• LA GENE DU CLOWN ( THEATRE DE LA PLACE DES MARTYRS)

     

    STANISLAS COTTON/GEORGES LINI

     

     


     

    Bobby Dick , fonctionnaire tatillon mais exemplaire, , rentre chez lui après sa journée  de travail.

    Dans le hall d’entrée de son immeuble, il rencontre Philomène Planchapin , sa concierge, qui souffrant de solitude , balaie en tripotant ses fantasmes... et notamment celui de passer quelques minutes brûlantes en compagnie de Bobby...

    La pluie , le beau temps , la grippe et ses microbes s’installent dans leur conversation - ainsi qu’un certain nombre de quiproquos - et puis également ce bruit plaintif qui agace les oreilles  de Bobby , un bruit incessant qui vient tout droit de la loge de la concierge.

    Et ce qui est étrange, c’est que  Philomène ne semble pas pressée d’y jeter un œil !

    Une ambiance très particulière, obscure, s’installe dans ce lieu complètement désordonné.

    Philomène  est très agitée lorsqu’elle parle avec Bobby...

     Bobby s’enquiert d’Andromède, sa nièce, qui doit être rentrée de l’école et qui doit certainement l’attendre. Mais Philomène l’informe qu’elle ne l’a pas vue passer la porte...

    Curieux !

     

     

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    Surgit Andromède, avec son cartable , son manteau , un livre scolaire, des objets qui se brisent , un revolver...Il semble bien que la nièce de Bobby Dick ait un certain nombre de choses urgentes à dire...

    Nouveau et sulfureux texte de Stanislas Cotton flirtant avec le monde du clown dont on ne sait plus bien si les personnages font rire ou peur. A l’instar peut-être de ceux d’Alice au pays des merveilles...

    Texte surprenant qui commence comme une farce mais qui finira peut-être de manière dramatique...

    Je préfère  garder  le suivi de cette histoire qui – avec l’œil de Georges Lini,  va prendre  des dimensions surprenantes.

     

     "Le scarabée est un insecte qui se nourrit des excréments d’animaux autrement plus gros que lui. Les intestins de ces animaux ont cru tirer ce qu’il y avait à tirer de la nourriture ingurgitée par l’animal. Pourtant  le scarabée trouve, à l’intérieur de ce qui a été rejeté , la nourriture nécessaire à sa survie grâce à un système intestinal dont la précision , la finesse et une incroyable sensibilité surpassent celles de n’importe quel mammifère..." (Wajdi Mouawad)

     

    Georges Lini ( metteur en scène) : Avec le texte de Stanislas Cotton, je veux me faire scarabée.

    Le théâtre que je défends à cette caractéristique : son devoir d’insolence ; il préfère la vérité qui dérange au mensonge qui rassure.

     LA GÊNE DU CLOWN aborde un thème difficile, celui de l’inceste. Mais il est d’une originalité troublante. Il aborde le sujet avec originalité mêlant humour et effroi. Il surprend et prend le spectateur  à revers.

    Dans une forme d’écriture inédite et résolument contemporaine, Stanislas Cotton fait voler en éclat  toute représentation classique du tragique.

    J’ai voulu monter ce texte parce qu’il m’effraie et me confronte, il a le goût et l’odeur des défis. C’est aussi une belle continuité à ma  recherche déjà ancienne sur le tragique  la nécessaire confrontation au chaos, notre monstrueuse humanité...

     

    Georges Lini a voulu réaliser  un projet audacieux avec  ce texte  splendide d’un auteur majeur du théâtre belge.

     

     

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     Ce n’est pas évident d’entrer  dans  ce théâtre  intéressant  certes mais dur, insolent, compliqué parfois même., qui raconte une histoire difficile.

     

     L’ACCIDENT !

     

     Philippe Jeusette  devait interpréter le personnage de Bobby Dick. Mais hélas , Philippe a fait une chute au lendemain de la première représentation et s’est brisé deux côtés et un pied. Il a dû être remplacé au pied levé  et c’est  Georges Lini qui a repris le rôle.

    Merci à lui et bravo.

     

     

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    DISTRIBUTION

    Georges Lini : Bobby Dick

    Isabelle Defossé : Philomène

    Laurie Degand : Andromède

    Mise en scène : Georges Lini

    Scénographie : Ronald Beurms

    Création lumière : Alain Collet

    Coproduction : « Belle de nuit «  / « La Charge du Rhinocéros"  La seule chose que puisse un œuvre d’art c’est d’éveille la nostalgie d’un autre état du monde » (Jean Genet) 

     

    LA GENE DU CLOWN/STANISLAS COTTON

    Jusqu’au  05 avril 2014

    THEATRE DE LA PLACE DES MARTYRS

    Place des Martyrs  22  1000  Bruxelles

    Infos Réservations : 02 / 223 32 08

     

    En souhaitant un prompt  rétablissement à Philippe Jeusette, que nous retrouverons bientôt sur scène.

     

    L'ouvrage de Stanislas Cotton " La Gêne du clown "  est publié aux Editions  Lansman- Emile & Cie asbl, dans la collection " Théâtre à Vif " n° 233 - Visuel de couverture : Olivier Wiame - prix : 10 euros

     


     

    Demain, une autre pièce de théâtre.

     Demain, un nouveau rendez-vous.

     Tout de suite, un court moment d’avant-première, non pas d’une pièce mais bien d’un film, celui de Claude Lelouch : «  SALAUD, ON T’AIME » avec trois  stars tout à fait remarquables : Sandrine Bonnaire, Eddy Mitchell et Johnny Halliday.

     


     

    Bientôt : une édition spéciale du blog «  les feux de la rampe » avec ce film très prometteur.

    Merci pour votre attention zt votre fidélité.

    Je vous quitte en compagnie d’Eddy et Johnny..

     


     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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  • TROTSKY BUSINESS ( T.T.O-THEATRE DE LA TOISON D'OR )

     

     

     

     

    En deux mots... c’est une pièce d’Albert Maizel, mise en scène par Alexis Goslain.

    En deux mots, tout est dit...Hervé est patron d’une belle école de commerce de chez nous ( ah bon, laquelle ?). Jacques y est professeur.

     

     

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    Encore quelques mots : Hervé rêve de fusionner son bébé avec Harvard, prestige oblige.

    Mais ils ont un passé, très à gauche politiquement et très triangulaire sexuellement, qui va ressurgir tel un boomerang en provenance des années septante...

     

     

     

     Hasta luego amigo guerillero. Les rois du capital, anciens trotskistes ?

    Une révolution  au T.T.O  menée par cinq  comédiens complètement déchaînés, propulsés par un metteur en scène emporté !

     

     

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    Ils se présentent par le truchement de la vidéo... toujours en deux mots...

    En  numéro un : Alexis Goslain, le metteur en scène  en question...

     

     


     

     

    Jacques, le professeur (Pierre Pigeolet)

    Hervé , le directeur de l’école (Bruno Georis)

     


     

     Les deux femmes : l’une la mère de l’autre, Martine Willequet & Catherine Decrolier, ainsi que le jeune homme, Thomas Demarez.

     


     

     


     

    En deux mots :

    Décor et costumes : Charly Kleinermann et Thibaut De Coster

    Création lumières : Thomas Vanneste

    Décor sonore  important) : Lurent Beumier

    Régie : Gilles Goblet

     Production Mazal asbl

     

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    TROTSKY BUSINESS

     (en création)

    Jusqu’au 12/04/2014

     

    THEATRE DE LA TOISON D’OR

    Galerie de la Toison d’Or  396  - 1050  Bruxelles

     Infos Réservations : 02 / 510 0 510

     

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    En deux mots : c’est la lutte finale...

    Bon combat...

    En plusieurs mots, je vous remercie pour votre attention et votre fidélité.

    On se retrouve tout bientôt...

     A un certain moment dans le spectacle des « Trotskistes », on entend quelques mesures de la célèbre chanson qui appartient à  la comédie musicale « Starmania » : « J’aurais voulu être un artiste ». La voici dans son entièreté interprétée par Céline Dion.

     


     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

            

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  • D'UN RETOURNEMENT L'AUTRE ( THEATRE LE PUBLIC)

     

    FREDERIC LORDON

     

    Pour quelques jours seulement...

    Une terrible comédie sur la crise financière et en alexandrins...

    Politiquement incorrect ? Spectacle pitoyable ? Théories farfelues ?

    Ce sont les questions que l’on se pose avant de voir le spectacle...

     

     

     

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     D’UN DETOURNEMENT L’AUTRE !

     

    Pas obligatoirement d’accord, mais  incontestablement  le « théâtre » est là pour provoquer le débat...

     

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     Noir.

    Dans l’obscurité, un homme subi une caresse bien agréable d’une jeune et jolie femme. Plan serré.

    Noir.

    Lumière braquée sur son Altesse le Président de la République, son Premier Ministre, leurs courtisans, et Messieurs les banquiers.

    Ceux-ci, lessivés par la crise, viennent pleurer misère auprès de l’Etat.

    Il s’agit de sauver le système, en priorité ses élites, bien entendu ! Ils rivalisent de cynisme et de bêtise, beaux parleurs affolés par l’interminable tsunami qu’ils ont provoqué, mais jamais ils n’abjurent leur loi dans les vertus du marché.  Crise de la finance, sauvetage public, explosion de la dette, rigueur hystérique...Et comme d’habitude, à qui va l’addition ?

     

    Voilà un résumé rationnel de cette pièce d’exception qui se donne au Théâtre Le Public, écrite par Frédéric Lordon.

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    Un sujet qui nous concerne tous !

    Une pièce jouée dans un rythme vertigineux par sept comédiens (français et belges). Une énergie sans pareil !  Une gestuelle inouïe et rarissime ! Du délire !  Des talents ! C’est stupéfiant !

    Et l’évènement : tout le texte est en alexandrin. On se croirait chez Corneille ou  Racine ! C’est bien la première fois que j’assiste à un spectacle moderne et joué de la première à la dernière réplique en alexandrin ! Et  ils le jouent très bien, tous les sept, sans aucune difficulté apparente.  Comme s’ils l’avaient tous fait !

    Mille bravos à Vous tous !

     

    D’UN RETOURNEMENT L’AUTRE

     

     

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     Il est difficile de parler de cette pièce, il faut la voir pour suivre avec intérêt et essayer de comprendre tous ces multi dialogues qui s’échangent entre ces hommes de la finance.

     

    L’AUTEUR

     

    L’auteur, Frédéric Lordon, est un économiste français, directeur de recherche au CNRS et chercheur au Centre de sociologie  européenne  (CSE), membre du collectif  «  Les Economistes atterrés » : un collectif de chercheurs, universitaires et experts en économie, regroupés avec d’autres citoyens non économistes. Leur action  consiste à impulser  la réflexion collective et l’expression publique des économistes qui ne se résignent pas à la domination de l’orthodoxie néo-libérale.

    Il sait de quoi il parle !

     

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    DEUX METTEURES EN SCENE POUR DIRIGER CES SEPT HOMMES :

    BRIGITTE MOUNIER &  LAYLA NABULSI

     

    Brigitte,  française,  après avoir été sur les planches et dans les airs, du Théâtre national de l’Odéon, au cirque Jean Richard, s’est  ensablée en 1994 dans les dunes de la Côte d’Opale.

    C’est elle qui a  créé la Compagnie des Mers du Nord où elle invente châteaux et tempêtes avec l’Histoire des Hommes.

    En l’occurrence, ici, dans cette pièce, c’est l’histoire de la finance qu’elle a mise en scène, aidée par sept brillants comédiens.

     

     

     

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     Layla, belge, metteuse en scène et auteur dramatique , a écrit une vingtaine de pièces , des nouvelles , des dramatiques-radio...etc...

    Elle a obtenu de nombreux prix, entre autres le Prix des lycéens de Loire atlantique dans le cadre du Festival de Guérande. Un texte épique sur la longue traversée d’une jeune chinoise chassée par les crues de son pays et amenée à travailler clandestinement en Europe.

    Elle a participé à la 1ère édition du Manifeste en 2004  avec   « Wanoulélé, que s’est-il passé ? » et mène depuis une concertation artistique avec Brigitte Mounier  sur leurs projets réciproques.

     

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    Ces deux femmes ont fait un travail tout à fait personnel et extraordinaire pour ce spectacle : « D’un retournement  l’autre »

    Dirigé, guidé sept hommes à la fois sur un plateau de théâtre, c’est  fabuleux, fantastique.

    Je présume qu’elles ne l’ont pas fait en alexandrin !!! Bravo Mesdames ! Nous espérons tous vous retrouver toutes les deux dans un deuxième travail de cette importance , véritable réussite !

     

    D’UN RETOURNEMENT L’AUTRE

    Frédéric Lordon

     

    Distribution :

     

    Gérard Audax, Cyril Brisse, Sébastien Chollet ,  Fabrice Gaillard, François Huart, Jean-Erns Marie-Louise , Philippe Polet.

    Régisseur, éclairagiste et constructeur : Nicolas Bignan

    Régie : Simon Plume

    Stagiaire régie : Aurore Mignolet

    Photos : La ville de Grande-Synthe

    Création et Production : « La compagnie des Mers du Nord » et de l’asbl « Les Terres Arables »

     

    D’UN RETOURNEMENT L’AUTRE

    Jusqu’au 29 mars 2014-03-26

     

    THEATRE LE PUBLIC

    Rue Braemt   64/70  1210  Bruxelles

    Infos Réservations : 0800 / 944 44

     

    Si je vous le disais pourtant que je suis un homme heureux

    De vous retrouver chaque jour sur ce blog théâtreux...

    (alexandrins)

     A tout bientôt...Oh là, j’oubliais la chanson : une retrouvaille avec Jean-Claude Pascal.

    Bye bye

     

    Roger Simons


     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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