’opéra de Bizet avec une distribution internationale dans le cadre strict des maisons d’opéra et de leur fonctionnement générique.

     

    Le spectacle a rencontré un gros succès mais la metteuse en scène est restée perplexe sur les limites auxquelles se heurte la possibilité de réhabilitation de l’oeuvre de Mérimée dans l’ombre confuse de celle de Bizet.

     

    C’est très certainement la raison pour laquelle  Dominique s’est lancée dans cette adaptation théâtrale plutôt que musicale.

     

     

    LES ARTISTES !

     

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    Une distribution étincelante qui nous fait découvrir ces acteurs/actrices, à la fois comédien, chanteur et chanteur :

     

    Alexia Depicker : Carmen, la danseuse,

     

    Daphné D’Heur : Carmen, la chanteuse,

     

    Florenc Guillaume : Carmen, l’ambivalente,

     

    Sylvie Perederejew : Carmen, la sorcière,

     

    Laure Voglaire : Carmen, la douce.

     

    Cinq femmes ! Cinq tempéraments ! Cinq talents ! Magnifique !

     

    Côté hommes :

     

    Patrick Brüll : le narrateur Prosper

     

    Laurent Capelluto : Lorka, un soldat , JOSE , Lucas.

     

    Toni D’Antonio : Pastia, Toni le moine, le maréchal des logis, le geôlier , Garcia le borgne et JOSE .

     

    Vincent Huertas : Vinko, JOSE et Remendado.

     

    François Langlois : Franko , JOSE , Dancaire et l’Anglais.

     

    Vincent Zabus : Zabio , JOSE  et le lieutenant.

     

    Une troupe de onze acteurs menée par la talentueuse Dominique Serron  qui  a l’art de « fabriquer » un spectacle  plein d’idées, super vivant, à la fois littéraire et populaire.

     

    Bravo Dominique !

     

    Voilà une distribution  éclatante et révélatrice de beaux talents. Sans oublier les trois musiciens :

     

    Antoni Sykopoulos, non seulement au piano mais également à la création et la direction musicale.

     

    Gautier Lisein : batterie/percussions

     

    Mathieu Najean : saxophone ténor

     

    Les adaptations  de plusieurs chansons sont superbes. On fredonne tout bas ces musiques que nous avons souvent  entendues puis brusquement,  elles se transforment en jazz et manouche  . Génial !

     


     

    Dominique  Serron : Le texte  du spectacle a été scrupuleusement structuré par l’œuvre originale de Prosper Mérimée.

     

    La trame dialogique – dans le chef de Carmen, et narrative – dans le chef des locuteurs qui rapportent la fable – a été confronté  à 2 vecteurs externes :

     

    Le premier : l’opéra et son imprégnation dans la culture,

     

    Le second : notre réalité historique de troupe de théâtre  définie par l’évidence de notre création.

     

    La création  musicale du spectacle a décliné les airs et on pourrait même dire les « tubes » de Carmen pour les transformer en compositions d’aujourd’hui.

     

    « Habanera » se rapproche de ses origines  des rythmiques cubaines et swing, en multipliant le jeux de références  aux musiques qui s’en sont préalablement inspirées.

     

     

     

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    Antoni Sykopoulos(compositeur, musicien) : Ce spectacle est une véritable création dédiée à la voix humaine allant du murmure au chant, «  Carmen – La Véritable histoire »  se situe musicalement entre l’opéra de Bizet et la nouvelle de Mérimée.

     

    Le spectacle se fonde aussi et surtout sur les propres capacités d’invention et d’imagination de la troupe rassemblée par Dominique Serron et son Infini Théâtre.

     

    C’est tout un travail de réécriture de l’espace sonore qui est proposé, créant ainsi une véritable transformation de la partition.

     

    Et c’est bien cela qui est intéressant et passionnant !

     

    Une redécouverte de l’œuvre initiale ! Une réapparition de la musique de Bizet, modifiée  intelligemment par Antoni Sykopoulos.

     

    La musique est tantôt andalouse, tantôt sud-américaine, tantôt jazz.

     

    Antoni Sykopoulos : Notre création trouve aussi ses inspirations rythmiques chez plusieurs compositeurs ayant une vaste littérature ibérique – Debussy, Ravel, Granados , Albeniz , Turina...

     

     

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    CARMEN  LA GITANE !

     

     

     

    Dominique Serron : Oui, le monde de Carmen est celui de gitans, un monde structuré mais  dont nous avons du mal à saisir les valeurs.

     

    Dans l’opéra, elle se cristallise dans le rôle de la provocatrice qui cherche à gravir petit à petit l’échelle sociale. Elle passe du statut de cigarière à celui de compagne du torero.

     

    Dans la nouvelle présente, elle cherche, à travers les différents visages qu’elle adopte , les issues les plus folles pour exister pleinement sans jamais s’habituer à elle-même. Elle campe à la fois la caricature du tempérament féminin et l’inaccessible profondeur et son indicible.

     

     Il y aurait encore mille et une choses à dire à propos de ce spectacle tant sur le travail et sa réalisation.

     

    Un tout grand spectacle  musical , dansant , enlevé , prenant , mêlant , comme de coutume sur les planches de « L’infini Théâtre », un ici et maintenant troublé  et des histoires figurées.

     

     

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    Je vous ai présenté  les acteurs/actrices et les musiciens.

     

    Coup de chapeaux à tous, en joignant ceux qui travaillent dans l’ombre de Carmen :

     

    Scénographie et costumes : Christine Mobers

     

    Créations lumières : Francq Desautez

     

    Sonorisation : Vincent Poujol

     

    Photos de plateau : Pierre Bolle

     

    Réalisation des costumes : Bert Menzel et Chloé Dilasser

     

    Régie plateau, réalisation des décors et accessoires :Paul Clarke.

     

    Assistants à la mise en scène : Clémentine Colpin, Florence Guillaume, Colin Javaux

     

    Assistant à la scénographie : Simon Detienne

     

    Stagiaire : Daphné Liégeois

     

    Administration générale : Vanessa Fantinel

     

    Communication : Sylvie Perederejew

     

    Stagiaire communication : Emmanuelle Lennuyeux-Vergier

     

    Video de communication : Nadia Benzekri

     

    Graphisme : Manon Meskens

     

    Régie création aux Martyrs : Bruno Smit

     

    Régie tourneur : Samir Guennoiun

     

     

     

    Adaptatrice  et metteuse en scène : DOMINIQUE SERRON

     

    Compliments à tous !

     

    CARMEN

     

    Création mondiale de L’Infini Théâtre en coproduction avec le Théâtre de la Place des Martyrs...

     

    D’après la nouvelle de Mérimée et l’opéra de Bizet.

     

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    CARMEN LA VERITABLE HISTOIRE

     

    Jusqu’au   23 mai 2015-04-26

     

    THEATRE DE LA PLACE DES MARTYRS

     

    Place  des Martyrs  22 – 1000  Bruxelles

     

    Infos Réservations : 02 / 223 32 08

     

    Le plaisir de vous offrir encore quelques moments à passer

     

    en compagnie de Bizet et de l’opéra avant de vous rendre au Théâtre des Martyrs pour vivre ce spectacle grandiose de Dominique Serron.

     

    Flashback dans l’Histoire...

     

     


     

     

     

    Amis de l’émission/blog » Les Feux de la Rampe »  ( qui vient de passer le cap des 100 000 visites), merci de votre présence, votre attention et votre fidélité.

     

    Notre moment de séparation...pour rire : Stromae,  dans sa version de Carmen !A tout bientôt !

     

    Roger Simons

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Lien permanent
  • VAMPIRES (THEATRE ROYAL DU PARC)+ 1 FILM + OURS (CHANTEUR/FESTIVAL KERMEZZO)

    VAMPIRES

     

    VAMPIRES

     

    VAMPIRES

     

     

     



     

     

     

    Deux vampires sillonnent la scène du théâtre ou plutôt  le manoir des vampires où se trouvent leurs cercueils...

     

     

     

    VAMPIRES

     

     

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    Un couple de vampires, qui depuis des siècles ne cessent de se chamailler, se réveille  en 2015 après cent ans d’hibernation.

     

    Tout a changé !

     

    Un parc d’attraction s’est construit à côté de leur manoir lugubre, le tgv  s’est installé à 100 mètres d’eux. Ils reçoivent la visite d’un metteur en scène complètement fou qui rêve d’une comédie musicale autour du personnage de Dracula. Il les engage sans savoir qu’il a affaire à de vrais vampires et les entraînent dans des répétitions délirantes...

     

     

     

     

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    Thierry Debroux( Directeur du Théâtre  et auteur de la pièce) : Jacqueline Bir et José Van Dam nous font l’honneur d’aiguiser leurs canines sanguinolentes pour notre plus grand plaisir.

     

     

     



     

     

     

    Le mythe du vampire est drôlement de retour :

     

    Polanski avec ses deux versions, l’une théâtrale, l’autre comédie musicale ...

     

    Jim Jarmusch avec « Only lovers left Alive"...

     

    Coppola et son Dracula et

     

    Aujourd’hui Thierry Debroux avec ses   « Vampires »

     

    Sans oublier celui qui nous a déjà visité :

     

    Frankenstein.

     

    Ca fiche un peu la trouille !!!

     

    Il y aurait beaucoup de choses à dire sur la peur...

     

     

     

    Thierry Debroux : En étudiant les effets des films d’horreur sur la physiologie des spectateurs, Gleen Sparks, professeur de communication à la Purdue University(USA), s’est rendu compte que plus les jeunes hommes avaient eu peur pendant la projection du film (accélération du rythme cardiaque , augmentation de la pression artérielle, etc...), plus ils disaient l’avoir apprécié.

     

     

     

    D’autre part, se régaler de films d’horreur ou gores, c’est violer la norme sociale qui condamne la violence, et satisfaire ainsi un désir de transgression, assurent certains chercheurs.

     

     

     

    Certains neurobiologistes assurent également que dans notre cerveau, les synapses de la peur sont très proches de ceux du plaisir.

     

     

     

    VAMPIRES

     

     

     

     

     

     

     

    Ils sont cinq en scène ou si vous préférez dans ce manoir aux deux cercueils ;

     

    Isadora, Amenhotep,  le domestique, le metteur en scène fou et sa comédienne,

     

    Marlène.

     

     

     

    RAPPEL

     

     

     

    J’ouvre ici une parenthèse : Jacqueline Bir est tombée malade  deux ou trois jours avant la première représentation et elle a été  remplacée au pied levé par une autre grande comédienne : Jo Deseure qui a joué le rôle de la vampire, Isadora, sans connaître le texte, sans avoir la brochure  du texte en main. Elle avait à fixer les deux écrans fixés dans les baignoires du premier étage,  l’une à gauche, l’autre à droite. Le texte était projeté sur ces écrans .Une excellente idée et une magnifique interprétation  imprévue.

     

     

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    Je tiens à  féliciter  Jo Deseure et à l’a remercier d’avoir accepté ce remplacement.

     

    Du coup, je n’ai pas vu notre toute grande actrice, Jacqueline Bir( déguisée en vampire), mais ayant  assisté à une répétition, je puis vous dire qu’elle est formidable et « horriblement » belle.

     

     

     

     

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    Le théâtre est un lieu où l’on est très solidaire  et  je viens d’en avoir  encore confirmation.

     

    La présence de José Van Dam est surprenante.

     

    Il est entré parfaitement dans son personnage.

     

    Cela lui va bien ce rôle qui doit  l’amuser.

     

     

     

     

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    Et puis, tous deux adorent jouer ensemble. Ils l’on déjà fait plusieurs fois.

     

    Et je précise, dans cette pièce José Van Dam est comédien et non chanteur...

     

     

     

    VAMPIRES/THIERRY DEBROUX

     

     

     

     

     

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    Une pièce très  drôle, bien écrite, bien imaginée et bien mise en scène par Monique Lenoble. Rassurez-vous, Monique n’est pas une vampire...

     

     

     

    Monique Lenoble : Qui sait !

     

     

     

     

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    Par contre Bruno Georis, discret comme à l’habitude, est le domestique  des deux vampires, mais qui est-il vraiment ? Ne serait-il pas vampire lui aussi ?

     

    Alors, ce dingue de metteur en scène  qui s’agite,  qui essaie d’avancer et de mener à bien  sa comédie musicale.  Il a beaucoup de mal à diriger ses « acteurs » comme la jeune et charmante Marlène...Pourquoi est-elle vue dans cette galère ?

     

    Angelo Bison, aussi un très grand comédien, interprète son personnage de metteur en scène d’une manière démentielle, délirante.  Il est superbe !

     

     

     

     

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    VAMPIRES

     

     

     

    C’est amusant de voir Isadora et Amenhotel sortir et rentrer dans leur cercueil respectif.

     

    Ils le font avec aisance...

     

    Vivre des centaines d’années puis revenir

     

    dans notre siècle, que peut-on ressentir ?

     

     

    Thierry Debroux (l’auteur) : Les vampires ont besoin de longues périodes de repos dans leur cercueil.

     

    Ce couple infernal s’est endormi en 1913, juste avant la première guerre mondiale, et se réveille en 2015. Ils doivent vivre un véritable choc car il fut bien le dire, il s’en est passé des choses.

     

    lls ignorent que le parc d’attraction  situé tout à côté du manoir convoite la demeure de ces deux assoiffés de sang !

     

     

     

    C’est une comédie « ensanglantée ». Elle nous fait rire aux éclats ! Mais la pièce de Thierry Debroux incite à la réflexion et même le besoin de prendre du recul !

     

    Le besoin aussi de mieux connaître romans et pièces de théâtre qui  s’intéressent de près à ces histoires vampires.

     

     

     

    Thierry Debroux : Le mot « Vampire » a des origines discutées, mais tous s’accordent à penser qu’il vient d’une langue slave. Certains savants pensent que le mot «vampire » a pu venir du lithuanien «  wempti » (qui signifie «  boire »)

     

    D’autres suggèrent que la  racine du mot a inclus le turc « uber » (sorcière) et le serbo-croate  « pirati »souffler)

     

    Avec le temps – des centaines d’années peut-être - ces différentes racines ont donné   « vampir »  en serbo croate , « apyr » en russe, «  pior » en polonais et « upir »  en biélorusse.

     

     Et en  bruxellois ??? 

     

     

     

    Monique Lenoble( metteuse en scène) Il est difficile de définir ce qu’est un vampire. Les définitions académiques font référence souvent à un fantôme suceur de sang ou à un cadavre réanimé, sortant de sa tombe la nuit pour s’abreuver du sang de personnes endormies.

     

     

     

    Thierry Debroux : Une autre définition encore, la dernière : la plus pertinente serait celle d’une force ou d’un être parasite , malveillant et solitaire par nature , dont le désir est d’absorber la force vitale ou les fluides vitaux d’un  organisme vivant pour satisfaire ses  appétits ou perpétuer son existence surnaturelle...

     

     

     

    Allez savoir !!

     

    Et puis, croyez-vous aux Vampires ?

     

     

     

     

     

     

     

    Monique Lenoble a réalisé une mise en scène des plus « vivantes » - si j’ose dire - et a travaillé avec ses acteurs dans la meilleure des ambiances et dans la joie.

     

     

     

    VAMPIRES  en création mondiale...

     

    Ils sont cinq en scène et vingt  en coulisses et dans les ateliers du Parc. Ce sont les travailleurs  de l’ombre.

     

     

     

    GENERIQUE

     

     

     

    Jacqueline Bir (Isadora)

     

    José van Dam (Amenhotep)

     

    Bruno Georis( le domestique)

     

    Angelo Bison( le metteur en scène)

     

    Aurélia Bonta (Marlène)

     

     

     

     

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    Le metteur en scène  de la comédie musicale complètement déchainé, n’apparaît pas sur la photo de «  famille » , il gît sur le sol et a gagné   le paradis des vampires...

     

     

     

    Mise en scène : Monique Lenoble

     

    Assistanat : Catherine Couchard

     

    Scénographie, création et  réalisation des costumes : Thibaut De Coster et  Charly Kleinermann

     

    Aide à la réalisation des costumes : Sarah Duvert

     

    Peinture des décors : Genviève Périat

     

    Lumières : Zvonock

     

    Consultants effets magiques Luc Poppe et Jack Cooper

     

    Maquillages : Bouzouk


     

     

     

     

     

    Stagiaire en maquillages :  Gwendoline Rose et Rebeka Noirhomme

     

    Coiffures : Maryline

     

    Musique des chansons : Pascale Charpentier

     

    Prêt des animaux empaillés : Pierre-Yves Renkin

     

     

     

    Direction technique : Gérard Verhulpen

     

    Régie et bande sonore : David Lempereur

     

    Régie plateau : Cécile Vannieuwerburgh, Nicolas Loncke et Gilles   Vanoost

     

    Régie lumières : Noé Francq

     

    Habilleuse : Elise Abraham

     

    Accessoiriste : Zouheir Farroukh

     

    Construction, des décors : Yahia Azzaydi, Shaban Rexhep  et Patrick Cautaert

     

     

     

    Texte publié aux Editions Lansman

     

    Photos : Isabelle De Beir

     

     

     

    VAMPIRES

     

    Jusqu’au 23 mai 2015

     

     

     

    THEATRE ROYAL DU PARC

     

    Rue de la Loi 3 – 1000  Bruxelles

     

    Infos Réservations : 02 / 505 30 30

     

     

     


     

     

     

    27ème NUIT DES MOLIERES

     

     

     

    Retransmise en différé depuis le Théâtre des Folies Bergères à Paris.

     

    Une soirée  impeccable , totalement supérieure à celle de l’année dernière , animée par Nicolas Bedos en pleine forme, auteur  de textes magnifiques, entre autres celui des deux Molière.

     

    Pas de longueur dans la remise des Prix, comme ce fut le cas dernièrement avec les César.

     

    Parmi les vainqueurs : Marie  Gillain, - qui a reçu le Prix de la Meilleure Comédienne pour son interprétation dans la pièce « « Vénus à la fourrure » de Polanski.

     

    Notre belle et excellente comédienne sera présente ces 29 et 30 avril , à 19 h , au Festival Kermezzo.

     

    C’est en chansons que nous pourrons l’applaudir, en duo avec le chanteur-compositeur Ours.

     

     

     

    Marie Gillain : Au départ, j’avais pensé lire des textes , mais au final , on était plus inspiré par la musique.

     

    On s’est dit que l’association  guitare-voix, c’était le mode communication le plus approprié pour les 45 minutes qui nous sont données.

     

     


     

     

     

    Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe », merci pour votre présence quotidienne sur ce blog, votre attention et votre fidélité.

     

    Notre moment de séparation : Une comédie musicale américaine d’un temps lointain, 1954, avec Gene Kelly, Van Johnson et la  magnifique Cyd Charisse : «  BRIGADOON »  réalisé par Vincente Minnelli.

     

     

     

    Syno : Jeff Douglas et Tommy Alb right découvrent au cours d’un voyag dans les Highlands d’Ecosse un village fantastique qui resurgit tous les 100 ans – ( Est-ce un village vampire ?) de part ses partis pris esthétiques et son atmosphère générale...

     

    Le plus minnellien de tous les films de Minnelli !

     

    A tout bientôt.

     

    Roger Simons

     

     

     


     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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  • LE TRAIT D'UNION ( THEATRE VARIA) + UNE PIÈCE , UN FILM ET UN TRIO MUSICAL

     

    LE TRAIT D'UNION

     

    Cette pièce d’une conception rare a été récompensée par deux prix : le Prix de la Ministre de l’Enseignement secondaire et le prix Kiwanis (prix de la presse) lors des Rencontres de Théâtre Jeune Public de Huy en août 2014.

     

    GUILLAUME KERBUSCH  - AUTEUR ET COMEDIEN

     

     

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    Guillaume : J’envisage toujours la création d’un spectacle théâtral comme l’occasion de donner  une petite part de soi aux autres. Quelque chose qui nous appartient et qui puisse servir aux spectateurs.

     

    Comme j’avais envie de faire un spectacle pour les adolescents,  j’ai décidé d’utiliser un des sujets qui me touchaient le plus et avec lequel, forcément, je pouvais être le plus sincère avec eux.

     

    Il y a 11 ans, mes parents ont décidé de divorcer, j’avais treize ans. Je ne pense pas qu’il existe de recette miracle pour éviter aux enfants de souffrir d’un divorce. Cependant, je pense que mes parents n’ont même pas essayé d’en trouver une.

     

    Je me suis retrouvé dans une guerre qui n’était pas la mienne, pris au dépourvu entre deux adultes qui se sont déchirés. Sans jamais oser en parler. Bien sûr, il m’arrivait de parler des faits, mais jamais de ce que cela me faisait , en quoi cela m’affectait.

     

    Ce n’est pas un sentiment de colère qui m’anime, je crois que je n’en veux plus à mes parents. Mais face à toute cette période de ma vie, qui aurait pu être beaucoup plus facile  si tout le monde avait consenti à faire des efforts, à commencer par moi,  j’éprouve un profond sentiment de regret.

     

     Cette histoire influence encore l’estime que j’ai de moi-même dans mon rapport aux autres.

     

    Aujourd’hui, j’ai 26 ans, je ne peux plus rien y changer, mais je ressens le besoin de m’exprimer sur ce sujet. D’en parler à un maximum de jeunes qui vivent cette situation, pour leur donner l’occasion de briser ce silence qui m’a  fait tant de mal. Comme j’aimerais qu’on l’ait fait pour moi.

     

     

     

    Et c’est ainsi qu’est née cette pièce !

     

     

     

    LE TRAIT D’UNION /GUILLAUME KERBUSCH

     

     


     

     

     

    En  quelques mots  voici l’histoire écrite par Guillaume  qui relate sa propre vie, mais conçue d’une manière musclée et amusante, mise en scène d’une façon originale !

     

     

     

    RESUME

     

     

     

     «  Simon  la tombe », c’est ainsi  que ses compagnons de classe l’appellent. Simon est peu communicatif, mais peut-être a-t-il des raisons de ne pas l’être.

     

    Pris entre un père et une mère qui se disputent, divorcent et refont leur vie, lui essaie de vivre la sienne de vie. Il se sent seul. Pour combler ce vide, il mange de tout, tout le temps et en grande quantité.

     

    Après chaque coup dur encaissé, il enfle. Il devient obèse. La violence n’ait en lui petit à petit .

     

    A 15 ans , son embonpoint est tel qu’il provoque les cruels quolibets des garçons de son âge , ne s’occupant  pas des filles. Sauf celle qui a le visage plein d’acné. C’est Pauline qui va devenir son premier amour.

     

    Pauline, elle sait tout. Elle parle des étoiles...Et Simon commence  comprendre...Il n’est pas qu’un corps. Il a aussi une tête et elle turbine...

     

    UN SEUL ACTEUR EN DIRECT –UNE SERIE DE PERSONNAGES FILMES...

     

     

     

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    Valentin  Demarcin, le metteur en scène,  a mis au point une scénographie plutôt nouvelle. Il s’en explique...

     

     

    Valentin : A l’instar de Simon enfermé dans ses problèmes relationnels, l’acteur est pris au piège à l’intérieur d’un carré tracé au sol, il subit les évènements de la narration  et les interventions parfois brutales de l’autre acteur qui est en fait le régisseur du spectacle.

     

    De la même manière que dans le récit, l’acteur  en conflit avec tout ce qui l’entoure.

     

    Les évènements et les actions s’enchaînent de plus en plus vite. Il est obligé d’être en éveil permanent.

     

    En fait, le rythme effréné du spectacle s’inspire de web-séries.

     

    La vidéo est utilisée pour faire exister une douzaine de personnages  rencontrés par Simon.

     

     

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    Guillaume a été filmé en  gros plan jouant tous les personnages, chacun portant un code de costume (perruque, maquillage, moustache, chapeau). L’écran  amovible offre  de nombreuses possibilités de jeu avec les acteurs et le public . Tout se joue à l’intérieur du carré tracé au sol au début de la pièce.

     

    Dans ce carré : une chaise et une table qui valsent dans tous les sens,  et l’écran manipulé par le régisseur.

     

    Astucieux !

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    Guillaume  l’acteur  bouge sans arrêt, saute, grimpe sur la petite table qui en prend un coup , renverse tout ce qui se trouve sur son passage.

     

    Et ce qui est extraordinaire,  c’est  le dialogue  établit entre  les personnages filmés, et le texte en direct joué  par Guillaume  Le tout d’une synchronisation parfaite.

     

    Un magnifique travail !

     

     

     

    LE TRAIT D’UNION

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    On connaît l’histoire de l’auteur.

     

    Quelle est celle de Simon ?

     

     

    Guillaume : Un jeune étudiant, un peu perdu , explique qu’il a un regard déformé sur lui-même car il se sent un peu gros. En grattant un peu, il se rend compte qu’il est gros d’un vide.

     

    Il explique que ce vide est apparu au moment où ses parents se sont séparés .

     

    Tout commence à son quinzième anniversaire. Son père lui  offre  un IPhone. Sa mère n’est pas d’accord. C’est la goutte qui fait déborder le vase. Disputes, engueulades, séparation, divorce et juge s’enchaînent.

     

    Au fur et à mesure du récit, Simon se met à grossir car il mange tout le temps...

     

    Il y a là un mouvement scénographique amusant !

     

     

     

     

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    Guillaume Kerbusch   a écrit une pièce intéressante, incroyable, énergique, drôle, qui relate sa propre vie,  mais arrangée tout de même.

     

    Il s’avère excellent comédien plein de fougue, une formidable présence scénique,  une gestuelle remuante,  une vivacité hors ligne.

     

    Denys Desmecht , le régisseur est très drôle, lui aussi.

     

     

     

     

    DEFINITION DE L’EXPRESSION : TRAIT D’UNION

     

     

     

    Guillaume : Le trait d’union lie les mots mais les sépare aussi. Il se situe entre les deux parents. Une fois que les deux parents se séparent  e trait d’union ne lie plus rien et ne sert plus à rien.

     

    Un comédien à suivre de près...Bravo  Guillaume et bonne route théâtrale. 

     

     

    LE TRAIT D’UNION

     

    Avec Guillaume Kerbusch et Denys Desmecht

     

    Costume et ballon gonflant : Adrien Drumel

     

    Chargée de diffusion : Mélodie Faure

     

    Un spectacle de la Compagnie Trou de Ver  avec la collaboration du Théâtre Varia.

     

    (Avec des extraits du dossier de presse rédigés par  Emilie Gäbele)

     

     

     

    LE TRAIT D’UNION

     

    Jusqu’au 29 avril 2015

     

     

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    THEATRE VARIA

     

    Rue du Sceptre 78  - 1050  Bruxelles

     

    Info Réservation : 02 / 640 35 50

     

    Bord de scène : mercredi  29/04, après la représentation.

     

    INFOS

     

    Ce lundi 27 avril à 22h45  sur France 2 : «  La  27e nuit des Molières »  enregistrée au célèbre théâtre Folies Bergères.

     

    Quels seront les vainqueurs ?  Pas de pronostic, c’est toujours déroutant ! Mais Vive le Théâtre .Vive les Artistes !

     

     

     

    Juste avant les Molières, France 2 propose en direct la pièce de Jean Dell et Gérald Sibleyras : «  UN PETIT JEU SANS CONSEQUENCE » , mise en scène par Ladislas Chollat.

     

    Diffusion de cette pièce depuis le Théâtre de Paris, avec Bruno Solo, Constance Dollé, Isabelle Gélinas...et d’autres...

     

    Bref résumé : Claire et Bruno sont ensemble depuis 12 ans. Au cours d’une journée à la campagne réunissant tous leurs proches (amis et famille) , ils vont être amenés à prétendre qu’ils se séparent....

     

    Suite pour le petit écran  de votre télé ! En voici un court extrait.

     

     

     

     

     


     

     

    Bon amusement !

     

    Si vous préférez le ciné , ARTE BRUXELLES  a programmé ce soir à 20h50 , le célèbre film de Marcel Carné       tourné en 1939, avec deux monstres sacrés : Arletty et Jean Gabin.

     

    Ce film appartient  au réalisme poétique. 

     

    Une nouvelle réussite du duo Prévert/Carné.

     

     

     

    Syno( raccourci) : Une dispute se fait entendre dans une maison ouvrière de banlieue à Paris.

     

    Coup de feu, porte qui claque.

     

    Un homme, Valentin , roule sur les marches , mort  ...

     

    L’assassin, François, se barricade dans sa chambre...

     

    La police arrive et assiège la maison...

     

    Suite à l’écran.

     

     

     

     

     

     

     

    Il n’y a pas de quoi s’ennuyer ce soir à la télé.

     

    Merci de votre regard sur ce blog «  Les Feux de la Rampe » ,   merci aussi pour votre régularité.

     

    Notre moment de séparation :  le Trio Igor Gehenot  ce jeudi 30/04 au Music Village .

     

    A tout bientôt !

     

     

     

    Roger Simons

     

     

     



     

     

     

     

     

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