• AFFREUSES

     

    THEATRE LA SAMARITAINE

    (Café-Théâtre)

     

    Retenez leurs noms : Angélique (qui n’a rien d’une marquise) et Pénélope (qui n’a rien d’une divinité ancienne) ! Ce sont ces « affreuses »

     

    LORETTE GOOSSE  & EVELYNE RAMBEAUX, les deux « monstrueuses », mises en scène par Laurence Warin, sur une scénographie de Maurice Van den Broeck.

     

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    L’action en résumé : onze heures moins quart, quelque part, un samedi soir.

    Deux quadras bien frappées, les affreuses, sont au fond  d’un jardin, « planquées » dans une cabane  plutôt amochée avec, traînant dans un coin des bottes, des outils... un nain de jardin.

    L’une est blonde, l’autre pas.

    L’une est déterminée, l’autre pas.

    L’une est en tenue de soirée, l’autre pas. (Ca fait très Agnès Varda)

    Pourquoi ? De qui se cachent-elles ? Qui surveillent-elles ?

     

    L’une répond la première : «  C’est une comédie où il est question de régler des comptes... »

    L’autre continue le propos de l’une : «  à quelqu’un entre soi, de soi à soi et le tout à la fois. »

     

    Laurence Warin (la metteure en scène) : Accrochez-vous, ça va chauffer !

     

    Avant que ça ne chauffe, je vous confie les mots-clés, ne les révélez à personne  : action, amitié, amour, comédie, espionnage, jalousie, suspicion, suspens, vengeance, thriller (je le pensais bien) , Julien Clerc (Qu’est-ce que ce chanteur vient faire dans cette histoire !)

     

    Qui sont ces deux femmes ? Des amies de longue date ? Oui, amies de toujours ?!?!...Et alors ?


     

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    INTERDICTION TOTALE DE DEVOILER  L’HISTOIRE !!!


    Une tonne de quiproquos les plus fous les uns que les autres vont s’enchaîner dans un rythme insensé, vertigineux.

    Cela  devient une véritable soirée d’enfer !

    Mais pourquoi ces deux  femmes, très différentes l’une de l’autre,  regardent-elles par la vitre ce qui se passe  dans le jardin ?

     

    Cette comédie scénarisée par Evelyne Rambaux  et développée par Lorette Gosse met en avant la fidélité en amitié sur fond l’infidélité amoureuse, la solidarité oppose à la jalousie, la générosité, à l’exclusivité.

    Là où nous sommes prêts à compter nos amis sur les doigts d’une main, l’amour lui ne peut dépasser le chiffre un. O combien cela est vrai ( aurait dit Molière)


     

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    DEUX ACTRICES –UNE METTEURE EN SCENE

     

    Trois femmes, c’est quelque chose, j’aime autant vous dire.

    Lorette (Evangélique) et Evelyne (Pénélope)  dépensent une énergie incroyable, virevoltent dans tous les sens , boivent sans arrêt , rient , crient, claquent  la  petite porte en bois de la cabane , se disent des vacheries, mieux des vérités, se prennent dans les bras l’une de l’autre, s’habillent  et se déshabillent , Lorette(Evangélique) surtout,  replongent vers la petite fenêtre qui donne sur le jardin et voient ce qui s’y passe !


     

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    Les trois femmes : Surtout, ne le dites pas à vos lecteurs !

     Faites-moi confiance Mesdames.

    Moi, le spectateur, suis intrigué par tout ce qui se déroule sous mes yeux curieux...

    Je n’ai pas encore saisi ce que vient faire Julien Clerc dans cette folle histoire, menée tambour battant par ces deux « affreuses » dirigées par Laurence Warin  (Vous la connaissez  bien Laurence , vous l’avez certainement vue jouer  dernièrement dans  la pièce :    La Maison de Ramallah « au Théâtre de Poche)

     

    ANGELIQUE EVOQUE SOUVENT LE PRENOM DE BERTRAND. AUTRE ENIGME...TOUT COMME LA VOIX  DE JULIEN CLERC !

     

    Ce n’est pas du vaudeville,

    Ce n’est pas du théâtre de boulevard,

    Ce n’est pas du théâtre burlesque,

    Ce n’est pas  du théâtre intellectuel,

    C’est du théâtre comico-tragique (ce terme n’existe pas dans  «  Le petit Robert », je l’invente)

    C’est très gai ! Lorette Goosse et Evelyne Rambeaux

    sont drôles au possible, elles nous font rire pendant  un peu plus d’une heure, elles se déchaînent,  se bougent sans arrêt,  s’exaltent dans une gestuelle   folichonne.

    Chapeau les Affreuses !


     

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    C’est un spectacle qui vous réserve de nombreuses surprises. 

    Pourquoi ce chien qui aboie ?  Pourquoi cette présence du «  nain de  jardin » ? Pour   ces sirènes de voitures de la police ? ...Et d’autres choses encore ? 

     

    Soyez attentifs  à la fin de la pièce,  surprise !

    Ne quittez pas votre siège tout de suite,  surprise !

     

    AFFREUSES

     

    Scénographie : Maurice Van den Broeck

    Bande Son : Philippe Lassère

    Images : Tanguy Cortier

    Lazzi : Michel Carcan

    Assistante : Véro Guérin

    Voix off : Claude Semal et Michel Carcan

    Régie : Camille Coeckelberghs & Mathieu Robertz

    Production : Terres Arables – asbl

     

    AFFREUSES

    Jusqu’au samedi 1er juin à 20h30

     

    CAFE THEATRE LA SAMARITAINE

    Direction artistique : Huguette Van Dyck

    Rue de la Samaritaine  16  - 1000  Bruxelles

    Infos Réservations : 02 / 511 33 95

    E-mail : samaritaine@skynet.be


     

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                     (photos : Jacques Marsa)


    Lorette Goosse et Evelyne Rambeaux , les   « AFFREUSES » reviendront à La Samaritaine avec leur spectacle  du 02 au 19/10/2013.

     

    Info pour  les spectateurs habitant hors capitale belge :

    Lorette et Evelyne vous accueilleront à Stavelot le 13/07 , à Modave  du 16/07 au 28/07, à  L’Abbaye La Neuve le 24/10 et à Florenville le 25/10.

    Elles reviendront à Bruxelles au Théâtre Mercelis les 6,7,8,13,14 et 15/11.

    Vous savez tout...Pas  vraiment ! Pourquoi se cachent-elles ? Pourquoi regardent-elles aussi intensément à la petite fenêtre côté jardin ?


    Bon  accueil à Julien Clerc !


    Roger Simons


     

     

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  • L'ODYSSEE

     

    THEATRE : LE JARDIN DE MA SŒUR

    (Café-Théâtre)

     Deux conteuses se rencontrent pour nous narrer l’histoire d’Ulysse.


     

    L’ODYSSEE /HOMERE

     

    L’ « Odyssée »  en grec ancien, est une épopée grecque antique attribuée à l’aède...

     

    Homère (8ème siècle avant J-C) raconte l’histoire du retour chez lui du héros Ulysse, qui après la guerre de Troie dans  laquelle il a joué un rôle déterminant, met   dix ans à revenir dans son île d’Ithaque, pour y retrouver son épouse Pénélope, qu’il délivre des prétendants, et son fils Télémaque...

     

    Flashback in History

     

    Un récit de voyage mouvementé et remplit d’aventures singulières, conté merveilleusement par Odile Burley  (française) et Lili Lambrelli (grecque)

     

     

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    Il y a un enchaînement  formidable d’une langue à l’autre, de la langue française  à la langue grecque.

    Un propos commence en français et est  repris immédiatement  en grecque, ou le contraire.

     

    Le public suit avec passion, et dans le silence le plus complet, le « double » monologue interprété par ces deux conteuses.

    L’une, Odile la française, est debout et évolue sans cesse sur la toute petite scène du Jardin...et l’autre, Lili la grecque( Lili est un surnom bien évidemment) ne quitte pas un seul instant son siège.

     

    Odile Burley : Nous avons voulu toutes les deux  jouer ce texte  sur un ton moderne et non  dans le tragique. Un texte parlant si j’ose dire !

     

    Lili : Odile a de bons repères  dans le texte grec, ce qui lui permet de suivre plus facilement ce que je dis.

     

    Odile : C’est  Hamadi, excellent conteur, qui nous a proposé de faire ce spectacle. Il nous a demandé de choisir  les extraits de l’Odyssée qui nous plaisaient le mieux. Et ensuite, il  nous a accompagné dans l’écriture.

     

    Lili : Nous avons vraiment voulu que ce «  poème » soit raconté comme une histoire.

     

     

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    Elles sont superbes ces deux femmes-là, que l’on aimerait retrouver sur l’une de nos scènes dans une pièce. Qui sait,  peut-être !

     

    Elles sont très expressives dans leurs regards, très vivantes et percutantes  dans leurs façons de faire vivre l’histoire.

    Les personnages sont très bien croqués, dessinés.

     Du bel ouvrage sur un projet difficile au départ, mais réalisé magnifiquement et très intelligemment.

     

    Nous avons tous été séduits  et silencieux pendant  un peu plus d’une heure de spectacle.

     

    J’ai  écouté, regardé et suivi  le spectacle  passionnément, fasciné par ces deux conteuses.

    Et du coup,  je me suis mis à aimer l’illustre Homère !

     

    A certains moments, Lili chante en grec ancien une mélodie  qui date de l’époque d’Homère (8 siècles avant J.C) Quelle belle voix ! Quel  mielleux !

    Elle est fascinante !

     

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    Odile : Ce texte, c’est l’histoire d’une colère...

     

    Lili : L’Odyssée,  c’est l’histoire de L’HOMME !

    Et tout commence avec ce mot «  colère » ! 

     

    C’est aussi l’histoire d’une FEMME   ?

     

    Odile : Oui, bien sûr, mais ELLE attend, ELLE  attend de l’autre côté...

     

    Lili : C’est une époque où la FEMME n’était pas tellement aimée.

     

    Odile : Et quand Ulysse revient, après une dizaine d’années,  Pénélope se met à ses genoux. C’est lui le Roi.

     

    Ruses, luttes, persévérance, espoirs, désespoirs d’un homme dont le seul but était de retrouver la tiédeur de son foyer.


     

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    L’ODYSSEE

     

    On jardine et badine avec la « Maison du Conte » de Bruxelles, là où a joué longtemps le conteur Hamadi,  et aussi Odile Burley.

     

    Un autre jardin, celui du JARDIN DE MA SŒUR où se joue encore ce spectacle de belle qualité sur tous les plans, ces vendredi et samedi à 21 h.

    C’est à l’angle du Quai au Bois à Brûler et de la Rue du Grand Hospice, au centre ville.

    Infos et Réservations : 02 / 217 65 82

     

    Si vous vous y rendez ce soir ou demain, et vous aurez grandement raison de le faire, soyez gentil de remettre  mon bonjour à ces deux conteuses qui se sont installées sur mon disque dur.


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                    (crédit/photos : paul freitas)

     

     

    Question : Est-ce bien Homère qui a écrit « L’ODYSSEE » ?

    On le disait aveugle mais ce détail est vraisemblablement légendaire.

    A quelle époque a-t-il vécu ?  

     

    Hérodote : Homère n’a vécu que quatre cents ans avant moi »

     

    C’est-à-dire vers 850 avant J-C, date dont rien n’infirme l’exactitude !

     

    L’ODYSSEE

     

    HOMERE : ODILE BURLEY : LILI LAMBRELLI

    Au

    CAFE THEATRE/LE JARDIN DE MA SOEUR

    Jusqu'au 25 mai.

     

    La semaine prochaine :

     « Saint-Marteau fait la fête », un spectacle musical avec Saint-Marteau, c’est tout dire... (31/05—01/06)

     

     

     Roger Simons

     

     

     

     

     

     

     

     

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  • L'INTEGRALE DES SONATES POUR PIANO DE BEETHOVEN

     

    FLAGEY

     

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    BEETHOVEN/JEAN-BERNARD POMMIER


     

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    Si vous connaissez Vienne, si vous avez déjà séjourné dans cette magnifique ville, vous avez vu la maison où habitait Beethoven, au numéro 241 du Graben, 3ème étage... et si vous aimez  cet énorme compositeur, surnommé  dans sa jeunesse « le pianiste de l’aristocratie viennoise », vous aurez entendu dans  votre imaginaire quelques mesures de ces fameuses sonates pour piano...

     

    Beethoven a adopté la technique de Muzio Clementi  (concertiste compositeur) et a conféré à la sonate pour piano une dimension plus grande, plus intense, plus dramatique tout en respectant la forme instaurée par ses prédécesseurs, dont   Haydn et Mozart...

     

    Mozart disparu, Haydn vieillissant, Beethoven a été alors reconnu comme le nouveau grand compositeur et là commence  l’écriture de ses sonates pour piano : 32  Sonates ! Une œuvre magistrale !

    Le piano est d’ailleurs l’instrument principal de la première période de Beethoven.

     

    L’INTEGRALE DES SONATES POUR PIANO DE BEETHOVEN : UN EVENEMENT  MUSICAL !

     

    Ce sont ces 32 sonates que FLAGEY vous invite à venir écouter au studio 1 de Flagey , interprétées par le tout grand pianiste :  Jean-Bernard Pommier , né à Béziers( France ) en 1944, fils d’un organiste.

    Il entame sa formation musicale et sa carrière de pianiste à l’âge de quatre ans sous la direction de Mina Kosloff. Il devient ensuite l’élève d’Yves Nat et de Pierre Sancan au Conservatoire de Paris, d’Eugène Bigot  pour la direction d’orchestre et plus tard d’Eugène Istomin.

    Et c’est à l’âge de sept ans qu’il donne son premier concert public.

     

    Le musicien va vivre une fabuleuse carrière de pianiste,  un peu partout dans le monde, en compagnie de grands chefs d’orchestre.

     

    EN CE MOMENT  JEAN-BERNARD POMMIER

    A BRUXELLES

     

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                   (credit/photos : Jean-Claude Martinez)

     

    C’est hier soir,  à 20h15, à Flagey, que j’ai  découvert ce grand musicien – qui entre en scène  sans  vraiment regarder le public, se met au piano et brusquement, joue avec  vigueur les premières mesures de la Sonate.

     

    J’ai beaucoup aimé la Sonate n° 1 en fa mineur, op. 2/1.

    Une sonate d’un beau romantisme !

    Une virtuosité   prodigieuse  de Jean-Bernard Pommier,  ses mains largement ouvertes, libérant ses 10 doigts agités , exaltés, transportés dans un rythme  délirant.

    Une valse de notes ! 

    Quatre mouvements : allegro- adagio-  menuetto/allegretto- prestissimo

    Un arrêt des plus courts entre chaque mouvement,  dans le silence le plus total.

     

    FLAGEY, C’EST UNE BELLE HISTOIRE...

     

    Cette musique magnifique de Beethoven résonnait intensément dans cet ancien studio de radio reconnu comme l’un des meilleurs d’Europe (Il en est de même avec  les autres studios de ce bâtiment superbe de Flagey qui fut le Royaume durant de nombreuses années de l’INR et de la RTB).

     

    Jean-Bernard Pommier a joué avec maîtrise et  dynamisme la deuxième Sonate programmée :   Sonate n° 18 en mi  bémol majeur, op. 31/3

    Quatre mouvements : Scherzo-allegretto vivace

    Menuetto-moderato e grazioso- Presto con Fuoc

    Une œuvre brillante,  tourmentée  mélangée à un certain romantisme.

     

    Une musique novatrice ! Un chef d’œuvre pianistique !

     

    Un entracte d’une vingtaine de minutes.

    Curieux cet excellent musicien qu’est  Jean-Bernard Pommier. Il est enfermé, j’en suis convaincu,  dans la musique – et quelle musique -  et dans le piano, son fidèle et magnifique compagnon.

     

    Troisième Sonate n° 29 en si bémol majeur op. 106   « Hammerklavier » (clavier à marteaux),  sonorité totalement différente par  rapport aux deux sonates précédentes.

    Une vaste partition par sa longueur  et l’ampleur de son souffle.

     

    Beethoven : Voilà une Sonate qui donnera de la besogne aux pianistes lorsqu’on la jouera dans 50 ans !

     

    Voilà une question à poser  au grand pianiste de la soirée.

     

    William Kampff : C’est le seul grand monologue pour piano que Beethoven n’ait jamais écrit !

     

    Le final est immense !

     

    Busoni (pianiste italien) : La vie d’un homme est malheureusement beaucoup trop courte pour apprendre l’opus 106 !

     

    Baduda – Skoda (pianiste autrichien): «  La «Hammerklavier est pour nous pianiste de ce que la 9ème Symphonie de Beethoven est pour le chef d’orchestre. L’œuvre monumentale,  l’œuvre culminante ou mieux encore, l’œuvre qui parcourt tout autant les profondeurs que les sommets. Aussi, ne l’approchons-nous  qu’avec respect !

     

    Voilà des réflexions et compliments bien mérités !

     

    FLAGEY  vous fait vraiment une excellente proposition : suivre ou essayer de suivre,  selon votre temps, les sept concerts qui vous permettront  de découvrir  cette Œuvre Monumentale de Beethoven : Ses 32 Sonates !

     

    Un travail énorme pour le compositeur Beethoven !

    Un travail énorme pour le musicien  Pommier !


    FLAGEY


    Ce mardi  28.05 , deuxième Concert consacré à l'Intégrale , à 20h15 au Stutio 1.

    Au programme : les Sonates 2, 17, 10 et 26 .


    LA SUITE DU PROGRAMME


    les 16/06, 18/06, 22/09, 24/09, 13/10 et 15/10.

    Consultez Flagey

    Place Sinte Croix  - 1050  Ixelles( Bruxelles)

    www.flagey.be

    Infos Réservations : 02 / 641 10 20


    "Dieu sait pourquoi, ma musique de piano me fait toujours une mauvaise impfession surtout quand elle est mal excutée..."

    (Texte  rédigé par Ludwig Beethoven)


    Roger Simons

     

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