LES FEUX DE LA RAMPE

  • SI NOUS VOULONS VIVRE-SONY LABOU TANSI-,ETIENNE MINOUNGOU(THEATRE LE PUBLIC) + JULIEN CLERC

    Amis de l'émission/blog " Les Feux de la Rampe" bienvenue à Vous.

    Direction : l'Afrique !

     

    Sony Labou Tansi, visionnaire engagé, sillonne les couloirs de l’espérance et, avec sa plume,travaille sans relâche à l’exercice de la lucidité. Le poète nous exhorte : « Il faut avoir le culot d’exister. Mes Amis, nous sommes encore au Monde : c’est un miracle.

    Après « M’appelle Mohamed Ali », Etienne Minoungou revient au Public avec l’engagement qu’on lui connait : il fait sienne la parole incandescente de Sony Labou Tansi pour nous donner à vivre un spectacle total, musical, contre la défaite de l’esprit, en faveur de la vie et de l’espoir.

    « J’écris pour être vivant, pour le demeurer » (Sony Labou Tansi).

     

     Ecrivain congolais, né le 5 juillet 1947, devait mourir le 14  juin 1995.

    A sa mort, il a laissé six romans et une vingtaine de pièces de théâtre, mais son œuvre ne cesse de gagner en notoriété grâce aux sauvetages de ses manuscrits.

    C’est encore le cas aujourd’hui !

    Sony Labou Tansi est célèbre pour son style renversant, flamboyant et insolent, composé de tourbillons de mots et de tempêtes de pensées pour exprimer tout le malheur et toute la vérité sur les êtres humains.

    « Dix ans après sa mort, il n’y avait pas énormément de choses sur Sony. Et puis, peu à peu, sa notoriété s’est élargie au-delà du public habituel de la littérature africaine. Aujourd’hui, il apparaît comme un grand écrivain qui dépasse de loin les frontières du Congo et de l’Afrique, ce qui correspond à sa volonté de s’adresser au monde entier. Il disait qu’il voulait « coincer la terre entre deux mots. »

    SI NOUS VOULONS VIVRE

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     Théâtre Le Public.

    Nous descendons au sous-sol pour gagner la « cave »   appelée la petite salle où règne toujours comme une ambiance mystérieuse.

    Le plateau est grand, vide de décors .On aperçoit les murs   complètement dégarnis, abîmés. De nombreux objets répartis dans tous les coins.

    Deux hommes entrent et prennent place.

    L’un des deux commence à jouer sur son magnifique instrument africain !

    L’autre s’installe dans un coin de la pièce et commence à nous raconter....

     

     ETIENNE MINOUNGOU

    Après « M’appelle Mohamed Ali », Etienne Minoungou revient au Public avec l’engagement qu’on lui connait : il fait sienne la parole incandescente de Sony Labou Tansi pour nous donner à vivre un spectacle total, musical, contre la défaite de l’esprit, en faveur de la vie et de l’espoir.

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    Depuis que le comédien et dramaturge congolais Dieudonné Niangouna a écrit pour lui  "M'appelle Mohamed Ali », plus de doute : pour Étienne Minoungou, le théâtre est un sport de combat. Le meilleur moyen de « boxer la situation », dit-il avec malice dès que l'occasion se présente. Avec cette pièce créée au Public en 2014, puis reprise à Ouagadougou au festival des Récréâtrales qu'il a fondé en 2002, l'artiste burkinabé ouvrait un triptyque qu'il a complété depuis. Présenté à Paris au Tarmac en mars 2016,  "Cahier d'un retour au pays natal » d'Aimé Césaire en constitue le second volet. Et il le referme avec « Si nous voulons vivre, » créé à partir de « Encre, sueur, salive et sang », recueil de chroniques, d'interviews et de courts textes de Sony Labou Tansi paru au Seuil en 2015. Trois « exercices de lucidité ».

    Trois pièces-jalons pour une filiation de dramaturges majeurs. En effet, même lorsqu'il joue, Étienne Minoungou est plus qu'un comédien. Il est un passeur de théâtre. Un lien entre les différentes générations du théâtre burkinabé.

    Et le musicien , Simon Winzé, africain lui aussi, nous fait entendre de tellement belles musiques avec ses instruments typiques : arc à bouche, kora, ngoni, flûte...

     

     Les spectateurs sont silencieux et écoutent avec passion les propos d’Etienne. Il le fait avec son cœur, sa fierté d’être africain.

    Qu'il prête sa voix et sa carrure imposante à Mohamed Ali, à la poésie de Césaire ou à la pensée de Sony Labou Tansi, Étienne le fait sur le ton de la conversation.

    Le théâtre, pour lui, doit être une causerie du soir. Des palabres d'un genre certes spécial, mais accessibles à tous. « Un espace de discussion sociale »

    Etienne : Si je ne crois pas à l'existence d'un théâtre africain à proprement parler, on ne peut nier que le théâtre fait en Afrique possède certaines particularités. Une importante oralité, par exemple. Il faut en avoir conscience pour développer le répertoire burkinabé qui commence à peine à émerger. »

    Étienne Minoungou oppose une dramaturgie palabreuse contemporaine. Un théâtre où le mooré – langue des Mossi, principale ethnie du Burkina Faso – cohabite avec le français.

    Etienne : Mon ambition est de permettre à chacun de rêver sa dignité et sa liberté ».

    Il est passionnant, émouvant, accrocheur , il s’en vient s’installer aux côtés du public comme un ami parler de l ‘engagement qu’on lui connaît. Il fait sienne la parole incandescente de Sony Labo Tansi. .

    Un deuxième musicien, belge cette fois, apparaît en jouant du saxophone.

    Le spectacle prend une allure de petite fête populaire , toute simple, mais vivante , attachante.

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     Etienne ressent toujours l’envie de casser les codes du théâtre.

    Il voudrait briser les formes habituelles du théâtre toujours retenues par une tradition figée.

    Aucun effet spectaculaire ! Des paroles engageantes !

    Une seule ambition : permettre à chacun de rêver « sa dignité et sa liberté »

    GENERIQUE

    « SI NOUS VOULONS VIVRE/ SONY LABOU TANSI »

    Avec Etienne Minoungou, Pietro Vaiana(saxo) et Simon Winzé(arc à bouche, koro ,ngoni, flûte )

    Mise en scène : Patrick Janvier

    Assistanat à la mise en scène : Etienne Minoungou

    Collaboration artistique : Julie Peghini

    Scénographie : Patrick Janvier

    Création lumière : Rémy Brans

    Création musicale : Simon Winsé & Pietro Vaiana

    Régie : Louis-Philippe Duquesne

    Stagiaire : Gaël Genette

    Co-production : Théâtre Le Public/La Charge du Rhinocéros / Cie Falinga—Récréatrales

    Photos : Grégory Navarra

    SI NOUS VOULONS VIVRE

    Jusqu’au 04/02/17

    THEATRE LE PUBLIC

    Rue Braemt 64-70 - 1210 Bruxelles

    Infos Réservations : 0800 944 44


    Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe, merci de votre présence et du plaisir que vous prenez en suivant les chroniques du blog.

    Notre moment de séparation : Ce mardi 17/01, vision du «  Divan de Marc-Olivier Fogiel » sur la Trois/France à 23h15.

    L’invité : Julien Clerc.

    A tout bientôt !

    Roger Simons



     

     

     

     

     

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  • LE TRAIT D'UNION -GUILLAUME KERBUSCH-(THEATRE des MARTYRS) + Y.MONTAND & J.BREL


    Amis de l’émission/blog «  Les Feux de la Rampe », bienvenue à Vous.

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    Si vous êtes parents de jeunes enfants...

    Si vous êtes un ménage décomposé...

    Voyez cette pièce écrite, conçue et interprétée par ce jeune comédien, acteur que vous avez vu dans le grand feuilleton de la RTBF « La Trêve ».

    Son nom : Guillaume Kerbusch !

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     LE TRAIT D’UNION/ DON DE S0I

    Le Juge : Oui, bon, alors dépêchons s’il vous plaît.

    Ces histoires de divorces répugnants sont assez sordides.

    Bon, alors voyons : les dits mariés déclarent être incapables de trouver un compromis sur la scission du produit   « Simon », enfant masculin de 15 ans, 1m 45, 80 kilos.

    Bon, on le coupe en deux ? Non, je plaisante !

    Bon, lequel des deux propriétaires est le plus attaché au produit ? La parole est au gros !

    Papa : J’aime mon fils, je lui ai offert un iPhone.

    Maman ; J’aime mon fils, je ne voulais pas qu’il ai cet iPhone.

    Le Juge : Bon alors je prends acte que suite à leur désaccord sur le partage du produit dit Simon, étant donné que la garantie locative est imputable à...

    Moi : Excusez-moi ?

    Le Juge : Oui, quoi ?

    Moi ; J’ai l’impression qu’on pourrait me demander mon avis, non ?

    Le Juge : Bon et quel est votre avis ?

    Moi : Ben...

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     LA VERITE /GUILLAUME KERBUSCH

    J’envisage toujours la création d’un spectacle théâtral comme l’occasion de donner une petite part de soi aux autres ... Quelque chose qui nous appartient et qui puisse servir aux spectateurs. Comme j’avais envie de faire un spectacle pour les adolescents, j’ai décidé d’utiliser un des sujets qui me touchaient le plus et avec lequel, forcément, je pouvais être le plus sincère avec eux.

    Il y a quatorze ans, mes parents ont décidé de divorcer, j’avais treize ans. Je ne pense pas qu’il existe de recette miracle pour éviter à ses enfants de souffrir de son divorce. Cependant, je pense que mes parents n’ont même pas essayé de la trouver. Je me suis retrouvé coincé dans une guerre qui n’était pas la mienne, pris au dépourvu entre deux adultes qui se sont déchirés ... Sans jamais oser en parler. Bien sûr, il m’arrivait de parler des faits, mais jamais de ce que cela me faisait, en quoi cela m’affectait.

    Ce n’est pas un sentiment de colère qui m’anime, je crois que je n’en veux même plus à mes parents. Mais face à toute cette période de ma vie, qui aurait pu être beaucoup plus facile si tout le monde avait consenti à faire des efforts à commencer par moi, j’éprouve un profond sentiment de regret.

    Cette histoire continue d’influencer l’estime que j’ai de moi-même dans mon rapport aux autres... Aujourd’hui j’ai 27 ans, je ne peux plus rien y changer, mais je ressens le besoin de m’exprimer sur ce sujet. D’en parler à un donner l’occasion, à eux, de briser ce silence qui m’a fait tant de mal. Comme j’aimerais qu’on l’ait fait pour moi.

    (Texte de Guillaume Kerbusch)

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     Cette histoire authentique est donc devenue pièce de théâtre, écrite avec beaucoup d’humour.

    Cela paraît quelque peu violent, comme un jeu brutal, dialogué entre le jeune garçon et ses parents.

    Dialogues très particuliers : le fils est en scène, se déplace durant 60 minutes, les parents présents sur video, une idée originale et intelligente. Le dialogue est bien présent.

    RESUME DE LA PIECE

    « Simon la tombe» : c'est ainsi que ses compagnons de classe l'appellent. Simon, il est vrai, est peu communicatif, mais peut-être a-t-il des raisons de ne pas l'être. Pris entre un père et une mère qui se disputent, divorcent et refont leur vie, lui essaie de vivre la sienne de vie. Simon se sent seul. Pour combler ce vide, il mange, de tout, tout le temps et en grande quantité. Après chaque coup dur encaissé, il enfle. Simon est obèse. La violence naît en lui petit à petit. À 15 ans, son embonpoint est tel qu'il provoque les cruels quolibets des garçons de son âge et ne parlons pas des filles. Sauf de celle qui a le visage plein d'acné, Pauline, son premier amour. Elle n'est « pas spécialement jolie, pas spécialement populaire et pas spécialement sexy mais comme Simon non plus n'est pas spécialement spécial, il ne va pas faire la fine bouche ». Pauline, elle, elle sait tout. Elle parle des étoiles. Et Simon commence à comprendre... Il n'est pas qu'un corps. Il a aussi une tête et elle turbine..

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     LE TRAIT D’UNION

    Amis des « Feux de la Rampe », même si vous n’êtes pas, si vous n’avez pas été dans la situation de Guillaume, voyez tout de même ce spectacle, il mérite notre attention.

    C’est du théâtre, oui mais du théâtre qui touche l’humanité !

    Avec un bravo à Guillaume Kerbusch., ainsi qu’à toute l’équipe.

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    ENTRETIEN

    E.B : Qu'est-ce qui t'a motivé à mettre ta propre expérience par écrit et à la mettre en scène ?

    G.K : J'avais très envie d'écrire un spectacle jeune public. Je voulais que ce spectacle touche les jeunes et qu'il soit le plus sincère possible. Ma propre expérience face au divorce de mes parents m'est apparue alors comme évidente. Il était urgent pour moi de parler de ce sujet-là. Tout était encore vif en moi, telle une blessure non encore cicatrice.

    E.G : Est-ce un spectacle créé dans l'optique de tourner dans les écoles ?

    G.K : Oui, tout à fait. En créant ce spectacle, j'ai essayé d'éviter les obstacles qui empêchent une tournée dans les écoles. Je trouve en effet dommage que de très bons spectacles ne puissent tourner en milieu scolaire car ils sont trop lourds, trop chers ou demandent une trop grande distribution. Je voulais qu'il n'y ait que deux acteurs, que la représentation et la discussion après spectacle ne dépassent pas le temps d'une heure de cours, qu'on puisse jouer la pièce plusieurs fois sur la même journée, que la technique ne soit pas trop imposante, qu'on n'ait pas besoin de lumières ni trop de musique et qu'enfin, grâce à un décor facilement transportable, on puisse jouer n'importe où, que ce soit dans une classe, un réfectoire, voire même pourquoi pas, dans une cour de récréation.

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    E.G : Pourquoi ne pas réserver ce spectacle qu'au milieu scolaire?

    G.K : Le spectacle parle des rapports entre parents et enfants en situation de divorce. C'est intéressant aussi que les adolescents viennent voir le spectacle avec leurs parents ou que des parents amènent leurs enfants. C'est beau de voir des regards s'échanger pendant la représentation entre les enfants et leurs parents. Je veux avant tout que le spectacle provoque le débat. Le gros problème de ma propre expérience est justement que je n'en ai pas parlé. Je veux donner l’occasion aux autres d’en parler.

    E.G : Tu utilises de la vidéo. Le rythme de la pièce est effréné. Y a-t-il une volonté de se rapprocher des web-séries actuelles ?

    G.K :Oui, on voulait que l'adolescent s'identifie directement et surtout capter son attention. Les écrans captent beaucoup plus l'attention - ce n'est pas pour rien que beaucoup de gens passent du temps sur leur Smartphone.

    E.B : Quelle est donc ta propre définition du « trait d'union » ?

    G.K :Le trait d'union lie les mots, mais les sépare aussi. Il se situe entre les deux parents. Une fois que les deux parents se séparent, le trait d'union ne lie plus rien et ne sert plus à rien.

    (Extraits de l’entretien réalisé par Emilie Gabele avec Guillaume Kerbusch- année 2015)

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    INVITATION

    Depuis sa présentation aux Rencontres Jeune Public de Huy (2014), le spectacle a énormément tourné en Belgique et ailleurs : 80 représentations et +/- 11.000 jeunes touchés (saison 2014-2015), plus de 200 représentations et +/ -28.000 jeunes touchés (saison 2015-2016). Le jour de la première le 12.01.2017 au Théâtre des Martyrs, Le trait d’union célèbrera sa 250e représentation.

    Après avoir été joué en majorité dans les écoles et sur une courte série au Théâtre Varia, le spectacle cherche à s’ouvrir à un public plus large, qui peut aussi se reconnaître dans cette souffrance de la séparation et le mal-être adolescent.

    LE TRAIT D’UNION

    Un spectacle pas comme les autres !

    A voir en urgence !

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     GENERIQUE

    Ecriture, conception, interprétations : Guillaume Kerbusch ( le jeune garçon) & Denys Desmecht ( le drôle de régisseur)

    Mise en scène : Valentin Demarcin

    Régie : Tom Bourdon

    Production : Trou de Ver

    Ce texte a été publié aux Editions Lansman ( 2015)

    LE TRAIT D’UNION

    Jusqu’au 11/02/17

    THEATRE des MARTYRS

    Place des Martyrs, 22 - 1000 Bruxelles

    Infos Réservations : 02 / 223 32 08

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    Amis de l’émission/blog « les Feux de la Rampe « , un grand merci de suivre avec intérêt et appréciation mes chroniques quotidiennes touchant le Théâtre .

    Notre moment de séparation : Deux grandes stars à revoir ce soir .

    A 22h50 sur Arte : YVES MONTAND, L’ombre au tableau, un documentaire de Karl Zéro

    A 23h25 sur France 2 : JACQUES BREL, une vie à mille temps, un magazine de société présenté par Laurent Delahousse.

    Une soirée émouvante !

    A tout bientôt !

    Roger Simons

     

     

     

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