• (N)FESTIVAL "BRUXELLONS": UN MARI IDEAL

     



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    UN MARI IDEAL

     

    OSCAR WILDE

     

    « Un mari idéal » a été représenté pour la toute première fois en janvier 1895, deux mois avant qu’Oscar Wilde ne se décide à intenter au Marquis de Queensberry le procès qui le contraindra à l’exil.

    Wilde est alors au sommet de son talent et de sa gloire...

     

     

     

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     REDECOUVERTE  D’UN GRAND POETE

     

     

    Oscar Fingall O’Flahertie Wills Wilde (Ce n’est pas ordinaire...) est né à Dublin le 15 octobre 1854, fils d’un chirurgien irlandais  et d’une mère poétesse pleine de ferveur nationaliste qui a soutenu la cause irlandaise face à l’Angleterre.

     

    Oscar Wilde : «  Je fus un enfant si typique  de mon époque »


     Interview d’un journaliste auprès de Wilde :

     Qu’avez-vous à déclarer ? 

     Wilde : Rien d’autre que mon génie !

     

     Un personnage particulier que ce poète et dramaturge qui écrit sa première pièce en 1880 : VERA, pièce créée à New York.

     Puis, ce sera LA DUCHESSE DE PADOUE  et ensuite VERA ou LES NIHILISTES...

     

     OSCAR WILDE, une découverte passionnante.

     Il a écrit un seul roman  que vous avez certainement lu « Le Portrait de Dorian Gray ». Un ouvrage qui lui a valu une  grande notoriété  mais le public anglais choqué lui a reproché l’immoralité de certains personnages...

     

     Oscar Wilde : « Dire d’un livre qu’il est moral ou immoral n’a pas de sens. Un livre est bien ou mal écrit - c’est tout »

     

    Il ne redoutait rien cet homme curieux.

     En 1898 il écrit sa seconde pièce, peu après son divorce d’avec Constance.

     Le titre (Tout un programme !) : «  Une femme sans importance » Un énorme succès public !

     Il en a vécu  des moments inattendus, surprenants ce cher Oscar...

     

    Et il publie, il côtoie la prison,  le tribunal et il se lance dans un nouvel écrit théâtral :   « L’importance d’être constant »  suivi de près par UN MARI IDEAL.

     

     

     

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    OSCAR WILDE, TOUT SAUF UN DANDY SUPERFICIEL.

     

     C’est un écrivain majeur que nul n’a jamais contredit !

     Si vous vous rendez au Karreveld le 26 aout prochain, vous pourrez voir  ce «  Mari idéal »  L’est-il vraiment ?

    A vous de juger.

     

     EN BREF...L’HISTOIRE...

     

    Le mari idéal, c’est Sir Robert Chiltern : raffiné, talentueux et très riche. Il mène une brillante carrière politique, au grand bonheur de son épouse.

     Tout se complique lorsque la machiavélique Mrs Cheveley menace de le faire chanter : si Chiltern  n’accepte pas de soutenir le projet du canal d’Argentine, dans lequel elle a ses intérêts, elle dévoilera de quelle odieuse manière il a autrefois bâti fortune.

     Prêt à tout pour sauver son honneur, Chiltern fait appel à son ami Lord Goring.

     Ce dandy désoeuvré parviendra peut-être, entre deux mots d’esprit, à déjouer les plans de la belle vénéneuse...

     

     

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    Fabrice Gardin (metteur en scène) : C’est avec humour et poésie qu’Oscar Wilde s’en prend, avec cette comédie, aux vices de la société victorienne du tournant du siècle, cynique et décadente. ll tend à l’aristocratie et à la bourgeoisie  britannique un miroir dénué à la fois de complaisance et de cruauté...

     

    Cette pièce est une succession  de scènes où se rencontrent tous les personnages. Des scènes relativement longues, très théâtrales, un peu théâtre du passé

     

     Château du Karreveld ,29 juillet. 21 heures.  Le spectacle commence, c’est la première représentation à Bruxelles.

     (Cette pièce se joue durant tout l’été dans les cours de châteaux (spectacle proposé par le Théâtre Royal des Galeries).

     Les acteurs sont en place. Quelle élégance chez les trois jeunes femmes auprès desquelles  se joignent les  trois hommes d’une tenue très noble également.

     Et éclatent les premiers dialogues d’Oscar Wilde.

     Et éclate une vingtaine de minutes plus tard, l’orage, violent.

     Les acteurs rentrent dans leurs loges, il s’agit de protéger leurs robes et costumes, les spectateurs se lèvent,  se couvrent comme ils le peuvent. quittent leurs sièges et gagnent rapidement le bar ou la grange, lieux couverts.

     Que va t-il se passer ?

     

     21 heures trente, la décision est prise.  Le spectacle  reprendra dans une trentaine de minutes...dans la grange... encore faut-il arriver à placer le nombreux public dans de bonnes conditions...

     Près de 22 heures.  Tout est prêt. Les acteurs   doivent se faire à cette scène de la grange qu’ils ne connaissent pas (mouvements , déplacements, entrées , sorties, etc...)

     Le public applaudit leur entrée en scène. Et  l’on enchaîne là où l’on a dû s’arrêter à cause du dieu orage ! Et Oscar Wilde se fit à nouveau entendre !

     

     Je tiens à féliciter la direction du Festival, celle du Théâtre Royal des Galeries (productrice du spectacle) d’avoir pris cette décision  pour ne pas léser les spectateurs.

    Bravo  aux six comédiens qui se replongent avec énegie dans leurs personnages .

     

    LA TROUPE ITINERANTE

     Pierre Pigeolet : Sir Robert Chiltern

     Michel  Poncelet : Lord Caversham

     Nicolas d’Oultremont : le vicomte Arthur Goring

     Trois comédiens, dont deux presque pensionnaires des Galeries, qui représentent avec justesse trois personnages d’un autre siècle.

     

    Céline Peret : Lady Gertrude Chiltern

     Claire Beugnies : Laura Cheveley

     Noha Choukrallah : Mabel Chiltern

     Trois comédiennes que je ne connaissais guère et que je retrouverais avec un énorme plaisir dans une comédie d’aujourd’hui.

     

     

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    Costumes : Béatrice Guilleaume

    Décor sonore : Laurent Beumier

     Décor : il n’y en a pas, à l’exception de deux sièges.

     

    Une mise en scène de Fabrice Gardin qui a travaillé d’arrache-pied pour donner vie à  cette histoire, compliquée parfois. Et plus de notre temps.

     Ce spectacle parcourt   les « Cours de châteaux », les demeures historiques, les lieux particuliers de la Fédération Wallonie-Bruxelles. et ce , depuis 38ans.

     Après Marivaux, Molière, Beaumarchaisé Guitry, Dell et Sibléyras, Regnard, Robert Thomas , c’est Oscar Wilde qui est à l’honneur...

     

     Fabrice  Gardin(metteur en scène) : Dans cette comédie, Oscar Wilde joue avec les conventions politiques et matrimoniales de la société anglaise. La pièce traite de "la différence » qu'il y a entre la façon dont un homme aime une femme, et celle dont une femme aime un homme ; la passion qu'éprouvent les femmes à se fabriquer des idéaux (ce qui est leur faiblesse) et la faiblesse d'un homme qui n'ose pas montrer ses imperfections à l'être qu'il aime".

     

    Avec humour et poésie ,Oscar Wilde s’en prend aux vices de la société victorienne du tournant du siècle , cynique et décadente.

     

    Oscar Wilde : «  Les hommes veulent toujours être le premier amour d’une femme. C’est là leur vanité maladroite. Les femmes ont un sens plus sûr des choses. Ce qu’elles aiment, c’est être le dernier amour d’un homme...

     

     UN MARI IDEAL / OSCAR WILDE

     

     

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     (Credit/Photos : Paumline Beugnies)

    « Cette pièce est scintillante et habile comme un tour de prestidigitateur »

     Critique lors de la création de la pièce en ... 1895.

     A chacun son siècle !

     

     FESTIVAL  «  BRUXELLONS »

     Château du Karreveld

     Avenue Jean de la Hoese  3 – 1080  Bruxelles

    Infos et Réservation :  02 /724 24 24

     Les 29/07 et 26 août (20h45)

     

    En province  tout le mois d’août encore...

     Consultez le Théâtre Royal des Galeries

     Tél : 02 513 39 60

     

    Oscar Wilde : « L’âme est vieille à la naissance mais rajeunit. C’est la comédie de la vie  Le corps est jeune à la naissance et vieillit. C’est la tragédie de la vie. »

     

     

     Roger Simons

     

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  • (L)FESTIVAL "BRUXELLONS" : SKYLIGHT


     


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    J’ai vu cette pièce  au Théâtre Le Public  dans la foulée de la saison  passée et je l’ai beaucoup aimée.

     

    SKYLIGHT (LUMIERE DU CIEL)

     

    DAVID HARE

     

     Un face à face amoureux, brûlant, entre deux êtres, joué, vécu remarquablement par Erika Sainte et Michel Kacenelenbogen.


     

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    Une comédie britannique d’une finesse psychologique exceptionnelle adaptée par Dominique Hollier et mise en scène par  Michelangelo Marchese.

     

     

     

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     Je  vous propose  ci-après la lecture de ma chronique publiée lors des représentations au Théâtre Le Public  en  2012.

     

     REPUBLICATION


     L’auteur, David Hare, est anglais, né à Bexhill East Sussex) en Angleterre le 5 juin 1947.Nous lui devons plusieurs comédies dont « Slag et Knuckle » dans l’esprit satiriste du mouvement agit-prop. Agressivités juvéniles !

    Puis viennent des pièces comme « Plenty », « Racing Demon », « Murmuring Judges », « Absence of War »...Mais David Hare se penche sur « l’amour »  en écrivant  « SKYLIGHT »,  jouée précédemment au Rideau de Bruxelles, et reprise aujourd’hui au Théâtre Le Public.

     

     UN BONHEUR DE THEATRE !  INTENSE !


     

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    A retenir également que David Hare est scénariste pour le cinéma, entre autres pour les films «  The Hours », « Paris by night » et « The Reader ».Cet homme au sourire élégant a été anobli en 1998  et est membre de la Royal Society of Literature. Cela se mérite !


    Jasper Rees : Pourquoi  en tant que diplômé de Cambridge, vous êtes-vous directement dirigé vers le théâtre ?

     David Hare : Parce que je l’aimais déjà étant jeune. J’habitais la province. Je montais dans un train et je me rendais à Londres au Théâtre du West End, à La Cour royale, à l’Old Vic.

     Le grand dramaturge Tom Stoppard a dit un jour que la raison pour laquelle il a écrit «Arcadia », c’est parce qu’il s’est rendu à l’Opéra National et s’est dit qu’il voulait créer une pièce dans ce lieu.

     J’ai ce sentiment-là, ça me passionne terriblement. Je  me dis «  Oh mon Dieu, j’ai bientôt une pièce qui va se jouer ici. »

     Vous savez, j’aime  regarder les spectateurs, j’aime les écouter et entendre leurs réactions, j’aime le public »

     J’aime énormément le processus de répétitions et j’aime le traitement  que font de vos écrits tout un groupe de personnes, qui les regardent d’une manière que le romancier lui-même ne pouvait pas imaginer.  

     

     Jasper Rees : David Hare,  vous n’avez jamais voulu jouer ?

     David Hare : Non, je ne suis pas fait pour ça !

     

     SKYLIGHT : TROIS PERSONNAGES.


     

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     Michel Kacenelenbogen (Tom, le père et l’amant) : Mon personnage se rend  chez son ancienne maîtresse, pour retrouver l’espoir.  Il essaie de gérer une culpabilité. Mais arriver à oublier le passé, pouvoir passer à autre chose, c’est complexe et douloureux.

     

     SKYLIGHT  est une pièce qui met en perspective deux systèmes de pensées différentes. Est-ce que tout est écrit ?  Est-ce que tout est conséquence de tout ? Si c’est le cas, quand on prend un départ qui n’est pas celui qu’on aurait dû prendre, aucun changement positif, aucune finalité positive n’est envisageable.

     

     

     

     

    La jeune femme dont Tom est toujours amoureux, c’est Kyria , que joue Erika Sainte, une comédienne  exceptionnelle .

    Elle ne joue pas son personnage, ELLE EST KYRIA  tant elle est vraie dans son interprétation. Tout comme Michel Kacenelenbogen.

     

    Erika Sainte : SKYLIGHT  m’a touchée tout de suite. Mais pourquoi  deux personnes qui s’aiment autant en arrivent à ne plus se comprendre ? Quelle blessure irréparable se sont-ils fait l’un à l’autre ?

    Pour  moi, leur poison est,  plus que la culpabilité ou la fracture sociale, le jugement qu’ils posent l’un sur l’autre.

    Tom et Kyria souffrent tous les deux du jugement de la société.

     Ils se blessent et ils se jugent et plus ils se font blesser plus le jugement qu’ils posent sur l’autre est dur comme une carapace derrière laquelle on se retranche...

     Est-ce que tu m’as vraiment aimée, est-ce que tu m’aimais suffisamment ?

     Et pour paraphraser mon personnage de Kyria : « C’est à ce moment-là qu’il est temps de partir. »

     

    C’est exactement ce que nous, le public, nous ressentons au travers de cette pièce géniale mise en scène par Michelangelo Marchese.

     

    Syno :...Un soir, Tom sonne à la porte de Kyria et , avec lui, c’est tout le passé qui ressurgit : l’errance dans Londres , la rencontre de Tom, l’amitié avec sa femme Alice et leur petite famille , et leur histoire d’amour à tous les deux, interrompue brutalement par le départ inexpliqué de Kyria. Elle disparaît sans laisser d’adresse, et devient enseignante dans une banlieue défavorisée de Londres. Elle croyait avoir tiré un trait sur cette vie dorée, sans doute trop facile pour être vraiment honnête.  C’était sans compter la visite inopinée d’Edward, le fils de Tom en déroute, puis celle de Tom, lui-même...

     

     REFLEXION DU METTEUR EN SCENE

     

    Michelangelo Marchese : David Hare nous propose d’explorer le fossé qui existe entre ce que les personnages prétendent être et ce que nous percevons d’eux.

     Pour moi, il  n’est pas question de prendre parti. Tous deux ont leur légitimité.

     On est avec Kyria contre l’arrogance de Tom.

     On est avec Tom contre l’idéalisme de Kyria.

     Il y a beaucoup d’amour dans cette pièce  mais peu de pardon.



     

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    Ces personnages sont une matière formidable pour les acteurs. Leur complexité, leurs contradictions et leur humanité représentent un véritable défi.Et c’est un travail passionnant pour un metteur en scène de travailler avec des comédiens tels Michel,   Erika et Toussaint.

     

    Michelangelo Marchese (metteur en scène) : Nous avons voulu, tous les quatre,  trouver une vérité dans l’interprétation, trouver le ton juste,  pour que le spectateur s’identifie alternativement dans les enjeux de chacun et ait accès à l’émotion et au suspense. Tout peut arriver en cette nuit de retrouvailles.


     

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     Toussaint Colombani (Edward, le jeune homme) : Edward que j’interprète souffre des non-dits et des secrets que gardent son père et Kyria au sujet de leur relation.C’est une pièce qui aborde des thèmes forts comme le poids de la culpabilité, l’engagement dans la société, l’engagement amoureux entre un homme et une femme.Tom le père vient chercher auprès de Kyria      un pardon, le trouvera-t-il ?A mon goût, la pièce envoie un message plutôt pessimiste ! La scène finale...

     

    Pardonnez-moi Toussaint,  il  ne faut pas la révéler au public...

     Toussaint : OK, vous avez raison.

     

     Edward : Kyria, j’ai besoin que tu m’aides...

     

     J’ai vécu ce spectacle  avec beaucoup d’émotion, d’intérêt car on peut à certains moments de la pièce s’y retrouver soi-même au cours de notre vie.

    J’ai applaudi chaleureusement les trois acteurs  absolument extraordinaires dans leurs jeux de scène , leurs réactions  et ce que j’ai également aimé , c’est le ton de chacun , d’une belle vérité ,  un ton vivant , pas joué , vécu totalement  , une interprétation touchant de près à celle d’un film.

     

     Michel  Kacenelenbogen : SKYLIGHT  parle de tout ce qu’il y a entre le Bien et le Mal, c’est-à-dire les êtres humains

     

    Une parfaite réussite !  Un  magnifique travail !  Trois comédiens solides ! Un metteur en scène de grande envergure ! Une superbe pièce dotée d’un dialogue serré !

     

     Assistante à la mise en scène : Sofia Betz

    Scénographie et costumes : Céline Rappez

     Lumière : Laurent Kaye

     Création et production : Théâtre Le Public.

     

     SKYLIGHT

     Les 23, 24 et 25 août

     

     BRUXELLONS

     Château du  Karreveld

     Avenue Jean de la Hoese, 3 – 1080 Bruxelles

     Infos Réservations :  02 / 724 24 24

     

     « Ce n’est pas la distance physique qui abime un couple, c’est celle qu’on installe dans sa vie ! »

     

     

     

    Roger Simons

     


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  • (K) BRUXELLONS / LA REVANCHE DE GABY MONTBREUSE(2éme)

     

    BRUXELLONS : GABY MONTBREUSE

     

    LA RESURRECTION

     

    LAURE  GODISIABOIS

     

     

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    Victor Scheffer (auteur/metteur en scène) : Oui , croyez-moi, Gaby Montbreuse a réellement existé.

    Les infos sur sa date de naissance et ses origines sont souvent contradictoires. Mais on peut imaginer qu’elle est née Julie Herissey , à Langeais(France) le 18 janvier 1895, créatrice en 1908 de  « Le Clown » d’Eugène Joullot et de Léo Daniderff...

     

    EUGENE  &  LEO, TU CONNAIS ?

     

     Eugène Joullot : un humoriste d’argot théâtral,

    Léo Daniderff : un compositeur de chansons, entre autres  de « Je cherche après Titine » que Chaplin a utilisé dans son fameux film «  Les Temps Modernes » . Cette chanson a fait  le tour du monde grâce à Charlot !

     


     

    Notre jeune  star nationale, Laure  Godisiabois, née dans la commune d’Uccle, chante « Titine »  avec toute la gouaille qui lui est propre.

     J’ai revu  cette pièce, dont elle est l’auteure avec  Victor Scheffer, pour la deuxième fois, hier soir au  "Bruxellons »  et je l’ai trouvée formidable.

    Quelle présence scénique ! Et pas seulement dans cette comédie musicale, mais dans tous les rôles qui lui sont confiés. Une  vraie  bête de « scène ».

     Elle joue à merveille le personnage de Gaby  Montbreuse : l’accent parigot, la démarche chaloupée, déhanchée, sexy même.

     C’est une comédienne accomplie Laure la belle , premier prix de déclamation et d’art dramatique au Conservatoire de Bruxelles , une fameuse arpenteuse  des planches bruxelloises : les Galeries, le Parc, la Comédie Claude Volter, la Toison d’Or , l’Atelier 210, la Samaritaine , et ailleurs  ailleurs, et en France.

     

     

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    N’hésitez pas une seconde. Vous appelez le 02/ 724 24 24 – c’est le bureau des réservations – et vous demandez deux places soit le 28 ou 29 août prochain.

    Si  ce n’est déjà fait, vous aurez la chance de découvrir ce  spectacle à ce super  festival   « Bruxellons » .

    Mesdames, vous serez ravies de lorgner les robes que porte Laure sur scène.

     

    DE BRUXELLES A SPA...

     

     

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    Si vos vacances immédiates vous éloignent de Bruxelles , notez les deux jours où Gaby Montbreuse alias Laure Godisiabois,  se produira au Festival Royal de Théâtre de Spa. Vous pourrez la voir au »Salon Bleu » les 15 et 16 août, toujours avec son complice Vincent Delbushaye , excellent pianiste, discret , un peu timide  qui joue d’ailleurs la comédie – à certains moments - avec Gaby, pardon Laure. Entre autres  avec quelques répliques  du film de  Carné «  Hôtel du Nord » avec Louis Jouvet et la regrettée Arletty s’exclame :

     


     

    Chapeau Laure, vous êtes  une excellente imitatrice. Regardez-là et écoutez-là.

     


     

    Exceptionnelle  cette Laure qui joue «  démodé » « décalé »  avec son petit minois charmant.

    Elle est tout simplement  formidable.

     

     

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    A l’issue de la représentation, je lui ai posé quelques  questions dans la cour du château  du Karreveld

     


     

    «  Cette fille-là, on a l’impression qu’elle s’est gourée d’époque ! »  (Catherine Makereel/Le Soir)

     « Un petit bout de femme, pétulante en diable. » (Muriel Hublet/Plaisir d’offrir)

     

    Au public de SPA :

     Précipitez-vous à la location  au plus vite pour l’achat de  vos places, 15 ou 16 août.  Réservation : 0800/24 140.

     

    PS. Lorsque vous vous rendrez au Festival " Bruxellons" en août pour applaudir Laure, profitez-en pour l’achat du programme, vous y trouverez la photo noir et blanc de la vraie Gaby !!! Diable , une jolie femme du début du XXème siècle !

     

    BRUXELLONS

    Château du Karreveld

    Avenue de la Hoese  3 – 1080  Bruxelles.

    Infos :02 / 724 24 24

     

    (réalisation de la vidéo dans la cour du château ainsi que les photos publiées dans cette note : Paul Freitas)

     

    ...je cours après Titine...

    ...atmosphère...

    ...le rêve d’amour  de Franz Liszt...

    ...et la joie

    ...et le talent...

    C’est dans «  Bruxellons »...

     

    Roger Simons

     

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