• CHAIR(E) DE POULE (THEATRE DE LA VIE )

     

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    Un « seul en scène », étonnant écrit et joué par Janie Follet, actrice créatrice d’origine française, mais fixée à Bruxelles depuis plusieurs années.

    Plutôt que d’être une comédienne au propre sens du mot, elle se confronte à des partitions de jeux physiques.

    Elle recherche d’une manière sensible les limites de la  théâtralité et de la performance, très apparente dans son spectacle, avec le corps, les mouvements et les gestuelles aux frontières de la danse.

    Elle confronte aussi différents registres de jeux.

     

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     Au fil de ses formations et de ses expériences de plateau, elle a développé un travail autour du jeu burlesque incluant un travail rythmique et vocal.

    Janie participe également aux stages de clown, en France cette fois, et cela se perçoit bien dans son  « seul en scène ».

     

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    CHAIR(E) DE POULE

    Si vous deviez vous rendre au Théâtre de la Vie, et vous auriez raison de le faire,  jetez un œil sur le propos que je viens de vous confier.

     « Une vie se constitue de 3 lignes parallèles qui divergent, se croisent qui varient...ce que l’on veut  être , ce que l’on croit être , ce que l’on est vraiment. »

    (parole d’une femme nullipare, interviewée dans «  L’embarras du choix » , documentaire d’Isabelle Taveneau)

     


     

    Le début du spectacle  est  inattendu.

    Janie Follet entre en scène avec timidité, regarde le public avec un sourire qui se répétera durant son « seul en scène ».

    Elle est devenue Lana Delcourt,  sociologue conférencière de renom , spécialiste de l’endométriose ( maladie gynécologique).

    Elle explique dans les moindres détails ce qu’est cette grave maladie...

    Mais tout bascule...Lana se transforme et traversée par son histoire, elle se réincarne en sa propre mère.

     

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    Et par le biais de cette Lana Delcourt, Janie Follet glisse les spectateurs dans son univers : celui de l’intime !

    Et à partir de là, son spectacle est passionnant.  La scène devient une machine à remonter  ou projeter le temps. Et  cela va loin...

     

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      Elle instaure un décalage entre l’esprit et le corps  qui joue un rôle important dans son parcours,  l’humour dans le grave, le burlesque dans le tragique.

    C’est de plus en plus captivant et curieux.

    Le sujet brûlant de la pièce : c’est être femme, être mère , être fille, ETRE !!!

    Elle développe un langage corporel dont le moteur principal est le thème de l’animalité !

     

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    Thématiques de «  Chair(e) de poule » : le rapport à notre finitude - la filiation-la séduction - le rapport à l’homme - la maternité ou la non maternité – l’organicité – l’enfant fantasmé – l’instinct féminin...

     


     

     Je ne vous en dis pas davantage mais je veux  souligner  l’intérêt de ce spectacle, sa différence.

     Janie a beaucoup de talent que ce soit dans  son  écriture partagée avec Hélène Cordier, la comédie,  la danse, le burlesque, la voix, la gestuelle. Elle est très inventive  et originale ! Son spectacle est  hors habitude. Ses regards vers le public, pénétrants. Tout devient surréaliste !

    Janie explore sur un ton décalé «  une existence de femme ».

    Un corps, une voix, un discours , une façon de vivre dès la venue au monde...

     

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     Le Théâtre de la Vie a pris une belle direction : offrir à son public des spectacles uniques que l’on ne voit pas ailleurs.Cela se remarque car les spectateurs sont de plus en plus nombreux.

     Un mot encore : ce « seul en scène » explore sur un ton décalé une existence de femme !

     

     CHAIR(E) DE POULE

     

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     Conception et interprétation : Janie Follet

    Regard extérieur et dramaturgie : Hélène Cordier

    Chorégraphie : Angèle Cordier

    Scénographie : Emmanuelle Bischoff

    Assistante Scénographie : Lydwine Thibaut

    Costumes : Angèle Micaux

    Création Lumière : Sarra Latrèche

    Visuel :LMG Névroplasticienne

    Photos: Manuerl Versaen

     

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    CHAIR(E) DE POULE / JANIE FOLLET

    Jusqu'au 1er février 2014

     

    THEATRE DE LA VIE

    Rue Traversière  45 – 1210  Bruxelles

    Infos Réservations : 02 / 219 60 06

     

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    Les chansons  que vous  écoutez dans cette rencontre  sont celles  choisies par Janie Follet.

    Une troisième  et dernière chanson : Véronique Samson.

    A tout bientôt avec la pièce  de Dominique Bréda «   LA CONCORDANCE DES TEMPS »  qui se joue actuellement  au Théâtre des Riches-Claires.

    Merci de votre fidélité etde votre atention.

     

     

    Roger Simons

     

     

     


     

     

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  • EDITION SPECIALE - RICHARD III (THEATRE ROYAL DU PARC)

     

    WILLIAM SHAKESPARE / ISABELLE POUSSEUR  / GUY PION

    « Je veux m’allier au noir désespoir contre mon âme et devenir l’ennemie de moi-même. » (Shakespeare - Richard III)

     

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    RICHARD  III, un grand moment de théâtre.

    C’est aussi un grand moment de cinéma avec Al Pacino : « Looking for Richard », un film dont il est le réalisateur

     


     

     

     

     

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    Thierry Debroux( directeur  et adaptateur) : Il n’est pas simple lorsqu’on plonge dans l’histoire anglaise et les conflits incessants entre les York et les Lancastre de savoir qui est qui. C’est particulièrement vrai dans RICHARD  III !

    Le défi de l’adaptation a été de vous permettre de suivre l’intrigue sans vous demander sans cesse à quel personnage vous avez affaire et quel est son lien avec les York ou les Lancastre.

    Ce sera à vous de nous dire si le pari est tenu.

     


     

     



     

     Il  y a beaucoup de musiques et de chansons dans la pièce. Celles que vous entendrez  au cours de cette édition spéciale  appartiennent au spectacle. Un choix des plus variés.

     


     

     

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    Isabelle Pousseur (metteuse en scène) : Richard III est d’abord un texte politique.

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    RICHARD  III , une magnifique découverte d’un texte superlatif,  une mise en scène époustouflante ,  un décor  frappant ,  17 acteurs brillants et  une prestation  prodigieuse de Guy Pion dans ce personnage clé de RICHARD  III

     

     

     

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    Une mise en musique et en chansons tout à fait étonnante.

    Ainsi la jeune chanteuse belge : Melanie de Biasio ...

     


     

     

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     «  Le mal recueille le mal et l’infamie, la rétribution de l’infamie »

    (Shakespeare)

     


     

     Insérée musicalement au début de cette édition spéciale, vous entendiez avec surprise je présume le crooner américain des années 40/50 : Dean Martin.

     Deuxième surprise – toujours en musique - toujours cette époque révolue : un groupe de trois jeunes femmes américaines.

     Elles sont venues rejoindre Richard III

     


     

    Ca swingue !  Et sur le grand plateau du Théâtre Royal du Parc...

     


     

     

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    Catherine Graindorge, violoniste avec son assortiment de pédales d’effets et sa musique aux confins d’un monde stellaire fait partie également du spectacle. Superbe !

     

     


     

    Un troisième extrait du spectacle RICHARD III

     

     

    Vous faire voir et écouter dans cette édition spéciale des « Feux de la rampe »  ces extraits de la pièce me donnent l’envie de retourner au plus vite au Théâtre Royal du Parc pour revoir une deuxième fois  ce spectacle grandiose. Et vous ?

     

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    DISTRIBUTION :

     

    GUY PION (Richard III)

    Entouré par :

     

    Anouchka Vingtier (Lady Ann)

    Béatrix Ferauge (Lady Gloucester)

    Brigitte Dedry (Lord Elisabeth)

    Philippe Grand’Henry (Lord Hastings)

    Simon Duprez (Buchingham)

    Olindo Bolzan(Clarence + le maître)

    François Sikivie (Le Roi Edouard + l’Evêque)

    Thierry Janssen (Stanley + le 2ème assassin)

    Fabien Magry Tyrell+ le 1er assassin)

    Bruno Borsu  (Brakenbury+Catesby+Citoyen 3)

    Adrien Letartre (Mistress Shore + Richmond)

    Jérémy Mekkaoui ou Sélim Chapel (Le prince Edouard)

    Madeleine Camus (La jeune Elisabeth)

    Mickael Dubois (Citoyen 2 et rôles divers)

    Arthur Marbaix (Citoyen 1 et rôles divers)

    Adrien Desbons (Rivers+ le greffier)

     

     

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    MISE EN SCENE : Isabelle Pousseur

     

     

    Assistanat : Guillemette Laurent

    Stagiaires en assistanat : Jeremie Velghe , Elsa Guenot

    Scénographie : Sophie Carlier

    Costumes : Natacha Belova

    Couturières : Françoise Van Tienen , Chloé Dilasser, Elise Abraham

    Lumières : Laurent Kaye

    Chorégraphie : Filipa Silveira Cardoso

    Maquillages et coiffures : Véronique Lacroix

    Stagiaires en maquillage : Caroline Escarmelle, Elia Hatzigeorgiou

     

    Direction technique : Gérard Verhulpen

    Régie : David Lempereur

    Régie lumières : Noé Francq

    Régie son : Jérémy Vanoost

    Régie plateau : Cécile Vannnieuwerburgh

    Accessoiriste : Zouheir Farroukh

    Habilleuse : Elise Abraham

    Menuisiers : Yahia Azzaydiu , Shaban Rexhep, Patrick Cautaert.

     

     

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     Photos : Isabelle De Beir

    Vidéo (interview : Guy Pion/Roger  Simons) Paul Freitas.

     

    RICHARD  III -  WILLIAM SHAKESPEARE  - ISABELLE POUSSEUR- GUY PION

     Coproduction : Théâtre Royal du Parc - Théâtre de l’Eveil -  Centre des Arts scéniques –Conservatoire de Mons - Commission Communautaire Française.

     

    RICHARD  III

    Jusqu’au 15 février 2014

     

     

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    THEATRE ROYAL DU PARC

    Rue de la  Loi, 3 – 1000  Bruxelles

    Infos Réservations : 02 /  505 30 30

     

    Après Shakespeare, Molière et son TARTUFFE

    Après cette longue édition spéciale,  pourrai-je encore vous proposer  une très belle chanson interprétée par Jean-Roger Caussimon  ? Oui, bien sûr ! La voici...Merci  pour votre attention. Bons Théâtres ! A tout bientôt.

     

    Roger Simons

     

     

     

     

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  • HOT HOUSE/HAROLD PINTER /THEATRE DU GRAND VARIA


     

     

    C’est le jour de Noël. Monsieur Roote  le directeur de l’établissement, un homme pointilleux et scrupuleux au-delà du raisonnable, se retrouve avec un mort – EST-CE UN MEURTRE ? – et une naissance UN VIOL ?

    L’affaire a eu lieu chez les résidents, malgré le système de surveillance. Comment cela est-il possible ?

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    Le directeur exige de Gibbs , son amitieux subordonné  une enquête et il veut connaître tous les détails , toujours plus de détails , tant de détails qu’à la fin tout va à vau l’eau et se dérègle au plus haut point.

     

     

    HOT HOUSE/MARCEL DELVAL

     


     

     

    Marcel  Delval (metteur en scène) : Avec ce texte qui date de 1958 , Harold Pinter nous livre de façon sournoise et dans un style inimitable, une extraordinaire métaphore sur le danger de la déshumanisation , l’aveuglement d’un système , la veulerie de la soumission et l’hypocrisie de l’adulation , en un mot sur les dérives du pouvoir et des rapports de force.

     

    Le théâtre de Harold Pinter – Prix Nobel de Littérature 2005- commence souvent de façon anodine pour devenir rapidement menaçant et absurde.

    Les dialogues basculent de manière inattendue ; les masques des convenances sociales tombent, les êtres, livrés à eux-mêmes ou aux autres, révèlent une faille ou une étrangeté qui devient un jeu de stratégie et de domination  physique, psychologique et sexuelles.

     

    Marcel Delval : Le « dialogue pintérien » est devenu une expression qui désigne tout échange de propos apparemment vides de sens , mais où couvent tantôt de sourdes tensions , sinon de véritables luttes à mort , tantôt des désirs larvés.

    Le  vrai, le faux, la coupure radicale de l’être et le dire, se télescopent sans pouvoir être démêlés . Ce double registre entre le dit et le non dit, ce no man’s land constitue un territoire d’exploration pour dire la cruauté qui se cache au cœur de nos sociétés policées.

     

     

    HOT HOUSE : HAROLD PINTER

     

     

    On peut aussi considérer cette œuvre dramatique  comme un suspense violent ! On peut se poser des questions toutes simples, telles : où sommes-nous ?  Dans une maison de repos ?  Un  asile ? Un hôpital ? Une prison ? Un camp ? En tout cas,  nous sommes dans un lieu d’enfermement qui ressemble à tout cela à la fois avec sa hiérarchie implacable , ses règles angoissantes et ses «  résidents » désignés anonymement par des numéros...

     

     

    SUSPENSE HALETANT !  LE MATRICULE   6457 EST MORT !

     

    LE MATRICULE  6459  VIENT D’ACCOUCHER ...

     

     

    On continue à se poser la même question : s’agit- il d’un meurtre pour le premier ? D’un viol pour le deuxième !!!

     

    Marcel Delval : Ce qui est certain, c’est que l’institution est en danger...mais qu’est-ce qui est vrai, qu’est-ce qui est faux ?

     


     

     

     

     

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    HAROLD PINTER  - né  le 10 octobre 1930 dans l’East End, un quartier de Londres qui était à l’époque populaire et industriel - est décédé à Londres  le 24 décembre 2008, atteint d’un cancer à l’œsophage!

    Ce grand  romancier et dramaturge est donc mort le jour de Noël.

    Il était loin d’imaginer en 1958 – année où il a écrit «  Hot House »  qu’il disparaîtrait  ce jour-là  cinquante ans plus tard.

     

     

    HAROLD PINTER : Je suis convaincu que ce qui se produit dans mes pièces pourrait se produire n’importe où, n’importe quand, bien que, de prime abord, les évènements puissent paraître peu familiers.

    Si vous insistez pour que je définisse la chose, je dirais que ce qui se passe dans mes pièces est réaliste, mais que ce que je fais n’est pas du réalisme.

    Il n’y a pas de distinctions tranchées entre ce qui est réel et ce qui est irréel, entre ce qui est vrai et ce qui est faux. Une chose n’est pas nécessairement vraie ou fausse, elle peut tout à la fois être vraie et fausse !

    J’ajouterai  que la vérité au théâtre  est à jamais insaisissable. Vous ne la trouvez jamais tout à fait, mais sa quête a quelque chose de compulsif. Cette quête est précisément ce qui commande votre effort. Cette quête est votre tâche !

     

    Très précis le propos d’Harold Pinter, mais cela ne nous  éclaire nullement sur ce qui s’est passé.

    Il suffit d’observer le directeur du lieu, complètement perdu  mais  qui continue  à  se saouler d’alcool.

     

     

    PINTER, DU VRAI THEATRE, TOUJOURS PASSIONNANT !

     

     

     

     

    HAROLD PINTER : On m’a souvent  demandé comment mes pièces voyaient le jour. Je ne saurais le dire. Pas plus que je ne saurais résumer mes pièces, si ce n’est pour dire voilà ce qui s’est passé. Voilà ce qu’ils ont dit. Voilà ce qu’ils ont fait.

    La plupart de mes pièces naissent d’une réplique, d’un mot ou d’une image. Le mot s’offre le premier, l’image le suivant souvent de près !

    Je commence toujours une pièce en appelant les personnages A, B et C.

     

    Tous ces propos  appartiennent au discours d’Harold Pinter lors de la remise de son Prix Nobel de la littérature en 2005.

     

    Claude Régy(metteur en scène) : Ce que j’aimais chez Pinter , c’était ce langage qui permettait de faire dire ce qui n’est pas écrit ou bien faire parler les silences écrits . C’est une réflexion sur le langage et le réel. C’est écrit comme de la musique, avec très peu de notes.

    Une sorte d’équilibre entre plusieurs matériaux sonores. Ce n’est pas le non-dit mais, au contraire, un excès d’expression  puisque ces mots très simples révèlent beaucoup de choses et d’une manière subversive.

     

    Michel Bouquet (qui a joué cette pièce) : Harold Pinter était un homme gentil, très humain. Mais il faisait penser à un guépard. Il avait la puissance musculaire du fauve, à l’arrêt. Il détestait qu’on lui demande des explications sur son théâtre. Il répondait juste : « C’est comme ça »

     

    Jean-Louis Trintignant : Pinter, c’est comme Tchekhov !

     

    Harold Pinter : un poète, un romancier, un auteur de nouvelles, un scénariste, un réalisateur , un acteur. Un homme océan !

     

     

     

    MARCEL DELVAL : HAROLD PINTER, C’EST LE DIEU DE L’ECRITURE THEATRALE !

     

     

    Marcel Delval : Oui , et avec lui, nous sommes toujours en bonne compagnie théâtrale. Il sait ce qu’est un comédien !

     

    Pinter était d’ailleurs aussi comédien et metteur en scène britannique.

     

     

     

    MAIS DIABLE,  OU EN EST-ON  DANS CETTE HISTOIRE ?

     

    Marcel Delval : Bof, les indices arrivent au fur et à mesure, comme dans un polar. Le spectateur  en alerte reçoit une information après l’autre et reconstruit peu à peu l’histoire. Pinter tisse une toile d’araignée dans laquelle le spectateur s’empêtre !

     

    C’est bien cela qui est formidable !

     

    Marcel Delval : Les pièces d’Harold Pinter sont difficiles à résumer. Disons  que c’est l’histoire d’un roi imbus de pouvoir qui , se sentant menacé , finit par être tué par son bras droit et le peuple. Même si ce n’est pas tout à fait ça non plus.

    La pièce évoque de nombreuses thématiques : les dérives du pouvoir, les rapports de force, l’hypocrisie de l’adulation, la folie ...

    C’est une comédie absurde et cruelle avec ses côtés  comique et obscur On passe du comique à la noirceur.

    Bref, c’est une drôle de pièce.

     

     

    DISTRIBUTION :

     

     

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    Pascal Racan (le directeur) étonnant  de naturel dans ses comportements, ses regards, ses réactions, sa manière de bouger et de s’installer sur son bureau...vide !

     

    Patrick Brüll (que nous avons eu le plaisir de voir récemment dans  « Le Cid »  au  Théâtre des Martyrs)   déploie son côté massif et puissant qui correspond à son personnage de Lush.

     

    Dominique Rongvaux (que nous venons aussi de voir dans son one man show consacré à Pierre Desproges) interprète  le rôle de bras droit, de secrétaire, d’aide de camp qui déteste son patron, mais ne le montre jamais et à qui il envie le poste.

     

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    Et il y a également Olivia Carrère , Vincent Van Laethem   et Nicole Valberg(une belle composition).

     

     

     

    HOT HOUSE – GRANDE SCENE DU THEATRE VARIA

     

     

    Un décor sombre au possible.  Des portes qui ouvrent sur des lieux inconnus... De grands  et longs couloirs grillagés...Ce décor gigantesque sème quelque peu la terreur.

    Cela dit , on ne voit qu’une petite partie du lieu...Cela fait fonctionner nos cellules grises.

    Ce décor nous rappelle les images du film de Martin Scorsese : « Shutterisland »

     


     

     

     

    HOT HOUSE : HAROLD  PINTER

     

     

    Scénographie : Didier Payen

    Création lumière : Alain Prévôt, Marcel Delval

    Régie lumière : Eric Vanden Dunghen

    Création et Régie son : Eric Ronsse

    Costumes : Odile Dubrucq assistée  d’Isabelle Airaud, Camille Flahaux , Shandra Vellut

    Maquillage : Patricia Timmermans

    Régie plateau : Didier Rodot

    Accessoires : Johanna Daenen

    Assistanat à la mise en scène : Thibaut Wenger

     

    Traduction : Eric Kahane

    Dossier  de presse et interview : Emilie Gäbele

     

     

    HOT HOUSE /MISE EN SCENE  MARCEL DELVAL.

     

    Le danger subsiste...Des éléments apparaissent...L’institution reste en danger...

    Deux heures trente  d’essoufflement,  d’observation : Qui est qui ?  Qui est quoi ?

     

    Le Théâtre , c’est passionnant ! Vivant !

     

    HOT HOUSE

    Jusqu’au 08 février 2014

     

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    THEATRE DU GRAND VARIA

    Rue du Sceptre  78 -1050  Bruxelles

    Infos Réservations : 02 / 640 82 58

     

    Le spectacle à voir sans trop tarder !

    Je vous laisse en compagnie de  Charlotte Gainsbourg...L'un part , l'autre , reste...

    Adieu Valérie...

    On se retrouve  dans quelques heures avec Guy Pion , mieux connu ces jours-ci sous le nom redoutable de RICHARD  III.

    Merci de votre attention.

    Tu viens Julie ?

     

    Roger Simons

     

     


     

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